Le Cheylard
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| Le Cheylard | |||||
La ville depuis la route de Saint-Christol (D 264). | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Ardèche | ||||
| Arrondissement | Tournon-sur-Rhône | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Val'Eyrieux (siège) |
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| Maire Mandat |
Jacques Chabal 2020-2026 |
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| Code postal | 07160 | ||||
| Code commune | 07064 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cheylarois | ||||
| Population municipale |
2 803 hab. (2023 |
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| Densité | 208 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
3 164 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 54′ 22″ nord, 4° 25′ 23″ est | ||||
| Altitude | Min. 404 m Max. 927 m |
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| Superficie | 13,45 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Le Cheylard (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Le Cheylard (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Haut-Eyrieux (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ardèche
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | ville-lecheylard.fr | ||||
| modifier |
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Le Cheylard est une commune française du département de l'Ardèche, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Cheylarois. La ville est située dans la région montagneuse des Boutières.
Localisation
Située sur le rebord oriental du Massif Central, Le Cheylard appartient aux Boutières, un pays de mi-montagne dans le territoire ardéchois. La commune s'étend au confluent de deux rivières : la Dorne et l'Eyrieux, lequel descend vers la vallée du Rhône.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Accons, Jaunac, Saint-Christol, Saint-Cierge-sous-le-Cheylard, Saint-Jean-Roure et Saint-Michel-d'Aurance.
| Jaunac | Saint-Jean-Roure | Saint-Cierge-sous-le-Cheylard | ||
| N | Saint-Michel-d'Aurance | |||
| O Le Cheylard E | ||||
| S | ||||
| Accons | Saint-Christol |
Lieux-dits, hameaux et écarts
- La Selve
- Chantelauve
- Jabrezac
Géologie et relief
Le relief de basse montagne est plus accentué que dans le reste du territoire des anciens Etats du Vivarais. Les vallées ont été creusées par les glaciers, qui, en emportant le calcaire, ont dégagé les sommets volcaniques.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 363 mm, avec 8,3 jours de précipitations en janvier et 5,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 178,7 mm[7],[8]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 1].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
20,1 10.01.15 |
23 23.02.20 |
25,5 21.03.1990 |
29 30.04.1966 |
34 27.05.1954 |
38,5 27.06.19 |
40 03.07.1952 |
39,2 21.08.23 |
35 09.09.1966 |
28,9 09.10.23 |
23,6 06.11.15 |
19 03.12.1963 |
40 1952 |
| Température maximale moyenne (°C) | 8,1 | 9,7 | 13,9 | 17 | 21 | 25,4 | 28,3 | 28 | 23 | 17,7 | 11,9 | 8,5 | 17,7 |
| Température moyenne (°C) | 4,1 | 5 | 8,3 | 11,2 | 14,9 | 18,8 | 21,2 | 20,9 | 16,8 | 12,8 | 7,8 | 4,7 | 12,2 |
| Température minimale moyenne (°C) | 0,2 | 0,3 | 2,7 | 5,4 | 8,8 | 12,2 | 14,1 | 13,7 | 10,6 | 7,9 | 3,7 | 0,9 | 6,7 |
| Record de froid (°C) date du record |
−16 16.01.1985 |
−19 10.02.1956 |
−13,1 01.03.05 |
−5,6 08.04.21 |
−5 04.05.1967 |
2 06.06.1953 |
6 01.07.1981 |
4 30.08.1986 |
1 28.09.1974 |
−4,7 26.10.03 |
−8,7 23.11.1998 |
−16 26.12.1962 |
−19 1956 |
| Précipitations (mm) | 84,8 | 55,2 | 61,9 | 89 | 97,1 | 72,8 | 68,2 | 73,8 | 126,6 | 176,4 | 180,4 | 92,5 | 1 178,7 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
96,5 06.01.1994 |
102 23.02.1939 |
99 10.03.1904 |
144,4 03.04.1987 |
163,9 10.05.21 |
127 23.06.1957 |
90,6 28.07.13 |
265 03.08.1963 |
271,6 20.09.1973 |
250,5 07.10.1970 |
220,4 03.11.14 |
186 01.12.03 |
271,6 1973 |
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[9], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
Le territoire communal est traversé par l'Eyrieux, rivière de 83,5 km de longueur[10] qui rejoint la rive droite du Rhône au niveau de la commune de La Voulte-sur-Rhône.
Voies de communication et transports
Voies routières
Pistes cyclables
Il reste les tracés et les ouvrages en pierre des 3 anciennes voies ferrées : 2 qui se rejoignaient à l'entrée Est du Cheylard, celle de la liaison avec Tournon-sur-Rhône et celle de la liaison avec La Voulte-sur-Rhône ; la 3ème qui reliait Le Cheylard à Saint-Agrève. Ces voies sont devenues un chemin cyclable rénové en voie verte alternant avec des sections de routes en voie partagée très roulant dans l'aval de l'Eyrieux, se dégradant vers l'amont (nids de poules et bacs à graviers)[11].
Points d'eau potable et quelques haltes de camping équipés autorisés en libre accès.
Transports en commun
La société de transports Le Sept assure une navette du Cheylard à Valence et le retour en passant par la vallée de l'Eyrieux en s’arrêtant à toutes les villes et village de sa route.
Urbanisme
Typologie
Au , Le Cheylard est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Le Cheylard[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[13],[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Cheylard, dont elle est la commune-centre[Note 4],[14]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (75,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,2 %), zones urbanisées (17,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %), prairies (1 %), eaux continentales[Note 5] (0,1 %)[17].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
- Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
- Le Cheylard depuis Saint-Cierge-sous-le-Cheylard.
