Breach (Twenty One Pilots)
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| Sortie | 12 septembre 2025 |
|---|---|
| Durée | 47:23 |
| Langue | Anglais |
| Genre | |
| Auteur-compositeur | Tyler Joseph |
| Producteur |
Tyler Joseph Paul Meany Mike Elizondo |
| Label |
Fueled by Ramen Elektra Records |
Albums de Twenty One Pilots
Singles
- The Contract
Sortie : 12 juin 2025 - Drum Show
Sortie : 18 août 2025 - City Walls
Sortie : 12 septembre 2025
Breach (« brèche » en anglais) est le huitième album studio du duo américain Twenty One Pilots, sorti le chez Fueled By Ramen et Elektra Records.
Annoncé en lors de l'anniversaire de leur album Blurryface (2015), à la fin du Clancy World Tour (en), cet album est une suite à Clancy, sorti en 2024, et apporte la conclusion au récit de Dema raconté par le groupe dans leurs différents albums conceptuels — Blurryface, Trench, Scaled and Icy et Clancy — ébauchés depuis 2015[1],[2].
Plutôt bien accueilli par la critique et le public, l'album est un succès commercial : il devient leur second album à atteindre la première place dans le classement Billbord 200 (après Blurryface), connaît le meilleur démarrage pour un album de rock depuis 2019 et devient l'album ayant vendu le plus de vinyles dans sa première semaine depuis 1991.
Une tournée exclusivement américaine, dans la continuité du Clancy World Tour (en), est organisée entre septembre et , et comprend 23 dates : c'est le The Clancy Tour: Breach. Un film, produit par Trafalgar Releasing et réalisé par Mark C. Eshleman au format IMAX à partir d'une captation du concert de Mexico City, sorti en salle le sous le nom More Than We Ever Imagined[3],[4].
À la suite du Clancy World Tour, débuté le à Denver et achevé le à Londres avec près de 60 représentations[5], le groupe entame la célébration des dix ans de leur album Blurryface sur leurs réseaux. Le , soit près d'un an après la sortie de Clancy et pour l'anniversaire des quatre ans de Scaled and Icy, la sortie d'un nouvel album est alors annoncée sur leur compte Instagram, prévu pour le mois de , accompagné de la remarque suivante : « Hello Clancy, hello Blurryface, let's finish this », supposant que cet album viendra poursuivre et conclure les arcs narratifs apportés par l'histoire de Trench[6],[1], laissés en suspens avec le cliffhanger de Paladin Strait, dernier titre de Clancy[7],[8], où le personnage de Nico attrapait Clancy à la gorge[9].
Un premier single, The Contract, paraît le [9],[1],[10],[11]. Le même jour, le groupe annonce une tournée de 23 concerts en Amérique du Nord pour la fin d'année : The Clancy Tour: Breach, qui débute le à Cincinnati (Ohio) et se termine le à Los Angeles (Californie)[12].
Le , la liste des titres de l'album est dévoilée[13]. Le second single, Drum Show, paraît quant à lui le : avec cette chanson, le batteur du groupe, Josh Dun, accompagne pour la première fois de l'histoire du groupe Tyler Joseph au chant[14],[15]. Dans une interview pour Clash, Dun décrit le titre comme une exploration de sa vie racontée à travers le regard de Joseph[16]. Quelques jours avant la sortie de ce single, Joseph annonce dans une lettre ouverte destinée à ses fans que le clip réalisé pour City Walls, troisième single, conclura l'histoire de Clancy et sera dévoilé le jour de la sortie de l'album[17].
La sortie de l'album le est accompagnée d'une collection de photographies et d'artefacts numériques liés à sa création, intitulée Breach: Digital Remains, et comportant notamment la chanson Drag Path (en), qui est un titre bonus seulement disponible à l'achat[18]. Ce single, pourtant en sortie limitée, connaît un gain d'intérêt sur les réseaux sociaux, dont Tik Tok, cumulant près de de 1,5 milliards de vues et plus de 75 000 créations[19],[20].
Le , le groupe fait paraître une version écourtée de Drag Path[19], accessible à tous, et l'accompagne d'un vidéoclip réalisé en stop-motion basé sur le court-métrage Out of a Forest de Tobias Gundorff, sorti en 2010[20].
Compositions
Breach, comme les albums précédents, mêle différents genres musicaux : il a été décrit comme du rock alternatif[21], du pop rock[22], de l'électropop[21] et du hip-hop alternatif[21]. Album expérimental, Breach exploite des textures électroniques, jouant à travers des gammes majeures et mineures, des changements de tempo et une production maîtrisée[23].
Co-produit par Paul Meany, collaborateur de longue date du groupe, l'album est édifié sur de nombreuses références (mélodiques et écrites) aux créations passées du groupe, notamment Vessel et Blurryface, produisant ainsi un effet nostalgique : la fin de la chanson City Walls contient ainsi un sample de Heavydirtysoul, ainsi qu'une interpolation du titre Holding On To You à travers le vers « Entertain my faith ». La chanson Downstairs est issue d'une démo inédite datant de leur album Regional at Best. Enfin, le dernier titre de l'album, Intentions, est une reprise en backmasking de Truce, dernière mélodie de Vessel[24].
