Budos

commune française du département de la Gironde From Wikipedia, the free encyclopedia

Budos (prononcer [bydɔs]) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Budos
Budos
La mairie, ancien presbytère (avr. 2012).
Blason de Budos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité CC Convergence Garonne
Maire
Mandat
Catherine Zausa
2026-2032
Code postal 33720
Code commune 33076
Démographie
Gentilé Budossais
Population
municipale
823 hab. (2023 en évolution de +4,57 % par rapport à 2017)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 03″ nord, 0° 23′ 03″ ouest
Altitude Min. 12 m
Max. 70 m
Superficie 21,10 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Landes des Graves
Législatives 9e circonscription de la Gironde
Localisation
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Budos
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Budos
Liens
Site web https://www.budos.fr/
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Budos est une commune viticole du vignoble des Graves.

Géographie

Localisation

Budos est située à proximité du Ciron et jouxte le célèbre village viticole de Sauternes.

La commune se trouve à 42 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 14 km à l'ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 15 km au sud de Podensac, ancien chef-lieu de canton[1].

Elle est située dans l'aire d'attraction de Bordeaux, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de Langon[I 1].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Balizac, Bommes, Landiras, Léogeats, Pujols-sur-Ciron et Sauternes.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 21,10 km2 ; son altitude varie de 12 à 70 mètres[2].

Hydrographie

Carte hydrographique et des infrastructures de tranbsporft de la commune.

Le territoire communal est limité à l'ouest par le Tursan et à l'est par le Ciron, où confluent les eaux de deux ruisseaux, le ruisseau de Noy et le Clédon.

Budos est connue pour son eau, car elle est une des plus grandes sources d'eau de la région, eau qui alimente tout le sud de Bordeaux Métropole par un aqueduc.[réf. nécessaire]

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 880 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Sauternes à 4 km à vol d'oiseau[9], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 859,6 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,2 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Budos est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[14],[15].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,1 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,6 %), cultures permanentes (16,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (14,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,8 %), zones urbanisées (1,7 %)[16].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 401, alors qu'il était de 382 en 2016 et de 356 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 91 % étaient des résidences principales, 3,6 % des résidences secondaires et 5,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,6 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Budos en 2022 en comparaison avec celle de la Gironde et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,6 %) par rapport au département (9 %) et à la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Gironde ...
Le logement à Budos en 2022.
Typologie Budos[I 3] Gironde[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 91 84,9 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,6 9 9,7
Logements vacants (en %) 5,4 6,1 8
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Voies de communication et transports

La commune est traversée, dans le bourg, par une route tronc commun des départementales D114 et D118, la première reliant Pujols-sur-Ciron au nord-est et Villandraut au sud, la seconde reliant Illats au nord et Balizac au sud-ouest. Au nord du bourg, la route départementale D125 mène vers le nord-ouest à Landiras et vers l'est à Sauternes. Le territoire communal est également traversé, dans l'ouest, par la route départementale D11 qui relie Saint-Symphorien au sud-ouest à Landiras au nord-ouest puis Illats au nord (accès à l'autoroute A62).

L'accès le plus proche à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) est celui de Sortie 2 Podensac distant de 11 km par la route vers le nord. L'accès Sortie 1 Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 21 km vers le sud-est.

La station de chemin de fer la plus proche est la gare de Preignac, distante d'une dizaine de kilomètres par la route vers le nord-est, sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville du TER Nouvelle-Aquitaine ; La gare de Langon, sur la même ligne et offrant plus de trafic, se trouve à 13 km vers le nord-nord-est.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Budos est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Ciron et le Tursan. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2009, 2020 et 2021[19],[17].

Budos est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le , les départements de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt[20]. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[21],[22].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[23].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Budos.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 52,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 375 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 293 sont en aléa moyen ou fort, soit 78 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1996, 2003, 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[17].

Toponymie

La commune est dénommée Budòs en gascon[réf. nécessaire].

Histoire

Au nord-ouest du bourg se trouve un tertre boisé, aux taillis touffus, le Tuco de la motte, de quarante mètres de diamètre à la base, qui domine la vallée du Tursan. Aucun indice ne permet de préciser s'il s'agit d'un tumulus protohistorique ou d'une motte féodale comme l'indique le toponyme[26].

Moyen Âge

Au Moyen Âge, l'histoire de Budos se confond avec celle de son château, construit sur une pente dominant la vallée du Ciron au début du XIVe siècle pour un neveu du pape Clément V, Raymond Guilhem de Budos[27] et de la seigneurie.

