Bus à haut niveau de service de Pau
ligne de bus à haut niveau de service à Pau en France
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Fébus, aussi nommée ligne F, est la ligne de bus à haut niveau de service de l'agglomération paloise, exploitée par la SPL STAP sous l'égide du syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités, autorité organisatrice de la mobilité.
Fébus
Gare de Pau
| Fébus | ||
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| Réseau | Idelis | |
|---|---|---|
| Terminus | Hôpital François-Mitterrand Gare de Pau |
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| Communes desservies | 1 (Pau) | |
| Histoire | ||
| Mise en service | ||
| Exploitant | SPL STAP | |
| Exploitation | ||
| Matériel utilisé | Van Hool ExquiCity 18, renfort avec des Mercedes-Benz Citaro G hybrides et eCitaro G électriques | |
| Dépôt d’attache | Dépôt de la STAP | |
| Points d’arrêt | 14 | |
| Longueur | 6 km | |
| Temps de parcours | 18 min | |
| Jours de fonctionnement | L, Ma, Me, J, V, S, D | |
| Fréquentation (moy. par an) |
2 millions de voyages (2024) | |
| Lignes connexes | Idelis, TGV, Intercités, TER Nouvelle-Aquitaine, Réseau interurbain des Pyrénées-Atlantiques | |
| modifier |
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Lancé en 2001, le projet est étudié et validé par la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées en 2009 et, après les phases de concertation et d'enquête publique obligatoires, il est déclaré d'utilité publique le . Après les élections municipales de 2014, le projet est modifié principalement sur son tracé en centre-ville, la déclaration d'utilité publique modificative est accordée en 2017.
La construction se déroule d' à et la ligne de bus, mise en service le , majoritairement en site propre, est destinée à faciliter les déplacements entre le nord et le sud de Pau. Fébus relie l'hôpital François-Mitterrand à la gare de Pau via le campus universitaire et le centre-ville, dessert quatorze stations sur six kilomètres et concentre 22 % de la fréquentation du réseau Idelis avec deux millions de voyages en 2024.
Nommée en l'honneur de Gaston III de Foix-Béarn dit Gaston Fébus, elle est la première ligne de bus à haut niveau de service au monde exploitée à l'aide de huit Van Hool ExquiCity 18 fonctionnant à l'hydrogène via une pile à combustible, dont la mise en service est décalée au (la ligne fonctionnant temporairement avec des autobus au diesel). Cet hydrogène est produit localement dans une centrale construite dans le dépôt.
En 2026, l'agglomération paloise acte la fin à moyen terme des bus à Hydrogène face aux difficultés d'entretien suite à la faillite de Van Hool et aux problèmes d'approvisionnement en hydrogène. Des Mercedes-Benz Citaro G hybrides et eCitaro G électriques viennent en renfort pour assurer le service.

Histoire
Chronologie
- 2001 : amorce du projet[1],[2].
- : vote du plan de déplacements urbains[1],[2].
- : vote favorable de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées pour lancer les études[3].
- 2009 : études[2],[4].
- : vote de l'agglomération pour réaliser la ligne[1].
- à : phases de concertation préalable[1].
- : reprise du projet par le Syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées (SMTUPPP)[5].
- du au : enquête publique[1],[6].
- : projet déclaré d'utilité publique[1],[6].
- : le SMTUPPP vote la modification du projet après les élections municipales[1],[3].
- à : construction du pont sur l'Ousse des Bois[7],[3].
- du au : une concertation préalable pour valider les modifications du tracé[8].
- du au : concertation publique sur la modification du projet[3],[9].
- : début du chantier[10].
- : déclaration d'utilité publique modificative accordée[5].
- : choix de Van Hool pour fournir des bus à hydrogène[11],[12].
- : présentation du design des véhicules et du nom de la ligne, Fébus[13].
- : fin des travaux majeurs d'infrastructure[14].
- : travaux d'infrastructure complémentaires[15].
- : mise en service avec des bus de location[16].
- : mise en service des bus à hydrogène[17].
- : inauguration officielle[18].
Études


Le projet de bus à haut niveau de service est initié en 2001 par le maire André Labarrère et est intégré au plan de déplacements urbains (PDU) voté le [1],[2]. En 2000, André Labarrère propose la création d'un tramway[21].
