Bozouls

From Wikipedia, the free encyclopedia

Bozouls
Bozouls
Bozouls et son canyon.
Blason de Bozouls
Blason
Image illustrative de l’article Bozouls
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Intercommunalité Communauté de communes Comtal Lot et Truyère
Maire
Mandat
Jean-Luc Calmelly
2020-2026
Code postal 12340
Code commune 12033
Démographie
Gentilé Bozoulais, Bozoulaises
Population
municipale
3 001 hab. (2023 en évolution de +4,53 % par rapport à 2017)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 11″ nord, 2° 43′ 13″ est
Altitude Min. 355 m
Max. 711 m
Superficie 69,69 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rodez
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Causse-Comtal
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Bozouls
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Bozouls
Géolocalisation sur la carte : Aveyron
Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
Bozouls
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Bozouls
Liens
Site web Site officiel

Bozouls (prononcé [bozul] ; Bòsols en occitan) est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Bozoulais(es)[1].

Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Sainte-Fauste, classée en 1920, l'église Sainte-Fauste d'Aboul située dans le hameau du même nom, inscrite en 1987, le dolmen de la Fontaine-aux-Chiens, inscrit en 1994, et la grange monastique de Séveyrac, inscrite en 2003.

Localisation et communes limitrophes

La commune de Bozouls se trouve au centre-nord du département de l'Aveyron dans la petite région agricole des Grands Causses[2].

La commune de Bozouls, appelée parfois « la porte du Haut Rouergue », est vaste. Sa superficie avoisine les 7 000 hectares. Elle appartient, dans son ensemble, au causse situé au nord de Rodez. Le bourg a la particularité de s’être construit autour d'un canyon naturel, creusé par la rivière du Dourdou et qui fait penser à un site naturel fortifié. L'habitat s'est développé au bord des parois vertigineuses et occupe également le long promontoire où se dresse l'église romane de Sainte-Fauste. Ce site classé Espace naturel sensible[3] peut en effet, grâce à son abîme impressionnant, le Trou de Bozouls, revendiquer l’une des toutes premières places parmi les curiosités naturelles de la région[4].

Elle se situe à 23 km par la route[Note 1] de Rodez[5], préfecture du département, et à 17 km de Sébazac-Concourès[6], bureau centralisateur du canton de Causse-Comtal dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Bozouls[I 1].

Les communes les plus proches sont[7] : Bessuéjouls (6,2 km), Gabriac (6,2 km), Espalion (6,7 km), Rodelle (7,8 km), Sébrazac (7,9 km), Montrozier (8,7 km), Saint-Côme-d'Olt (9,0 km), Coubisou (9,2 km), Bertholène (9,6 km).

Paysage et relief

Le village a été construit autour du méandre d'une petite rivière, le Dourdou. Cette rivière a creusé, dans la roche calcaire, une gorge en forme de fer à cheval de 400 m de diamètre et de 100 m de profondeur, en haut duquel une partie du village se trouve. Ce site est appelé le Trou de Bozouls.

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Bozouls.

La commune est drainée par le Dourdou de Conques, le ruisseau d'Astruges, le ruisseau de Gibrou, le ruisseau de Brieulac, le ruisseau de Farayroles, le ruisseau de Fignac, le ruisseau de Rieutord et par divers petits cours d'eau[8].

Le Dourdou de Conques, d'une longueur totale de 83,7 km, prend sa source dans la commune de Lassouts et se jette dans le Lot à Conques-en-Rouergue, après avoir arrosé 12 communes[9].