Le château a joué un rôle important durant la Guerre de Cent Ans[28]

Temps modernes

Toponymes sur la carte de Cassini, 1756

Le château est modifié durant les Guerres de Religion pour pouvoir accueillir l'artillerie[27] et joue un rôle militaire pendant ces guerres ainsi que pendant la Fronde[28].

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voici ce que dit l'enquête de Jacques Baurein[29] :

Cette paroisse, composée d'environ deux cent feux, a un petit bourg situé sur la hauteur et quelques villages : Pinguoy, Perron, Cosson, Mouliés, Paulin, le Corpia et la Peyrouse, nommé de la sorte en raison de la qualité de son sol, qui est pierreux.
Le terrain est en général léger et sablonneux ; ses principales productions sont le blé, le vin et le millet. Ses habitants ne s'occupent que de la culture des terres. Il y a aussi un bois de pins et une lande d'environ dix‑huit cents journaux, qui appartient aux habitants.
Il y a, note J. Baurein, au pied du château, une fontaine remarquable, dont le cours est égal en toutes saisons, et dont l'eau coule avec assez d'abondance pour faire tourner, à peu de distance, un moulin à trois meules. Le ruisseau qu'elle forme va se jeter dans le Ciron. Sur un autre affluent du Ciron, le ruisseau de Tursan, se trouve un pont en bois qui permet la communication avec Bommes ; mais « ce pont n'est que pour les personnes à pied ou à cheval, et non pour les charrettes ».
Le courrier doit être adressé au bureau de poste de Preignac, route de Langon, par la voie de la grande Poste.

Révolution française et Empire

Lors de la Révolution française, la paroisse Saint-Romain de Budos forme la commune de Budos[30] et le château est vendu comme bien national. Il est alors démantelé et ses pierres réutilisées pour de nouvelles constructions[27],[28].

Il en est de même de la chapelle Saint-Pierre, vendue comme bien national en 1793, et qui est achetée par Gilbert Polet, qui en engage sa démolition et, au début du XIXe siècle, en fit une carrière de pierres[réf. nécessaire].

Époque contemporaine

La chapelle Saint-Jean aurait pu être restaurée par la volonté d'un Budossais, Nicolas Lacassaigne, qui lègue 3 000 francs en 1842, mais le curé, l'abbé de Borrit, refuse ce legs et la chapelle est tombée en ruine.[réf. nécessaire]

Au XIXe siècle, Rebsomen[réf. incomplète] signale l'ancienne maison noble de Margaride et les sources de Fonbanne, célèbres pour leur eau abondante et limpide, « dont le débit est de 350 litres par seconde. Ces eaux sont amenées à Bordeaux, depuis 1887, par un aqueduc de 41 kilomètres de longueur ».

Juste avant le pont de la Magdelaine sur le Ciron, se trouvait une petite construction en ruines, sous les arbres et dans un coin très pittoresque : enceinte rectangulaire bâtie en belle pierre, appelée la chapelle de la Magdelaine[31]..

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouvait dans l'arrondissement de Bordeaux du département de la Gironde[2]. Elle est intégrée à l'arrondissement de Langon le [I 1],[I 6].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Podensac[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton des Landes des Graves[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription de la Gironde.

Intercommunalité

Budos était membre de la communauté de communes de Podensac, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2003 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Convergence Garonne dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[32]
Période Identité Étiquette Qualité
         
décembre 1792 mars 1793 M. Latapy    
avril 1793 décembre 1807 M. Dubourdieu    
décembre 1807 janvier 1812 G. Paulet    
janvier 1812 mars 1813 Jean Caubit    
mars 1813 août 1813 Pierre Saint Blancard    
août 1813 juin 1827 Antoine Saint Blancard    
juin 1827 décembre 1830 Bernard Caubit    
décembre 1830 août 1840 Bernard Moynet    
août 1840 août 1848 Bernard Caubit    
août 1848 juillet 1852 M. Descacq    
juillet 1852 1870 Guillaume Batailley    
1870 1871 M. Despagne    
1871 1881 Guillaume Batailley    
janvier 1881 mai 1881 Camille Saint Blancard    
mai 1881 1888 Guillaume Batailley    
1888 1894 Pierre Stanislas Despagne    
1894 1904 Arnaud Lacoste    
1904 1927 Louis Bacque    
1927 1945 Jean Despujols Droite Conseiller d'arrondissement de Podensac (1936 → 1940)
1945 1959 Henri Verhille    
1959 1965 Gilbert Courbin    
1965 1971 Pierre Bernados    
1971 1983 Jean Lantres    
1983 1985 Bernard Pascaud[Note 3]    
1985 2001 Bernadette Sainte Marie    
mars 2001 mai 2020[33] Elie Zausa   Agriculteur retraité
mai 2020 mars 2025[34] Didier Charlot   Employé administratif d'entreprise
Mort en fonction
avril 2025[35] en cours
(au 13 juin 2025)
Catherine Zausa   Employée administrative d'entreprise
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Équipements et services publics

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés depuis 2001 avec ceux de Léogeats dans le cadre d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI).