Le , la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées vote en faveur de la réalisation des études de définition et de faisabilité[3]. En 2008 également, François Bayrou propose la mise en place d'un tramway sur pneus[22].
Les études de faisabilité sont lancées en pour définir si le BHNS doit être en site propre intégral ou partiel et ciblé à des endroits stratégiques ; dans tous les cas il doit être équipé de la priorité aux feux[2],[4]. Elles ont lieu au cours de l'année 2009, tandis que le réseau de bus est réorganisé en 2010[3].
Plusieurs axes sont étudiés[2] :
- centre-ville - Zone d'activités de Serres-Castet via l'avenue Jean-Mermoz ;
- centre-ville - Zénith via l'allée Condorcet ;
- centre-ville - Hôpital François-Mitterrand via l'allée Condorcet ;
- centre-ville - Centre commercial Auchan via l'avenue du Général-Leclerc ;
- centre-ville - Lescar via le boulevard Charles-de-Gaulle ;
- centre-ville - Jurançon ;
- un axe de rocade via le cours Léon-Bérard.
L'axe nord-sud entre la gare de Pau et l'hôpital François-Mitterrand via le campus universitaire et le centre-ville est retenu de par le nombre important de grands équipements publics desservis, avec une fréquentation estimée de 10 000 voyageurs par jour pour près de 80 000 habitants résidant à moins de 500 m d'une station[2],[3]. Il suit également l'axe de la coulée verte imaginée par Léon Jaussely en 1929[2].
Plusieurs variantes de tracés sont étudiées au nord : celle finalement retenue desservant le quartier du Hameau et de l'hôpital François-Mitterrand via le boulevard de la paix, l'ajout d'une antenne complémentaire à la variante précédente jusqu'au zénith et le palais des sports via les allées Catherine de Bourbon et le boulevard du Cami-Sallé et une desserte à deux branches mais avec un tronc commun prolongé sur les allées Catherine de Bourbon, la desserte de l'hôpital se ferait par le nord et l'avenue de l'Europe[2].
Concertation et enquête publique
Le , la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées vote la réalisation de la ligne[1]. En , le Syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées (SMTUPPP) nouvellement créé reprend le projet[5].
En , un Irisbus Crealis Neo 18 du bus à haut niveau de service de Nîmes est présenté au public place d'Espagne[22].
Une concertation préalable est organisée en plusieurs phases entre et , notamment entre le et mi- et dont le bilan est approuvé par le SMTUPPP le [1],[5],[23].
En , la ville de Pau souhaite qu'une étude soit menée pour desservir plus finement le quartier du Hameau, que la ligne doit tangenter par l'avenue du Loup : deux variantes par l'avenue de Buros et le cœur du quartier sont étudiées puis retoquées en raison du surcoût engendré et du temps de parcours rallongé[2]. Le boulevard de la Paix est l'un des points de crispation : le projet nécessite d'élargir le boulevard à 20 m de large tel que prévu par le plan local d'urbanisme, nécessitant d'exproprier certains riverains et commerçants qui souhaitent à la place dévier la ligne par le boulevard de Hauterive[24].
Le conseil municipal de Pau vote en faveur des dispositions d'avant-projet le , malgré le vote contre de 14 élus dont deux de la majorité[25],[26].
L'enquête publique sur le projet (alors baptisé Bus-Tram[27]) est organisée entre le et le ; le commissaire-enquêteur émet ensuite un avis favorable sans réserve et le projet est déclaré d'utilité publique (DUP) le [1],[6]. La mise en service est alors prévue pour 2016[6].
Un sujet majeur aux élections municipales de 2014
| Images externes | |
| Le boulevard de la Paix | |
|---|---|
| Avant les travaux | |
| Après les travaux | |
Après les élections municipales de 2014 qui voient la majorité socialiste sortante être battue par la liste MoDem de François Bayrou[28], le projet est remis à plat dans l'objectif de réduire les coûts et l'impact des travaux en centre-ville notamment, tel que voté le par le syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées[1],[3]. En outre, l'hypothèse initiale d'une motorisation hybride diesel-électrique est abandonnée au profit d'une solution zéro émissions restant à définir[5].