Liste des titres
| Breach | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 1. | City Walls | 5:22 | |||||||
| 2. | RAWFEAR | 3:22 | |||||||
| 3. | Drum Show | 3:24 | |||||||
| 4. | Garbage | 3:16 | |||||||
| 5. | The Contract | 3:48 | |||||||
| 6. | Downstairs | 5:26 | |||||||
| 7. | Robot Voices | 3:57 | |||||||
| 8. | Center Mass | 3:48 | |||||||
| 9. | Cottonwood | 3:48 | |||||||
| 10. | One Way | 2:43 | |||||||
| 11. | Days Lie Dormant | 3:26 | |||||||
| 12. | Tally | 3:32 | |||||||
| 13. | Intentions | 2:15 | |||||||
| 47:23 | |||||||||
| Digital Remains - bonus track | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 14. | Drag Path | 5:04 | |||||||
| 52:27 | |||||||||
Réception critique
| Périodique | Note |
|---|---|
| Clash | 8/10[25] |
| Pitchfork | 6.2/10[26] |
| Sputnikmusic | |
| AllMusic | |
| Classic Rock | |
| RockUrLife | |
| Rock Sound | |
| Square One |
Breach reçoit des retours plutôt positifs de la part des critiques musicales. Amrit Virdi pour Clash a salué l'album, le qualifiant de conclusion forte et pertinente à la série conceptuelle constituée par le duo, soulignant ses échos mélodiques et lyriques aux travaux antérieurs, sa maturité sonore et sa réussite à « avoir rassemblé les meilleurs éléments issus de l'ère Blurryface »[23].
Jason Lipshutez pour Billboard assure que Breach offre certains des riffs les plus percutants du duo, culminant avec le titre phare Downstairs[33].
Vicky Green pour Classic Rock fait l'éloge de l'album en admirant sa « théâtralité époustouflante » qui parvient à offrir à la fois un adieu festif pour les fans de la première heure et un avenir tout aussi palpitant[34]. De la même manière, Keyla Kerridge pour Square One salue un album qui sert à la fois de « clôture et de renaissance », avec une musique qui « qui console, provoque et guérit », considérant Breach comme un jalon de la discographie du groupe qui « ne se contente pas de briser les murs que le duo a jadis construits ; il les traverse avec une détermination inébranlable. »[35]
Neil Z. Yeung pour AllMusic décrit Breach comme un dernier chapitre « radical et cathartique », opposé à Clancy en ce qu'il ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais est « entièrement dédié aux fans ». Reconnaissant une conclusion « spéciale et satisfaisante », il suggère qu'il est préférable que le groupe se libère du « fardeau » de leur histoire et soit « enfin libre d'explorer de nouvelles voies »[36].
Plus mitigé, Caleb Robinson pour Sputnikmusic attribue une note de 2.5 sur 5 à l'album, regrettant que Breach délivre une fin « précipitée et décevante » au récit de Dema, l'ensemble manquant de magnum opus et de titres épiques, la plupart des mélodies « allant et venant sans laisser de traces »[37]. De la même façon, Hannah Jocelyn pour Pitchfork décrit l'album comme un « disque pop-rock maximaliste que personne d'autre n'aurait pu faire, principalement parce que personne d'autre ne l'aurait envisagé », qualifiant les tentatives de hip-hop du duo de « frustrantes »[22].
Performances commerciales
Aux États-Unis, Breach a démarré à la première place du Billboard 200, écoulant 200 000 unités équivalentes à un album. Il marque ainsi la meilleure semaine d'ouverture d'un album du groupe depuis Blurryface, surpassant ainsi Trench, et connaît le meilleur démarrage pour un album de rock depuis Fear Inoculum de Tool (2019)[38]. L'album réalise aussi la meilleure semaine de ventes de vinyles pour un album rock depuis le début de la comptabilisation des charts par Luminate en 1991, avec 169 000 copies physiques vendues, dont 72 000 vinyles[39],[40].
Les treize morceaux de l'album ont suscité plus de 70 millions d'écoutes en une semaine[40], et ont tous été classés dans le top 40 du classement américain Hot Rock & Alternative Songs (en). En plus des États-Unis, Breach est entré à la première place dans les charts en Écosse[41], Hongrie[42], Croatie[43] et aux Pays-Bas[44]. Il arrive en deuxième position en Australie[45], Autriche[46] et Allemagne[47], en troisième position en Suisse[48], Belgique[49], Canada[50], Italie[51] et Pologne[52], en quatrième position sur l'Official Albums Chart (Royaume-Uni)[53] et en cinquième position dans le classement du SNEP (France)[54].
Personnel
Crédits adaptés de Tidal[55] et des notes de doublure de Breach.
Twenty One Pilots
- Tyler Joseph – chant, écriture, piano, clavier, guitare, samples, synthétiseur, programmation, production, production exécutive
- Josh Dun – batterie, percussions, programmation, ingénierie de batterie
Technique
- Paul Meany — production, écriture
- Chris Woltman — production exécutive
- Adam Hawkins — mixage
- Joe LaPorta — mastering
- Justin Francis — ingénierie du son (4,7)
- Alex Wilder – assistance ingénierie (7)
- Erica Block – assistance ingénierie (7)
Musiciens additionnels
- Unnus Latif — ingénierie de batterie
- Mike Elizondo — production, basse électrique, claviers (4, 7), guitare électrique (7)
- Cole Elizondo – chœurs (7)
- Grace Elizondo – chœurs (7)
- Lily Elizondo – chœurs (7)
- Sophie Elizondo – chœurs (7)
- Junie Joseph, Rosie Joseph – cri (2)