L'école de Budos accueille les élèves de classes maternelles, et celle de Léogeats ceux de primaire[36].

Population et société

Les habitants sont appelés les Budossais et les Busossaises[37].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39].

En 2023, la commune comptait 823 habitants[Note 4], en évolution de +4,57 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9158529001 0109411 0931 0371 1061 101
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0471 0231 0189811 002975955880803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
794776750717739681633556558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
573531491548666629652676706
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
768808823------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

La fête du village, organisée par le commité cdes fêtes, a lieu fin juin[41].

Économie

Budos est une commune viticole où quatre viticulteurs produisent des vins rouges et blancs secs d’appellation Graves. Les rosés produits à Budos portent l’appellation Bordeaux[42].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La commune compte deux édifices pritégés au titre des monuments historiques :


On peut également signaler :

  • Ancien presbytère, route du Port de Barsac, reconstruit en 1864 par l'architecte Lambert, après démolition de l'édifice antérieur et transformé en mairie en . Quatre chapiteaux en remploi de l'église ont été intégrés dans la façade[46].
  • Maisons et fermes anciennes, du XVIIe au XIXe siècle[47].
  • L'aqueduc de Budos[48] a été réalisé entre 1886 et 1887 sous la direction de Wolff, ingénieur des Ponts et Chaussées et directeur des Eaux de la ville de Bordeaux. L’ouvrage, long de 41 kilomètres alimente Bordeaux avec plus de 20 % de ses besoins en eau potable.