Le projet a en effet été un sujet majeur de la campagne : si François Bayrou (MoDem) et Eric Saubatte (UMP) s'opposent au projet initial qu'ils jugent disproportionné, il ne fait pas non plus l'unanimité chez les écologistes (qui préfèrent prioriser la gratuité du réseau) ni même au sein de la majorité socialiste sortante entre ses partisans et ceux qui ne se prononcent pas[29],[30].
Nouvellement élu, François Bayrou fait par ailleurs retirer les panneaux promotionnels du projet, qualifiant l'appellation de Bus-Tram d'« escroquerie » en raison de l'utilisation du mot tram alors que le projet sera un système de bus[31]. Il annonce alors vouloir reprendre le tracé à deux branches vers l'hôpital et le Zénith par les allées Catherine de Bourbon et éviter le boulevard de la Paix où des expropriations sont nécessaires, abandonner le choix de bus de 18 m de long et tracer des voies de bus simplement délimitées par de la peinture et des plots pour réduire les coûts[31]. Il est toutefois contraint par l'obligation de débuter le chantier du « bus à haut niveau de service » (appellation qu'il préfère à celle de Bus-Tram de l'ancienne majorité) avant fin 2014 sous peine de perdre les subventions de l'État notamment[32]. L'opposition municipale rappelle en que la majorité nouvellement élue maintient finalement quasiment à l'identique un projet qu'elle qualifiait de « pharaonique » contrairement aux promesses de campagne de François Bayrou et qu'il est contraint par le cadre réglementaire d'un projet déjà déclaré d'utilité publique[33].
Premiers travaux et modifications du projet

Fin 2014, la construction du pont sur l'Ousse des Bois débute symboliquement, cet ouvrage est le premier réalisé pour la ligne[34]. Le chantier débute réellement en [7]. Long de 7 m et large de 13,8 m, sa construction s'est achevée en [3]. Il est situé sur la seule section de la ligne constituée de voies entièrement nouvelles, au cœur du pôle hospitalier[35].
Du au , une concertation préalable est organisée pour valider les modifications du tracé de la ligne[8].
Le , les élus palois se rendent à l'usine de Van Hool à Koningshooikt (Belgique)[36]. La motorisation électrique (avec recharge en ligne et au dépôt), alors jugée peu adaptée par les élus, est écartée au profit de l'hydrogène[5],[2],[3],[36].
Entre le et le , une concertation publique est menée suite au nouveau tracé proposé pour la ligne en sens Nord-Sud : le tracé initial par le sud de la rue Carnot jusqu'aux halles est abandonné, tout comme la station République - Laborde pour un passage rue Palassou pour rejoindre le sens Sud-Nord rue René-Cassin[3],[9]. Plus direct, ce nouveau tracé doit permettre d'économiser 15 millions d'euros (20 % du coût global) et est contesté par l'opposition qui rappelle que le tronçon abandonné passe par la partie la plus commerçante de la rue[9]. Dans le détail, la participation financière de la ville passe de 14 à 1,4 million d'euros avec ce nouveau trajet[1]. Réalisée dans un cadre juridique ne nécessitant pas une nouvelle DUP, cette modification permet ainsi de ne toucher ni au stationnement latéral ni aux accès du parking souterrain[37]. Il permet par ailleurs d'augmenter de près de 200 m le linéaire parcouru en site propre[3].
L'hypothèse d'un passage en double sens rue des Alliés a été étudiée et écartée en raison d'une intégration trop complexe par rapport à la largeur de la voirie[3].
Construction
Le chantier débute en sur la place d'Espagne et en sur la partie nord de la ligne[10], avant que la déclaration d'utilité publique modificative ne soit accordée le [5].
Quelques aléas de chantier ont été relevés, comme la découverte de tuyaux souterrains en amiante au rond-point Éric-Tabarly[38]. Le , le syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées (SMTUPPP) choisit le constructeur belge Van Hool associé à GNVert (Engie) pour la fourniture des huit bus à hydrogène et des infrastructures de production et de recharge[11],[12].
Le les véhicules, dessinés par Julien Gaubert (ancien directeur artistique de Courrèges), sont présentés au public tout comme le nom commercial : Fébus, en hommage à Gaston Fébus[13],[39]. Ce nom a été choisi par François Bayrou lui même, qui avait « l'idée en tête depuis deux ans »[40]. Le , la section en site propre au niveau de la place d'Espagne est ouverte à la circulation des autres lignes de bus[41]. Les derniers travaux majeurs sont achevés en [14].