Gestion des cours d'eau

La gestion des cours d’eau situés dans le bassin de l’Aveyron est assurée par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) Aveyron amont, créé le , en remplacement du syndicat mixte du bassin versant Aveyron amont[10],[11],[12].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[15] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[16]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 115 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Côme-d'Olt à km à vol d'oiseau[19], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 951,5 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[22], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Sites Natura 2000

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[24]. Les « Vieux arbres de la haute vallée de l'Aveyron et des abords du Causse Comtal », d'une superficie de 1 630 ha, est un secteur à très large dominance bocagère comprenant un réseau dense de haies et de bosquets riches en vieux arbres, riche par la présence de nombreux coléoptères dont Osmoderma eremita, de loin la plus grosse population connue en Midi-Pyrénées[25].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Bozouls comprend quatre ZNIEFF de type 1[Note 3],[26] :

  • l'« Agrosystème de Grioudas » (335,4 ha)[27] ;
  • les « Bois et pelouses d'Envaux » (60,2 ha)[28] ;
  • le « Causse Comtal, bois de Vaysettes et de la Cayrousse » (1 796 ha)[29] ;
  • la « Vallée du Dourdou à Bozouls » (163,6 ha)[30] ;

et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[26] :

  • le « Causse comtal » (13 496 ha), qui s'étend sur 9 communes[31] ;
  • la « Vallée du Dourdou » (5 964 ha), qui s'étend sur 16 communes de l'Aveyron[32].

Urbanisme

Typologie

Au , Bozouls est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[33]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rodez, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 68 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[34],[35].

Occupation des sols

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Bozouls.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,2 %), zones agricoles hétérogènes (38,4 %), forêts (9,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,4 %), zones urbanisées (2,6 %), terres arables (1,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %)[36].

Planification

La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[37]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[38].

Hameaux

Commune de Bozouls

Le territoire communal compte de nombreux villages :

  • Aboul, ancien prieuré de Saint-Jean Baptiste dépendant de l'abbaye de Vabres, rattaché au XIIe à la commanderie des Hospitaliers des Canabières. Église romane (XIIe) avec clocher (remonté vers 1878) à la croisée du transept. Curieuses colonnes géminées dans le chœur. Portail avec chapiteaux à entrelacs et main bénissante au-dessus. Ancienne dévotion à saint Jean-Baptiste. À proximité, ancien château des commandeurs : édifice de la Renaissance avec tourelle en poivrière. Seigneurie de Louis de Rieu (1604), puis des Campselves. Passage de la draille de Rodez.
  • Alac, massif de basalte. Petite exploitation de phosphorite, qui n'eut pas de suites (XIXe). Dolmens ;
  • Aubignac, domaine de la commanderie du Temple d'Espalion. Les Bessière-Bastide en furent les fermiers au début du XVIIIe siècle C'était sous la Révolution la plus grande ferme du district de Rodez. Elle devint la propriété des Passelac (général d'Empire, sous-préfet d'Espalion), qui y construisirent un château. Dolmens dans les environs.
  • Barriac, prieuré de Saint-Pierre-ès-liens, donné en 1318 à l'archidiacre de Conques. Église reconstruite en 1877 par Vanginot. Grotte dans les environs.
  • Le Bruel, grande ferme du XVIIIe siècle avec tour de la Renaissance. Seigneurie des Méjanès au XVIIIe.
  • Les Brunes, petit château de J.G. Bonenfan (1789) agrandi au XIXe.
  • Brussac, prieuré de Saint-Vincent, à la nomination de l’évêque (XIIe). Seigneurie de la famille Brussac (XIIe-XVe), puis de la famille de Glandière, acheté en 1960 par Raymond Jouery, marchand. Grosse tour.
  • Le Colombier, domaine des Ursulines d'Espalion à la fin du XVIIIe. Puis demeure de la famille Boisse, en partie construite par Adolphe Boisse, géologue et député, auteur de l'Esquisse géologique du département de l'Aveyron, et par son fils, le contre-amiral Emile Boisse de Black (1848-1926).
  • Curlande anciennement Turlande, seigneurie de la famille Goudal de la Pradelle (1649-XVIIIe siècle).
  • Gavernac, village natal des frères Denys Puech (1854-1942), directeur de la Villa Médicis de 1921 à 1933, et Louis Puech. Passage de la draille d'Espalion à Rodez.
  • Gillorgues, prieuré de Saint-Amans, à la nomination de l’évêque. La paroisse s'étendait sur l'actuelle commune de Montrozier. Seigneurie du comte de Rodez ;
  • Mas-Majou ; résidence d'une branche de la famille de Roquefeuil (XVIIIe) ;
  • Les Molinières ; beaux bâtiments et tours construits en 1632. Demeure des familles d'Alboy, puis Jouery et des Fleyres (XVIIe-XVIIIe). Chapelle domestique fondée en 1624. Le lieu relevait de la paroisse de Sainte-Eulalie ;
  • Peyrolles, tour de quatre étages. Résidence de la famille de Peyrolles (XIIIe-XIVe), puis de la famille de Fleyres (XVIIe-XVIIIe), puis de la famille de Thezan. Lieu de naissance du général Passelac. Chapelle domestique fondée en 1654.
  • Puech del Jou, massif volcanique avec vestiges gallo-romains. Jou pourrait rappeler le nom de Jupiter (Podium Jovis) ;
  • Séveyrac, grange forte de l'abbaye de Bonneval (XVe siècle) au bord de la grande draille des transhumants. Elle fut donnée à l'abbaye par les comtes de Rodez. Les Frayssinous en furent fermiers à la fin du XVIIIe siècle La grange et le domaine furent vendus comme Bien National en 1792. J.-B. Frayssinous les racheta. Chapelle domestique ;
  • La Viguerie ; découverte en de la statue d'un personnage gaulois au torque.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Bozouls est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible).
Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon[39],[40].