  • Le moulin du Batan (ou Battant)[50],[51] : Le moulin du Batan, mentionné pour la première fois en 1347 et reconstruit probablement au XVIIe siècle est le seul rescapé du hameau qui se trouvait près des sources de Fontbanne. Le moulin de Fontbanne et quelques habitations datant du XIIe siècle sont détruits lors de la construction de l'usine de traitement des eaux des sources.
    Le moulin a été conservé grâce à une restauration récente et est maintenant une habitation privée. Il a conservé sa petite retenue d'eau alimentée par ce qui reste du Pesquey, qui, aussitôt passé sous le bâtiment, est détourné par le canal de l'Eau Belle.
  • Le moulin de Fontbanne écrasait des céréales.
Le moulin du Batan connut une carrière beaucoup plus diversifiée. Il connut au fil du temps plusieurs vocations successives.
  • Au XVIIIe siècle, c'était un atelier de foulon qui fabriquait du droguet.
Le foulon était un atelier de feutrage. On lui apportait de la laine de mouton brute, c'est-à-dire non désuintée. Cette laine était étalée et répartie en une couche homogène sur une surface plane, puis abondamment arrosée. Elle était ensuite longuement pilonnée par des maillets de bois actionnés par la force du moulin qui les faisait lever et retomber lourdement par le jeu d'un dispositif excentrique. L'opération se poursuivait jusqu'à ce que l'on obtienne un complet feutrage de la laine dont toute l'eau avait été expurgée par le pilonnage prolongé. Le tissu de feutre ainsi obtenu s'appelait le droguet. On en faisait des couvertures et de grands manteaux protégeant les cavaliers par temps froid ou temps de pluie.
Mais, avec le progrès industriel la fabrication locale n'était plus compétitive et la production de Droguet a cessé.
  • On se lança ensuite dans la fabrication du papier de chiffon de fabrication artisanale, qui s'obtenait lui aussi par foulage. On n'était pas très loin du procédé de fabrication du droguet. Encore, de grandes papeteries, de mieux en mieux équipées, se mirent à produire industriellement des papiers d'excellente qualité à des prix inférieurs à ceux de la petite usine du Batan.
  • Il fallut donc procéder à une nouvelle reconversion et, cette fois-ci, en 1836, dans un domaine radicalement nouveau, celui de la fabrication d'huile de colza. Mais, pour faire l'huile de colza, il fallait du colza et la production environnante était loin de pouvoir maintenir le moulin en activité commerciale.
  • La dernière production du moulin fut la fabrication des manches à balais ! Les scieurs de long de la région fournissaient des baguettes de bois de section carrée qui, dans l'usine du moulin, par un système d'engrenages et toupies actionné par la roue du moulin, les restituaient cylindriques. Cette production perdura jusqu'à la fermeture définitive du moulin en 1884 avec l'expropriation pour construire l'aqueduc.
  • La chapelle Saint-Pierre :
    Ses ruines de la chapelle Saint-Pierre[52],[53] se trouvent à environ un kilomètre de l'église paroissiale, sur la route départementale D 11, en direction de Balizac. Les quelques maisons situées à peu de distance s'appellent toujours le « quartier Saint-Pierre ».
    Ces vestiges sont envahis par la forêt. Ce qui reste des murs, au milieu des pins maritimes, peut mesurer environ une quinzaine de mètres de longueur sans compter l'abside circulaire, dont on retrouve les fondations, et six à sept mètres de la façade.
La chapelle semble être au moins aussi vieille que l'église. Elle faisait l'objet d'une manifestation ancestrale à Budos. Le curé de la paroisse devait y dire la messe le jour de la fête du saint, les 29 et , et la population de Budos et des paroisses voisines s'y rendait en procession le lendemain. Cette assemblée, plutôt profane, fut l'occasion d'abus et, en 1763, le curé, Jacques Dorat, demanda à l’évêque de supprimer cette dévotion. Après maintes péripéties, les célébrations religieuses furent bien supprimées. Mais les Budossais, quant à eux, maintinrent leurs festivités profanes en les transportant dans le bourg du village. Elles s'y sont maintenues jusqu'à nos jours sous forme d'une fête patronale.
  • Le Tuco de la Mothe[54] :
    Un tumulus en cône tronqué connu sous le nom de « Tuco de la mothe » et qui avait une destination militaire. Diamètre de la base de 40 mètres environ, hauteur prise sur la pente 12 mètres, diamètre du plateau supérieur 10 mètres, fossé entourant la base.
    Ce vestige, à l'évidence fait de main d'homme, a souvent été présenté comme les restes d'une butte féodale dont elle présente effectivement certains caractères, mais aussi un certain nombre de singularités qui pourraient lui attribuer une origine nettement plus ancienne. En effet, beaucoup de mottes féodales dans la région était, à l'origine, des forts protohistoriques.
  • La glacière du château de Budos, située à environ 300 mètres à l’ouest du château, se présente sous la forme d’un cylindre coiffé d’un cône en pierre et couronné d’une boule. Il est percé d'une porte et d'un oculus ovale. À l'intérieur il n'y a qu'une salle aux dimensions réduites, couverte par l'intrados du cône. Les parois sont encore enduites de chaux.
    S'il est devenu un temps un abri, avec cheminée, pour les ouvriers agricoles travaillant dans les vignes, sa première fonction est tout autre. En effet, la présence d'un puisard assez important, est un indice permettant de dire que cet édifice était une glacière, la cavité interne permettant de conserver de la glace.
    Bien que son architecture n'a pas d'élément distinctif, elle peut remonter à la deuxième moitié du XVIIe siècle, et fait suite aux aménagements opérés par les La Roque, sur le château et son domaine immédiat.
    Les glacières servent à conserver la glace apportée pendant l’hiver et prise sur les rivières et les étangs. Bien conçues, elles permettent de stocker de la glace durant toute l’année.
    Les glacières dans la région ne sont pas courantes et celle-ci est encore dans un bel état de conservation.
Le monument aux morts.
  • L'école, construite dans le seconde moitié du XIXe siècle, route Landiras[55]
  • Le monument aux morts.
  • Le lavoir du bourg. Ce lavoir communal, destiné aux lavandières, est construit sur une source qui le fournit en eau de façon régulière.
    Installé dans l’angle de deux murs, il se compose d’un toit à deux pentes reposant sur une charpente en bois elle-même soutenue par des poteaux du même matériau. Le lavoir est restauré et sa toiture refaite au cours du XXe siècle.
  • Le lavoir des sources de Fontbanne.
  • Croix de chemin, route de Balizac, lieu-dit Le Château, de 1825, en calcaire et qui remplace celle détruite durant la Révolution française[56].
  • Croix de chemin, route de Balizac, de la fin du XIXe siècle, en calcaire[57].

Budos dans les arts et la culture

Léo Drouyn (1816-1896), archéologue, peintre, dessinateur et graveur français, et dressé en 1841 plusieurs dessins du château de Budos, contribuant à sa sauvegarde[28].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de {{{commune}}} Blason
Écartelé, au premier et au quatrième de gueules à la tour d'or ouverte, ajourée et maçonnée de sable, au deuxième et au troisième d'or aux trois barres d'azur.
Détails
officiel, présent sur le internet de la commune
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Notes et références

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