En , des travaux complémentaires sont menés au niveau du rond-point situé entre le boulevard de la Paix et les allées Condorcet afin de rectifier les aménagements qui se sont avérés inadaptés au gabarit des véhicules[15]. Le véhicule est présenté pour la première fois à l'usine Van Hool en [36].
Mise en service avec des bus de location
La ligne F est entrée en service le où elle remplace en partie l'ancienne ligne Temporis T2, la plus utilisée du réseau[16],[14]. Les premiers mois d'exploitation de la ligne se sont faits à l'aide de bus articulés en location[Note 1], des deux bus articulés hybrides et de bus standards du réseau classique[Note 2][16],[44], en raison du retard de livraison des véhicules Van Hool[45].
Le premier véhicule est présenté au public le , au lendemain de sa livraison, sur la place de Verdun[46],[45]. La station de production d'hydrogène est mise en service le suivant[45].
Mise en service des bus à hydrogène et inauguration
Les huit bus à hydrogène Van Hool sont entrés en service le à 15 h avec une première journée (et le weekend suivant) en accès gratuit[17],[47]. Le président de la République Emmanuel Macron n'a pu venir contrairement au planning initial, perturbé par des grèves[48].
La ligne est officiellement inaugurée le , cette fois en présence d'Emmanuel Macron[18]. Initialement, l'inauguration était planifiée pour le à 19 h[49].
Lors du confinement de 2020 lié à la pandémie de Covid-19, les entreprises exploitant la station de production d'hydrogène rapatrient leur personnel, nécessitant la mise à l'arrêt de la station et celle des bus Van Hool ; la ligne continue à fonctionner avec des bus au diesel[50]. En conséquence, la station ne commence à fonctionner à plein régime qu'en et est victime de plusieurs pannes durant sa première année de service[51].
Entre 2021 et 2023, le parvis de la gare est réaménagé, profitant au Fébus qui bénéficie d'un terminus repensé[52].
Fin de la filière hydrogène
En 2023, l'agglomération paloise abandonne l'hydrogène pour les livraisons futures au profit des bus électriques à batterie, motivée par le développement des bus électriques et la baisse des subventions sur l'hydrogène[53].
En , le Syndicat mixte annonce vouloir renouveler à moyen terme et de façon anticipée la flotte par des bus électriques ou hybrides Diesel-électrique en raison de plusieurs facteurs : la faillite de Van Hool en 2024, le manque de fiabilité des véhicules (deux bus sont hors service sur les huit) et la station d'hydrogène dont le prestataire ne souhaite plus assurer l'entretien, sauf à renégocier à la hausse le contrat de maintenance[54].
La ligne
Tracé
Traversant la ville du nord au sud sur six kilomètres, allant de l'hôpital François-Mitterrand à la gare de Pau en passant par le centre-ville, Fébus (ou ligne F[5]) est la « colonne vertébrale » du réseau Idelis, avec un itinéraire en site propre sur 85 % de son trajet et de la priorité aux feux aux carrefours[14],[16]. En centre-ville, globalement au sud du boulevard d'Alsace-Lorraine, le Fébus est inclus dans le reste de la circulation automobile, permettant entre autres le maintien du circuit de Pau-Ville[3],[55].
Carte
Carte interactive de la ligne, représentée en orange #F18700 sur la signalétique officielle du réseau Idelis[56].

Identité visuelle
Dessiné par Julien Gaubert, le logo de la ligne dispose d'une typographie créée pour l'occasion aux lettres capitales F et E en rouge et B, U et S en jaune, reliées par un trait ondulant avec un dégradé allant du rouge au orange puis au jaune ; ce trait évoque à la fois le tracé de Fébus et la forme du pic du Midi d'Ossau[57],[58].
- Logo de Fébus.
- Le pic du Midi d'Ossau vu depuis le Pont-Long.
- Pictogramme de la ligne, tel qu'utilisé sur le plan et les fiches horaires du réseau.