Risques naturels

Zones inondables de la commune de Bozouls.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Dourdou de Conques. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[41]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du bassin du « Dourdou de Conques Amont»[42], approuvé le [43].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible[44].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[39]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[45]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[46]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[47].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[48].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune de Bozouls est classée à risque moyen à élevé[49].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Divinité au torque et au poignard, dite « dieu de Bozouls »

L'occupation préhistorique fut dense : le Causse Comtal parait être une des régions de France où la densité des dolmens est la plus forte[réf. souhaitée]. Leur présence autour de la draille confirme l'ancienneté de cette voie. L'occupation romaine fut également très forte : seize noms en "ac" au moins dans la commune de Bozouls, les vestiges affleurent dans toute la région.

La forme ancienne du nom est Baodone puis Boazon, prononcée Bouozou[réf. nécessaire]. Bozouls est un ancien oppidum placé sur un promontoire aux falaises verticales, dans une boucle du Dourdou : les restes d'un ancien mur, fait de blocs cyclopéens montrent bien que le promontoire sur lequel s'élève l'église Sainte-Fauste était barré. Au-dessous se trouve le fameux abîme, dit le Trou de Bozouls. Une statue de personnage gaulois trouvée près de la Viguerie, en 1958, suffirait à prouver, s'il était nécessaire, que l'installation de l'homme en ces lieux est ancienne.

Politique et administration

Découpage territorial

La commune de Bozouls est membre de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Espalion. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[50].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Rodez, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 1]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Causse-Comtal pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la première circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[51].

Élections municipales et communautaires

Élections de 2020

Tête de listeSuffragesPourcentageCMCC
Jean-Luc Calmelly1 00579,19 %216
Jean-Paul Cabanettes26420,8 %20

Le conseil municipal de Bozouls, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[52], pour un mandat de six ans renouvelable[53]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 23[54]. Les vingt-trois conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 55,34 %, se répartissant en vingt et un issus de la liste conduite par Jean-Luc Calmelly et deux issus de celle de Jean-Paul Cabanettes[55]. Jean-Luc Calmelly, maire sortant, est réélu pour un nouveau mandat le [56].

Les six sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes Comtal Lot et Truyère sont alloués à la liste de Jean-Luc Calmelly[55].

