Boutières

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Boutières
Image illustrative de l’article Boutières
L'Eyrieux et les Boutières à Chalencon.

Pays France
Subdivision administrative Auvergne-Rhône-Alpes
Villes principales Le Cheylard
Coordonnées 44° 54′ 19″ nord, 4° 25′ 20″ est
Géologie Roches granitiques
Communes 36
Régions naturelles
voisines
Cévennes ardéchoises
Massif du Mézenc
Haut-Vivarais
Plateau de Vernoux
Vallée du Rhône
Régions et espaces connexes Monts du Vivarais
Moyen-Vivarais

Image illustrative de l’article Boutières
Localisation des Boutières
sur la carte du Massif central

Les Boutières, Botèiras en occitan, sont une région montagneuse de France située à l'est du Massif central, dans le département de l'Ardèche.

Partie des monts du Vivarais, c'est un pays âpre, aux paysages pittoresques composés de « serres », c'est-à-dire de petites cordillères, et de vallées profondes qui ont servi de refuge aux Huguenots.

En ancien occitan, une botèira (boutière) est une passe, littéralement ce qui se trouve au bout du chemin, ce à quoi il aboutit. Le sens était le même en ancien français[1].

Géographie

Délimitations naturelles

À l'est du massif du Mézenc, du cirque et du col « de » Boutières, les Boutières forment la partie méridionale du Haut-Vivarais mais n'ont pas de frontières bien définies. Les trois délimitations géographiques les plus fréquentes sont les suivantes.

Dans le Canton du Cheylard Dans le Canton de Saint-Martin-de-Valamas Dans le Canton de Saint-Pierreville Dans le Canton de La Voulte-sur-Rhône Dans le Canton de Vernoux-en-Vivarais Dans le Canton de Privas

Géologie

Le relief est typique du Vivarais. Les vallées ont été creusées par les glaciers, qui, en emportant le calcaire, ont dégagé les sommets volcaniques.

Climat

Le climat de la région présente des contrastes marqués. Dans la frange ouest des Boutières, se profile un climat montagnard, tandis que dans la basse vallée de l'Eyrieux, les traits d'un climat méditerranéen deviennent déjà perceptibles[4].

Histoire

Période antique

Si l'on en croit les limites ecclésiastiques, l'évêché médiéval de Valence débordait en Ardèche, incluant des territoires situés approximativement entre Eyrieux et Doux. Il est probable que la cité antique de Valence, et précédemment la tribu gauloise des Segovellaunes, ait possédé ce territoire. Toutefois, aucune découverte archéologique majeure n'y a jamais été faite.

La partie des Boutières située au sud de l'Eyrieux (plus quelques paroisses au nord du cours d'eau) faisant traditionnellement partie du diocèse de Viviers, il est probable que cette zone ait fait partie du territoire des Helviens au même titre que le Bas-Vivarais.

On trouve encore dans la région des restes de forteresses celtiques de l'âge du fer, comme l'Oppidum de la Fare à Saint-Andéol-de-Fourchades.

Le protestantisme

Le protestantisme y est encore important. Il a fortement marqué l'histoire du pays. Au XVIe siècle, la contrée des Boutières est entièrement huguenote[5]. Les synodes se tiennent au lieu dit Rochemaure, au-dessus du Mézayon, au moins depuis 1562.

Les guerres de Religion ravagent le pays. Le château de Rochebonne est détruit. La Contre-Réforme puis la révocation de l'édit de Nantes permettent au catholicisme de « reconquérir » de nombreux territoires. En 1629, les Réformés chassés de Privas se réfugient dans les montagnes alentour, notamment à Gluiras. C'est au « désert » de Pranles, dans les Boutières, que le , lors de la bataille de Franchassis, le mouvement des Camisards est une première fois écrasé par les Suisses de Louis XIV. À l'ouest du même bourg, entre le sommet de la Chirouze et le ru d'Eyrebonne au milieu d'orgues basaltiques, une « grotte des Camisards », aujourd'hui en partie comblée par les éboulis, conserve le souvenir de l'ultime soulèvement de 1709. Ce qui le peuvent émigrent, souvent vers la république de Genève. Les dragonnades continuent tout au long du XVIIIe siècle. Au début du mois dé , treize ans après le supplice de Pierre Durand, est arrêté à Saint-Agrève pour être lui aussi pendu[6] un pasteur de vingt neuf ans, Mathieu Majal[7]. Un rassemblement de protestation le 12 du même mois se termine à Vernoux par le massacre des manifestants[8].

Saint-Julien-Boutières, près de la frontière septentrionale des Boutières, est à une quinzaine de kilomètres au sud du refuge du pasteur Trocmé, qui a fonctionné durant l'Occupation.

Culture

Économie

Annexes

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