Itinéraire
La ligne nait au cœur du pôle hospitalier parallèlement au boulevard de Hauterive et franchit l'Ousse des Bois, traversant le quartier éponyme puis tangente le quartier du Hameau par l'avenue du Loup puis emprunte le boulevard de la Paix pour rejoindre l'axe nord-sud ou coulée verte formé successivement par les allées Catherine de Bourbon et Condorcet puis l'avenue Dufau à l'ouest et le cours Lyautey à l'est[59],[3],[14].
La ligne entre dans le centre-ville et le quartier du Hédas via les rues Carnot et Palassou vers le sud et la rue des Alliés vers le nord[59]. Les deux sens se rejoignent rue René-Cassin puis Fébus poursuit sur les rues Despourrins et Jean-Monnet et traverse la place d'Espagne pour rejoindre le cours Bosquet puis les rues Gambetta et Léon-Daran[59].
La ligne descend ensuite la rue Louis-Barthou et l'avenue Léon-Say, en passant sous le pont du roi Oscar-II de Suède, puis bifurque sur l'avenue Napoléon-Bonaparte en suivant en sens inverse le tracé du circuit de Pau-Ville pour rejoindre son terminus, sur le parvis de la gare de Pau, après avoir franchi l'Ousse et être passé devant le funiculaire[59].
Stations
Liste des stations
La liste des quatorze stations desservies est la suivante[60] :
| Station | Coordonnées | Communes | Correspondances[60] | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ■ | Hôpital François Mitterrand | 43° 19′ 33″ N, 0° 20′ 49″ O | Pau | | ||||
| • | Cliniques | 43° 19′ 25″ N, 0° 20′ 52″ O | Pau | | ||||
| • | Buros - Le Hameau | 43° 19′ 19″ N, 0° 20′ 47″ O | Pau | |||||
| • | Boulevard de la Paix | 43° 19′ 13″ N, 0° 21′ 07″ O | Pau | |||||
| • | Catherine de Bourbon | 43° 19′ 15″ N, 0° 21′ 33″ O | Pau | | ||||
| • | Condorcet - Université | 43° 18′ 59″ N, 0° 21′ 40″ O | Pau | | ||||
| • | Tourasse - Cité Administrative | 43° 18′ 36″ N, 0° 21′ 48″ O | Pau | | ||||
| ■ | Saragosse | 43° 18′ 20″ N, 0° 22′ 00″ O | Pau | | ||||
| • | ↾ | Alliés - Alsace-Lorraine | 43° 18′ 14″ N, 0° 22′ 03″ O | Pau | | |||
| ⇃ | • | Place du Foirail | 43° 18′ 10″ N, 0° 22′ 07″ O | Pau | | |||
| ■ | Les Halles - Despourrins | 43° 18′ 00″ N, 0° 22′ 01″ O | Pau | | ||||
| • | Place d'Espagne - Bosquet | 43° 17′ 54″ N, 0° 22′ 00″ O | Pau | | ||||
| • | Barthou - Beaumont | 43° 17′ 41″ N, 0° 21′ 56″ O | Pau | | ||||
| • | Gare de Pau | 43° 17′ 31″ N, 0° 22′ 09″ O | Pau | | ||||
Les stations en gras servent de départ ou de terminus.
Aménagement des stations


La ligne bénéficie de 14 stations aux aménagements spécifiques à la ligne, s'inspirant de ceux des stations de tramway et tranchant avec les autres arrêts du réseau Idelis[14]. Toutefois, les stations Fébus partagent le cas échéant leurs quais avec les autres lignes du réseau[61].
Ces stations sont équipées d'abris de couleur marron équipés de distributeurs automatiques de tickets (DAT) permettant d'acheter des tickets à l'unité ou différents abonnements[45],[62]. Contrairement aux lignes classiques, il n'y a pas de vente de titres à bord des bus (le conducteur étant isolé par une cloison)[61],[63]. L'accès gratuit au Wi-Fi est également proposé[14].
Elles sont toutes équipées de bornes d'information aux voyageurs indiquant les arrivées des prochains bus en temps réel et l'info-trafic ; elles sont sous vidéosurveillance[45],[61]. De part et d'autre des quais des mâts d'éclairage public, en forme de totem et au design soigné accompagnent les stations[62].
Les abris et la commercialisation de leurs espaces publicitaires sont assurés par Cityz Media (ex-Clear Channel France)[64].