Liste des maires

Liste des maires successifs[57],[58]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Antoine Passelac    
1791 1792 Joseph Ferrand    
1792 1796 François Albenque    
1796 1800 Antoine Burguière   Meunier
1800 1808 Antoine Monteil    
1808 1812 Gabriel Passelac   Fermier
1812 1816 Sylvestre Catusse    
1816 1826
(décès)
Gabriel Passelac   Fermier
1826 1838 Joseph Antoine Passelac   Avocat, neveu du précédent
1838 1847
(démission)
Joseph Ferrand   Médecin
1847 1848 Aymard Frayssinous   Ancien adjoint au maire
Révoqué par le commissaire du gouvernement
1848 1858 Adolphe Rames    
1858 1865 Jean-Antoine Besombes    
1865 1877 Antoine Bousquet    
1877 1878 Calixte Bonenfan   Notaire
1878 1882 Joseph Tarayre    
1882 1888 Calixte Bonenfan   Notaire, suppléant du juge de paix
Conseiller d'arrondissement (1884 → 1886)
1888 1892 Adrien Dauban    
1892 1906 Pierre Vieillescazes    
1906 1935 Paul Causse    
1935 1945 Eugène Vieillescazes    
1945 1964 Arsène Ratier    
1964 juin 1995 André Baudon UDF-PR Entrepreneur de travaux agricoles
Conseiller général de Bozouls (1979 → 1998)
juin 1995 mars 2008 Gérard Descrozaille DVD Notaire
Vice-président de la CC de Bozouls Comtal
Président de l'Association des maires de l'Aveyron
mars 2008 en cours Jean-Luc Calmelly[59],[60] DVD Cadre commercial retraité
Conseiller général de Causse-Comtal (2015 → )
3e vice-président de la CC Comtal Lot et Truyère (2020 → )

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[62].

En 2023, la commune comptait 3 001 habitants[Note 6], en évolution de +4,53 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6012 3062 7032 5662 8762 8552 5862 5972 771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5992 6122 5772 5112 5582 4862 5152 3022 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1211 9721 9041 7221 7921 8121 7591 6231 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 6161 7011 8172 0322 0602 3292 7232 7522 828
2021 2023 - - - - - - -
2 9783 001-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 259 ménages fiscaux[Note 7], regroupant 2 877 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 140 [I 2] (20 640  dans le département[I 3]). 50 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 8] ( % dans le département).

Emploi

Taux de chômage
Division200820132018
Commune[I 4]3,8 %4 %5,8 %
Département[I 5]5,4 %7,1 %7,1 %
France entière[I 6]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 746 personnes, parmi lesquelles on compte 81,1 % d'actifs (75,3 % ayant un emploi et 5,8 % de chômeurs) et 18,9 % d'inactifs[Note 9],[I 4]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Rodez, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 7]. Elle compte 1 543 emplois en 2018, contre 1 448 en 2013 et 1 631 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 338, soit un indicateur de concentration d'emploi de 115,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 60,2 %[I 8].

Sur ces 1 338 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 594 travaillent dans la commune, soit 44 % des habitants[I 9]. Pour se rendre au travail, 85,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,5 % les transports en commun, 7,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 6,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 10].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

290 établissements[Note 10] sont implantés à Bozouls au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 11].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble290100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
6522,4 %(17,7 %)
Construction3712,8 %(13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
6221,4 %(27,5 %)
Information et communication72,4 %(1,5 %)
Activités financières et d'assurance165,5 %(3,4 %)
Activités immobilières103,4 %(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
3712,8 %(12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
3612,4 %(12,7 %)
Autres activités de services206,9 %(7,8 %)

Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 22,4 % du nombre total d'établissements de la commune (65 sur les 290 entreprises implantées à Bozouls), contre 17,7 % au niveau départemental[I 12].

Entreprises

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[65] :

  • Edokial - Edk, traitement de données, hébergement et activités connexes (42 057 k€)
  • Roziere, fabrication de charpentes et d'autres menuiseries (19 201 k€)
  • Merico Delta Print - MDP, autre imprimerie (labeur) (17 777 k€)
  • Fidelem, fabrication de meubles de cuisine (12 242 k€)
  • Stratagem - Fim, fabrication de meubles de cuisine (11 468 k€)

Agriculture

La commune est dans les Grands Causses, une petite région agricole occupant le sud-est du département de l'Aveyron[66]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'élevage de bovins, pour la viande[Carte 2].

1988200020102020
Exploitations1331059775
SAU[Note 13] (ha)6 4076 6656 3505 953

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 133 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 105 en 2000 puis à 97 en 2010[68] et enfin à 75 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 44 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[69],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 6 407 ha en 1988 à 5 953 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 48 à 79 ha[68].

Culture locale et patrimoine

Annexes

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI