Brenne (région naturelle)
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Mézières-en-Brenne
Bélâbre
| Brenne | ||||
L'étang de la Mer Rouge à Rosnay. | ||||
| Pays | France | |||
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| Région | Centre-Val de Loire | |||
| Département | Indre | |||
| Villes principales | Azay-le-Ferron Mézières-en-Brenne Bélâbre |
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| Siège du pays | Mézières-en-Brenne | |||
| Coordonnées | 46° 46′ 46″ nord, 1° 14′ 34″ est | |||
| Superficie approximative | 1 411 km2 | |||
| Relief | Plaine | |||
| Faune remarquable | Lamproie de rivière Pélobate brun Cistude d'Europe Grand cormoran |
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| Flore remarquable | Marsilée à quatre feuilles Souchet de Micheli Glaïeul d'Illyrie Hélianthème couché |
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| Production | Pisciculture | |||
| Communes | 34 | |||
| Population totale | 17 775 hab. (2023) | |||
| Régions naturelles voisines |
Boischaut Nord Champagne berrichonne Boischaut Sud Montmorillonnais Blancois Gâtine de Loches |
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| Régions et espaces connexes | PNR de la Brenne | |||
| Géolocalisation sur la carte : Indre
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Géolocalisation sur la carte : France
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La Brenne est une région naturelle de France, située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.
Géologie et relief
La Brenne est située dans le sud-ouest du département de l'Indre. C'est une des régions naturelles du parc naturel régional de la Brenne.
L’histoire géologique de la Brenne débute sur les ruines de la chaîne hercynienne, une chaîne de montagne édifiée en plusieurs étapes vers la fin de l’ère primaire entre 300 et 250 millions d’années. Lorsqu'au Trias, vers 245 Ma, débute l’ère secondaire le bassin de Paris se présente comme une vaste terre émergée et aplanie, sur laquelle des fleuves répandent des sables bariolés. Une mer peu profonde venue de l’Est tente de recouvrir la région. Elle n’y parviendra pas encore gênée par les reliefs résiduels de la chaîne hercynienne. Son extension vers l’ouest ne dépassera pas Châteauroux.
La mer revient dès le début du Jurassique (200 Ma) et s’installe, cette fois, durablement chez nous, comme sur une grande partie de l’Europe du Nord pendant 60 Ma. Elle laissera des dépôts littoraux de calcaires à coquilles comparables à ceux qui se forment actuellement aux Bahamas, mais aussi des dépôts plus profonds à coraux, à crinoïdes ou à brachiopodes.
À l’approche de la fin du Jurassique, vers 145 Ma, la mer abandonne de nouveau la région laissant derrière elle de vastes lagunes. Ce paysage amphibie se maintient au Crétacé inférieur en climat chaud et humide. Il est propice à l’altération et à la formation de cuirasses de fer sur les reliefs. Il favorise aussi les dépôts de plaine alluviale et de marais dans les dépressions qui accueillent une faune variée de dinosaures et en particulier de nombreux herbivores.
Aux alentours de 95 Ma, la mer entreprend de regagner le terrain perdu. Les premiers dépôts marins sont alors des sables verts puis des argiles kaoliniques à petites huîtres. Ces sédiments sont rapidement relayés par les premiers dépôts de craie. La mer du Crétacé supérieur recouvre alors la totalité du bassin de Paris et bien davantage pendant une trentaine de millions d’années.

La mer crétacée se retire, il y a 80 millions d’années, et toute la région émerge. Elle est alors de nouveau soumise à un climat chaud, presque tropical, particulièrement agressif pour toutes les roches déjà présentes et en particulier pour la craie et les autres roches calcaires qui s’altèrent en argile. Ce régime se maintient 40 millions d’années, le temps de fabriquer une épaisse couverture argileuse produite par l’altération des vieilles roches primaires, de dissoudre en surface les roches calcaires et mettre en place un réseau karstique. C’est à cette période que se forment au Sud les argiles rouges de Brenne, présentes sur les calcaires jurassiques, et au Nord les argiles à silex sur les tuffeaux crétacés.
L’aire de la Brenne (Petite et Grande Brenne) s’individualise il y a 40 millions d’années. À cette époque du Tertiaire, un lent effondrement du substratum crée une vaste cuvette capable de piéger les eaux boueuses des torrents qui descendent alors du Massif central. Des argiles et des sables argileux s’accumulent bientôt dans cette dépression qui occupe la plus grande partie du territoire du Parc. Ces dépôts d’il y a 40 à 25 millions d’années sont à l’origine des « terres grasses » de Brenne. Ils sont aussi appelés terrains sidérolithiques parce qu’ils contiennent souvent du fer. Il s’agit d’anciens dépôts fluviatiles alternant avec des sols où se concentrent les oxydes de fer. Les derniers sols, de cette succession de couches du Tertiaire de Brenne, sont représentés par une cuirasse grésifiée où le fer est encore plus présent. Cela confère à cette ultime couche une plus grande résistance à l’érosion. Cette coiffe de solides grès rouges est à l’origine des buttons.
Au Miocène, vers 20 millions d’années la mer tentera une dernière fois de gagner la région, mais en vain. Venue de la gouttière de la Loire, cette mer sera stoppée par les reliefs de l’anticlinal de Ligueil-Ciran. La plage est alors à quelques dizaines des kilomètres au nord du Parc !
L’histoire géologique s’achève à la fin du Tertiaire (de 20 à 2 millions d’années) lorsque la cuvette de Brenne est totalement comblée et que les fleuves se répandent librement sur un vaste plateau marécageux boisé, non encore entaillé par les vallées actuelles. Ces fleuves laissent derrière eux des épandages sablo-argileux à bois fossiles. Enfin, il y a un peu plus de 1 million d’années, à la faveur des glaciations, les cours d’eau s’enfoncent dans le plateau et creusent de profondes vallées. Toutefois, les glaciers ne sont jamais arrivés jusqu’aux confins du Berry. Sur les plateaux, lors des périodes glaciaires, l’érosion déblaye une partie des sédiments meubles du Tertiaire de Brenne tout en épargnant les grès résistants qui s’organisent en reliefs résiduels : les buttons. Les terrasses sablonneuses des rivières se construisent pendant que le paysage actuel se met en place, avec la diversité subtile que nous lui connaissons aujourd’hui[1].
Les matériaux du sous-sol apparaissent donc très diversifiés. Des liens étroits existants entre sous-sol, sol, climat et végétation, il n’est pas étonnant d’observer, en surface, une grande diversité de sols et de végétations. Le riche patrimoine botanique constaté aujourd’hui sur le territoire du Parc est un héritage certes ancien mais en connexion avec la géologie.
Hydrographie
Cours d'eau
La Brenne est irriguée par les cours d'eau suivants :
Étangs
On dénombre 2 757 étangs répartis sur 6 977 ha et 1 203 mares réparties sur 49 ha[2].
Ils sont tous artificiels et seule une petite minorité d'entre eux est alimentée par des cours d'eau, les autres, situés dans des dépressions naturelles recueillent les eaux des sources qui s'y écoulent et les eaux de ruissellement. L'ensemble des étangs forme un réseau complexe, chacun d'eux appartient à une chaîne et communique avec un autre en aval[1].
L'activité piscicole y est importante depuis le XIVe siècle et fait l'objet d'une fiche à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.
Les savoirs, savoir-faire et pratiques sociales liés à la pisciculture
dans les étangs de la Brenne *
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| Domaines | Savoir-faire Pratiques alimentaires Pratiques rituelles Pratiques festives |
|---|---|
| Lieu d'inventaire | Indre Brenne |
| * Descriptif officiel Ministère de la Culture (France) | |
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Voici un tableau non exhaustif[3] des étangs :
Régions naturelles voisines
Milieu naturel
Flore
- Végétation des étangs
Au cœur des roselières, des herbiers, des groupements à nénuphar ou encore des rives sableuses dénudées se développent une quantité impressionnante d'espèces comme la caldésie à feuilles de parnassie, marsilée à quatre feuilles, souchet de Micheli, laîche de Bohème[4]. En 2020 a été découverte une nouvelle espèce de plante unique au monde : l'utriculaire brennensis[5].
Marsilée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).
- Prairies maigres et pelouses siliceuses des buttes de grès
La flore de la Brenne s'adapte parfaitement à la sécheresse de l'été, avec une végétation particulièrement résistante à une forte chaleur. Dans les pelouses siliceuses, des buttes de grès développent des petits trèfles à affinité méditerranéenne, des hélianthèmes en ombelle (Cistus umbellatus) et des anémones pulsatilles. Dans les prairies maigres, on rencontre la sérapias langue, parfois en grand nombre[4].
Sérapias langue (Serapias lingua).
- Landes à Bruyère
Les landes à bruyère accueillent dans les trouées le glaïeul d'Illyrie, la linaire de Pélissier. Dans les dépressions humides se trouvent des microtourbières à droséra à feuilles rondes ou encore la grassette du Portugal (deux plantes carnivores)[4].
Glaïeul d'Illyrie (Gladiolus illyricus). Linaire de Pélissier (Linaria pelisseriana). Droséra à feuilles rondes (Drosera rotundifolia). Grassette du Portugal (Pinguicula lusitanica).
- Pelouses sur calcaire
Elles abritent un grand nombre d'espèces adaptées comme l'Astragale à feuilles de glycine. Les orchidées exigeantes en chaleur et en milieu calcaire trouvent une place de choix sur ces pelouses. Dans les pelouses sur calcaire, on dénombre plus de vingt espèces dont certaines sont protégées au niveau régional. De plus, en limite nord de répartition, on rencontre une multitude d'espèces végétales comme le trèfle strié (Trifolium striatum), l'érable de Montpellier, l'amélanchier, la campanule érine (Campanula erinus). Finalement, on compte pas moins de 350 espèces végétales liées aux pelouses et lisières calcicoles[4].
Se développer sur un milieu si difficile nécessite une capacité d'adaptation. Certaines espèces que l'on trouve là, ne se rencontrent que dans ce type de milieu : ainsi de petits arbres nains comme l'hélianthème couché et la germandrée des montagnes, des plantes grasses comme certains orpins, des plantes annuelles à développement printanier au niveau des dalles rocheuses, des plantes parasites, des légumineuses[4].
- Marais sur calcaire
Dans les trouées de choin (roche calcaire), une flore originale très diversifiée s'offre aux regards : parnassie des marais (Parnassia palustris), épipactis des marais, samole de Valérand et la fameuse orchidée de la Brenne (Dactylorhiza brennensis).
Parnassie des marais (Parnassia palustris). Épipactis des marais (Epipactis palustris). Samole de Valérand (Samolus valerandi). Orchis de Brenne (Dactylorhiza brennensis).
- Bocages
On appelle bocage, une région où les champs et les prés sont enclos par des levées de terre portant des haies ou des rangées d'arbres qui marquent les limites de parcelles de tailles inégales et de formes différentes, et où l'habitat est dispersé en ferme et en hameaux[4].
Bocage à Ciron.
Faune
On trouve en Brenne diverses espèces d'animaux, dont chevreuil, cerf élaphe, sangliers, lamproie de rivière, pélobate brun, cistude d'Europe (Emys orbicularis), cormorans, lichénée jaune (Catocala fulminea)[6], guifette moustac, grèbe, héron pourpré et cendrés et grande aigrette[7].
Le castor d’Europe est présent sur les berges de la rivière Creuse entre les communes d'Argenton-sur-Creuse et de Tournon-Saint-Martin, ainsi que sur la rivière Indre, entre les communes de Fléré-la-Rivière et de Mers-sur-Indre. Cela fait suite au passage en « espèce protégée » en 1968, puis a sa réintroductions par l'homme[8].
Lamproie de rivière (Lampetra fluviatilis). Pélobate brun (Pelobates Fuscus). Cistude d'Europe (Emys orbicularis). Lichénée jaune (Catocala fulminea).
Protection
Deux réserves naturelles existent en Brenne : la Réserve naturelle nationale de Chérine et la Réserve naturelle régionale des terres et étangs de Brenne, Massé, Foucault.
- RNN de Chérine.
- RNR des terres et étangs de Brenne, Massé, Foucault.
Le , la Brenne a été inscrite sur la liste des sites ramsar sous le numéro 518. Le site recouvre l'intégralité de la Grande Brenne, au nord de la Creuse et de la petite Brenne, au sud ainsi qu'une partie de la queue de Brenne située à l'est de la Grande Brenne (secteur qui est en dehors du Parc naturel régional de la Brenne qui assure la gestion du site. Cependant, l'étang des Loges est intégré dans la zone de protection spéciale.
Histoire
Les premières créations d'étangs sont dues aux moines de St-Cyran, Méobecq et Fontgombault et datent du XIIe siècle[1].
Plusieurs incendies de végétations « remarquable » ont malheureusement eu lieu.
Population
Démographie

Communes
La Brenne compte 34 communes, avec une superficie de 1 411 km2.