- Vue générale d'un arrêt dans son environnement.
- Vue générale d'un abri.
- Information voyageurs à un arrêt Fébus partagé avec les autres lignes : l'écran affiche ici les lignes Fébus et A (dimanche).
Parc relais
La mise en service de la ligne Fébus s'est accompagnée de la création de trois parc relais entre 2019 et 2020 dont deux situées sur la ligne : Cliniques avec 150 places (43° 19′ 28″ N, 0° 20′ 48″ O) et Catherine-de-Bourbon avec 320 places (43° 19′ 18″ N, 0° 21′ 18″ O) et le seul non desservi par la ligne Fébus, Stade du Hameau et ses 150 places desservi par la ligne T2 (43° 18′ 26″ N, 0° 19′ 36″ O)[65],[66].
Malgré leur gratuité, ces parkings restent largement sous-utilisés[67]. Rendus payants à l'été 2021, ils sont redevenus gratuits en lors de la hausse du prix du stationnement payant en centre-ville[68].
Exploitation
Horaires et fréquences
En 2026, la ligne Fébus fonctionne tous les jours, du lundi au jeudi de 6 h à 23 h, le vendredi et le samedi de 6 h à 1 h et les dimanches et jours fériés de 9 h à 23 h 30[61],[60].
En semaine entre 7 h et 19 h la fréquence est de huit minutes en heure de pointe et de dix minutes en heure creuse environ[61]. Le samedi et en soirée, la fréquence est d'un bus toutes les quinze minutes et les dimanches et jours fériés, elle est de 25 à 30 minutes environ[60].
Les bus relient l'hôpital François-Mitterrand à la gare de Pau en 18 minutes grâce à une vitesse commerciale de 18,36 km/h en 2022, inférieure aux estimations initiales de 21 km/h[5],[2]. Cette vitesse est obtenue grâce aux nombreuses sections en site propre et à la priorité aux feux, garantissant aux bus d'avoir un passage facilité aux carrefours[17].
Lorsqu'une compétition est organisée sur le circuit de Pau-Ville, l'exploitation de la ligne est perturbée car le circuit emprunte notamment l'avenue Napoléon où passe la ligne : le tronçon entre la gare et la place d'Espagne n'est pas desservi[69],[70].
Matériel roulant
| Images externes | |
| Intérieur du Fébus | |
| Véhicules en recharge au dépôt | |
| Schéma de la station de recharge | |



Le syndicat mixte des transports urbains Pau Porte-des-Pyrénées a choisi au début des années 2010 l'hydrogène comme carburant au détriment de l'électrique alors jugé peu adapté[2]. C'est la première ligne de bus à haut niveau de service au monde équipée de véhicules (de 18 mètres de long) dotés d'un moteur à hydrogène[2].
Cette technologie correspond aux objectifs de la loi de transition énergétique et ceux de la conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques (COP21)[71]. Ce choix s'inscrit dans la continuité de l'obtention par la capitale béarnaise du label territoire à énergie positive pour la croissance verte par le ministère de l'Environnement en 2015 et de la mise en place d'un Plan climat-air-énergie territorial (PCAET) en 2016[71].
La ligne est exploitée à l'aide de huit Van Hool ExquiCity 18, six en service et deux en réserve, portant initialement les numéros 9001 à 9008[17],[72], puis renumérotés 5001 à 5008[42],[73]. La pile à combustible est fournie par l'entreprise canadienne Ballard[45]. L'autonomie est de 240 à 300 kilomètres pour une recharge des réservoirs de 300 litres en dix minutes environ[48],[74],[71]. Le poste de conduite, à la position plus centrale que sur un bus classique, est isolé du reste de l'habitacle par une cloison[63].
Les huit bus pouvant accueillir chacun 125 personnes ont été dessinés par Julien Gaubert, ancien directeur artistique de Courrèges[48],[39]. Peints en gris et noir, ils possèdent chacun 32 places assises[75] avec des sièges en cuir et équipés d'appuie-tête[39],[76]. Les bus sont équipés de quatre portes coulissantes (en self-service, montée et descente possible par toutes les portes[55]), de grandes fenêtres, de prises USB, d'écrans d'information aux voyageurs et de caméras de vidéosurveillance[45],[63]. Les panneaux au-dessus des portes sont habillés d'un motif imitation bois et le plafond est constitué de plaques lumineuses[63].
