Brageac

commune française du département du Cantal From Wikipedia, the free encyclopedia

Brageac est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Brageac
Brageac
Église Saint-Thibaud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Mauriac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Salers
Maire
Mandat
Régine Breuil
2020-2026
Code postal 15700
Code commune 15024
Démographie
Gentilé Brageacois, Brageacoises
Population
municipale
78 hab. (2023 en évolution de +2,63 % par rapport à 2017)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 18″ nord, 2° 17′ 20″ est
Altitude Min. 288 m
Max. 686 m
Superficie 12,23 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Mauriac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mauriac
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Brageac
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Brageac
Liens
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    Géographie

    Commune située dans le Massif central, bordée au nord et au nord-est par l'Auze.

    Communes limitrophes

    Les communes limitrophes sont Ally, Chalvignac, Chaussenac, Mauriac et Pleaux.

    Communes limitrophes de Brageac
    Chalvignac Mauriac
    Pleaux
    (Tourniac)
    Brageac
    Chaussenac Ally

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 249 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mauriac à km à vol d'oiseau[7], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 129,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,3 °C, atteinte le [Note 1].

    Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Brageac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mauriac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,9 %), prairies (39,1 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Habitat et logement

    En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 67, alors qu'il était de 64 en 2013 et de 65 en 2008[I 2].

    Parmi ces logements, 47,8 % étaient des résidences principales, 47,8 % des résidences secondaires et 4,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 3].

    Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Brageac en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (47,8 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 81,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82,1 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].

    Davantage d’informations Typologie, Cantal ...
    Le logement à Brageac en 2018.
    Typologie Brageac[I 2] Cantal[I 5] France entière[I 6]
    Résidences principales (en %) 47,8 67,7 82,1
    Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 47,8 20,4 9,7
    Logements vacants (en %) 4,5 11,9 8,2
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    Toponymie

    Histoire

    Connue sous les noms de Brejectum, Bragectum, Bréjac, Braghac, cette petite paroisse du canton de Pleaux doit son origine à Saint-Til (Tillon), solitaire, vivant au VIIe siècle, abbé de Solignac en Limousin, où il revint mourir en 702, après avoir été à Brageac le Père de 300 religieux. On y voit encore un porte-dieu destiné à mettre la custode pour le saint viatique, connu sous le nom de bourse de Saint-Til[15],[16].

    Le , la commune fusionne avec celles d'Ally et Drignac dans le cadre d'une fusion association[17]. Elle est rétablie en 1985.

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Brageac est membre de la communauté de communes du Pays de Salers[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Salers. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[18].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Mauriac, à la circonscription administrative de l'État du Cantal et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

    Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Mauriac pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la deuxième circonscription du Cantal pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[19].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    avant 1988 ? Jean-Pierre Martin    
    mars 1995 mars 2001 Lucien Bouige RPR  
    mars 2001 2020 André Dayral DVD Agriculteur retraité
    2020 en cours Régine Breuil[20]    
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

    En 2023, la commune comptait 78 habitants[Note 3], en évolution de +2,63 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    501257562377483492480501451
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    431400386350402407403401336
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    303320323254237223217177152
    1962 1968 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2022
    12810764677475677677
    Davantage d’informations - ...
    2023 - - - - - - - -
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Église Notre-Dame-de-l'Assomption

    Elle est aussi appelée église Saint-Thibaud[25],[26]. L'abbaye aurait été fondée au début du XIIe siècle par Guy et Raoul de Scorailles à leur retour de la croisade d'où ils auraient ramené les chefs de saint Côme et saint Damien[27]. Elle est située sur un promontoire dominant la vallée de l'Auze. L'abbaye de religieuses a été une abbaye royale. L'abbesse était nommée par le roi.
    Au VIIe siècle, Tillon[28], né vers 610, un jeune fils d'un chef saxon battu par Clotaire II, vers 622, est vendu comme esclave. Après avoir été acheté par saint Éloi il a reçu une éducation chrétienne à l'abbaye de Solignac. Il suivit en 640 saint Éloi quand il fut nommé évêque de Noyon et de Tournai pour évangéliser les Saxons. Il se retira en 659 comme ermite à Brageac où il aurait fondé une abbaye. Il est revenu près de Solignac, au Vigen, en 697. Il serait mort en 702 à Solignac. Il est vénéré sous le nom de saint Till ou saint Théau. L'abbaye aurait été détruite en 732 par les Sarrasins[29].

    Brageac- église Notre-Dame-de-l'Assomption.

    L'église dédiée à Notre-Dame-de-l'Assomption, à saint Côme et saint Damien a été construite près de la cellule de saint Till, entre 1151 et 1174, par Matfred de Scorailles, doyen du monastère Saint-Pierre de Mauriac. Étant donné que saints Côme et Damien sont patrons de chirurgiens et de pharmaciens, cette église abbatiale est devenue, au Moyen Âge, un haut lieu pour les grands médecins français.
    Selon l'affichage dans l'église, sa cloche serait la plus ancienne du Cantal, et porte une inscription : « IHS • MA • SANCTAM MANTEM SPONTANNAM HONOREM DEO - L'AN MCCCCLXVI (Âme Sainte, toujours dévouée pour l'honneur de Dieu, 1466), M.H. 30.6.1908 »[30] La Gallia Christiana écrit que Gilberte Aultier de Villemontée, abbesse de 1679 à 1716, « refit le chœur et la nef de l'église tombée de vétusté ». Cette reprise a consisté à refaire la tribune où se tenaient les dames et les grandes arcades et les voûtes d'arêtes des bas-côtés. Au XIXe siècle, il n'y avait qu'un lambris pour la nef. En 1847, on constate que l'église est en mauvais état. Aussi on entreprend des travaux de restauration en 1863 après son classement comme Monument historique en 1862[31]. La nef comptait quatre travées jusqu'en 1863 et n'en compte plus que trois.

    Personnalités liées à la commune

    Antoine Lescure (1807-1863), né à Brageac, chaudronnier rétameur ambulant comme son père et finissant par se marier et s'installer à Selongey (Côte d'Or). Il y crée un atelier de production d'articles en fer blanc dont ses héritiers feront l'entreprise de petit électroménager SEB[32].

    Voir aussi

    Articles connexes

    Bibliographie

    • Brageac, brochure anonyme, mairie de Brageac, 1990.
    • L'église romane de Brageac (Cantal), par Pierre Moulier, édition Cantal Patrimoine, 2012, 64 pages.

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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