Le Branlebas est construit au Havre par les Chantiers et Ateliers Augustin Normand[1],[2],[4],[5]. Mis sur cale le , il est lancé le , armé pour essais le , et reçoit son armement définitif le . Mis en service le , il est affecté à la 11e division de torpilleurs (DT) de Cherbourg[1],[2],[3],[4],[6]. Il effectue un carénage dont il sort le [2]. Durant la campagne de Pologne en 1939, les torpilleurs légers dont il fait partie effectuent dans la Manche des escortes entre Cherbourg et Dunkerque, ainsi que de nombreux exercices d'entraînement en Manche et en Mer du Nord[6]. Durant la campagne de France en 1940, il mène plusieurs combats contre les Allemands, notamment leur aviation. Il participe à l’évacuation du camp retranché de Dunkerque[3] (opération Dynamo). Lors de celle-ci, il recueille le une centaine de naufragés[1] du torpilleurBourrasque, qui est coulé au large d'Ostende (Belgique) après avoir quitté Dunkerque[7]. Le Branlebas est le dernier navire français à quitter Dunkerque, le , à la fin de l’évacuation. Il rallie le Cherbourg, d’où il continue ses patrouilles. Cherbourg étant sur le point de tomber aux mains des Allemands, la 11e DT se réfugie en Grande-Bretagne, dans la rade de Spithead, où le Branlebas arrive le . L'armistice entre en vigueur le . Le , lors de l'opération Catapult, le Branlebas est à quai dans l'arsenal[1] de Portsmouth où il est saisi par les Britanniques. Il est réarmé par la Royal Navy[2],[4],[5],[3], avec un équipage mixte franco-anglais. Jusqu’en , il effectue des missions d'escorte de cargos[1]. Le Branlebas coule le au cours d'une tempête dans la Manche, au large du Cap Lizard, à 25 nautiques au sud sud-ouest d'Eddystone[2],[4],[5],[3]. Il se casse en deux et coule immédiatement avec son capitaine, Hugh Charles James McRea[4] et tout son équipage. Seuls trois survivants seront recueillis, quatre jours plus tard. Le point faible de ces petits torpilleurs très rapides était leur faible largeur, d'où une faiblesse de la coque. au niveau de l'arrière de la teugue. Ce défaut était connu des Français, qui en tenaient compte, mais pas des Britanniques. On soupçonne cette faiblesse structurelle d'être à l'origine de la perte du Branlebas[1]. Son épave repose à 69 mètres maximum de profondeur[4].