Morphologie urbaine
Logement
Projets d'aménagements
Risques naturels
Risques sismiques
L'ensemble du territoire de la commune du Cheylard est situé en zone de sismicité no 2 (sur une échelle de 5), comme la plupart des communes situées sur le plateau et la montagne ardéchoise[18].
| Type de zone | Niveau | Définitions (bâtiment à risque normal) |
|---|---|---|
| Zone 2 | Sismicité faible | accélération = 1,1 m/s2 |
Autres risques
Toponymie
En 1239, on trouve la mention Le Chailar, puis en 1483 la forme latine Chaylarium. Selon Ernest Nègre, il s'agit du bas latin castellare « château, résidence seigneuriale fortifiée », dérivé du latin castellum[20].
Histoire

L'histoire locale au Cheylard est très marquée par l'industrialisation et le développement d'une activité essentielle au XIXe siècle : la tannerie. Aujourd'hui encore, Le Cheylard exporte dans le monde entier ses productions, dans les domaines du textile, des bijoux et de la mécanique de pointe.
Le château de La Chèze appartient actuellement à la commune du Cheylard. Il a été construit au XIIIe siècle par les seigneurs de la Chèze, apparentés à la famille de Tournon. Il est en restauration depuis 1989, il fait l'objet de chantiers internationaux de jeunes bénévoles[21].
L'autre seigneurie notable était la baronnie de Brion, à Jaunac, qui échut aux Lévis-Ventadour (cf. François-Christophe, comte de Brion).
Le comte Aymar IV de Poitiers-Valentinois rend hommage au roi Philippe III le Hardi, le , pour ses possessions en Vivarais, dont le château de Cheylard. En 1326, il reconnaît le tenir en fief du roi Charles IV[22].
La vieille ville du Cheylard est un élément important du patrimoine bâti à caractère historique (visites guidées) : on trouve des maisons avec leurs linteaux sculptés et leurs fenêtres à meneaux, de nombreuses placettes, escaliers, passages ouverts et les remparts du vieux château dont il subsiste deux tours remaniées.
Les temples de l'église réformée du Cheylard et de Saint-Christol (à 12 kilomètres) rappellent la place considérable du protestantisme, qui était encore majoritaire au Cheylard au XVIIe siècle[23]. À Saint-Christol, le temple est une ancienne église catholique dédiée à saint Christophe (il a donc gardé une architecture romane) qui fut annexé par la Réforme dès le XVIe siècle. Après une période de répression visant les protestants et commémorée par la pierre du serre de la Palle, le temple est officialisé par Napoléon, en 1807.
L'hôpital est créé sur l'initiative de M. Just Saléon-Terras, alors maire du Cheylard, dans l'acquisition le d'un établissement privé appartenant à la paroisse et géré par la communauté de Sainte Philomène de Crémieu[24].

Le chemin de fer arrive au Cheylard en 1891, avec l'ouverture de la ligne de La Voulte par la vallée de l'Eyrieux. En 1902, la ligne de Saint-Agrève à Dunières est connectée par les Boutières. En 1903, la ligne de Lamastre à Tournon est raccordée par les Nonières. La gare du Cheylard devenait le centre du réseau du Vivarais de la compagnie de chemins de fer départementaux (CFD). Le , ce réseau est fermé et le chemin de fer disparaît.
Politique et administration
Population et société
Démographie
La démographie est donnée dans ce tableau en population municipale[28] et non en population totale[29] qui est la somme de la population municipale et de la population comptée à part[30].
Cette comptabilisation fait partie des nouvelles règles de recensement mise en place depuis le décret no 2003-485 publié au Journal officiel du .
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32].
En 2023, la commune comptait 2 803 habitants[Note 7], en évolution de −5,05 % par rapport à 2017 (Ardèche : +2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Rattachée à l'académie de Grenoble, la ville est dotée depuis 1998 d'une cité scolaire, réunissant collège des deux vallées et lycée polyvalent. Le lycée propose des formations générales, ainsi qu'une préparation au baccalauréat STI2D (Sciences et Technologie de l'Industrie et du Développement Durable)[35].
Le Cheylard dispose également d'une école primaire publique, ainsi que de deux établissements privés : le collège Saint Louis et l'école Saint François-Régis.
Manifestations culturelles et festivités
- Toute l'année, diverses animations coordonnées par l'Arche des métiers[36].
- Chaque année à la mi-juin, Le Cheylard figure sur le parcours de la course cycliste L'Ardéchoise, après la descente des Nonières et avant d'aborder le col de Mézilhac. Le Tour de France 2010 a emprunté ce tronçon autour du Cheylard lors de sa 12e étape entre Bourg-de-Péage et Mende.
- Le festival des Articulés, créé en 1991, devenu en 2018 l'EstiVal : festival pluridisciplinaire mêlant théâtre de rue, danse, marionnette, musique…[37]
Santé
Sports
Médias
Deux organes de presse écrite de niveau régional sont distribués dans la commune :
- Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas depuis 1999. Il couvre l'actualité pour tout le département de l'Ardèche.
- Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition du Nord-Ardèche (Annonay - Le Cheylard).
Cultes
La communauté catholique et l'église du Cheylard (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Notre-Dame des Boutières, elle-même rattachée au diocèse de Viviers[38].
Le culte protestant est célébré au temple du Cheylard.
Économie
Grandes entreprises
La commune abrite le siège social de quatre grandes entreprises[39] réalisant plus de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires.
La banque Delubac & Cie y a son siège.
Revenus de la population et fiscalité
Le niveau de vie médian de la commune se chiffre à 18 246 € annuels, un résultat moins haut (-8,43 %) que le revenu médian de la France (19 785 €)[Quand ?].
La commune affiche un taux de pauvreté de 8,6 %, nettement moins important que celui de la France (13,9 %).
44,5 % de foyers fiscaux sont non imposables.