Ils sont conduits par 48 conducteurs formés pour la mise en service de la ligne[77].
Les bus sont équipés de capteurs de fuite, faisant klaxonner très fort et faisant clignoter les phares, permettant d'identifier et d'alerter les secours, comme c'est arrivé en 2021 au dépôt[78].
Par ailleurs, quatre autres autobus à hydrogène ont été achetés à Van Hool pour équiper le reste du réseau, des véhicules du modèle A12 de 12 m de long[79].
Les Mercedes-Benz Citaro G hybrides et les eCitaro G électriques, du réseau classique, peuvent être également amenés à assurer des services sur la ligne[80]. Leur présence est rendue d'autant plus nécessaire qu'en 2026, deux Van Hool sont hors service en raison des difficultés de maintenance des véhicules (un important stock de pièces détachées ayant pourtant été constitué) qui devront être remplacés de façon anticipée[54],[81].
Remisage et entretien
Le remisage des véhicules est effectué au dépôt de la SPL STAP situé avenue Larribau à Pau, devant le centre scientifique et technique Jean-Féger (43° 19′ 14″ N, 0° 19′ 00″ O)[82],[83]. La maintenance est effectuée directement par le constructeur Van Hool durant les deux premières années de service, puis elle est transférée au personnel de l'exploitant[5],[45],[53]. Après la faillite de Van Hool en 2024, les activités de la firme belge dont le service après-vente, sont reprises par le néerlandais VDL Groep[84],[85] sauf pour la gamme ExquiCity où c'est le suisse Hess qui assure la vente des pièces détachées et les opérations de maintenance[86].
Pour l'occasion, le dépôt a été agrandi pour accueillir ces nouveaux véhicules : l'atelier a été reconstruit et une zone de remisage dédiée et voisine de la station de production et de recharge est construite entre et à l'arrière du terrain[87],[88]. Chaque emplacement est doté d'un point de recharge relié directement à la station[87]. Ils ont fait suite à une première phase entre et qui a concerné le poste de commande centralisé et les espaces de convivialité[87].
L'hydrogène est produit sur place par un électrolyseur (technique de l'électrolyse de l'eau), alimenté par des panneaux solaires, pouvant produire 268 kg d'hydrogène par jour sans émission de polluants[71],[89],[82]. La station de recharge, construite par ITM Power, est exploitée pour 15 ans par GNVert (filiale d'Engie)[45]. Elle peut stocker trois jours de production et peut, le cas échéant, être ravitaillée par camion[88]. En cas de panne, situation récurrente depuis le début de la ligne, l'achat d'hydrogène amené par camion est nécessaire et le prestataire refuse en 2026 de continuer à en assurer la maintenance sauf en échange d'un prix triplé ou quadruplé[54].
Tarification et financement

La tarification de la ligne est identique à celle du réseau Idelis classique et accessible avec les mêmes abonnements. Depuis , et ce uniquement sur la ligne, il est possible de payer directement avec sa carte bancaire via des valideurs dédiés[90].
Trafic
Le projet prévoyait une fréquentation quotidienne de 4 000 voyageurs à la mise en service et de 10 000 voyageurs à terme, de 13 000 voyageurs en 2030 et de de 16 000 voyageurs en 2046[2],[91]. En 2023, ce chiffre était de 8 500 voyageurs par jour[92],[91].
En 2024, plus de deux millions de validations ont été relevées sur la ligne, soit 22,4 % du trafic total du réseau Idelis ; à titre indicatif la ligne de bus T2 (l'une des plus fréquentées hors Fébus) atteint le million de validations[93],[94]. À son ouverture, le trafic annuel était estimé à 1,2 million de voyages[48].
Accidents
Le rond-point Éric-Tabarly est un point noir de la ligne, plusieurs accidents ont eu lieu à cet endroit, poussant l'exploitant à proposer des améliorations au syndicat mixte des transports en 2024[95]. La ligne cumule 18 % des accidents du réseau Idelis en 2021[5].
En 2025 suite à un accident mortel entre un cycliste et une voiture, des aménagements sont annoncés sur l'ensemble des giratoires de la ligne[96].
Autour de la ligne
Récompenses
Fébus a été récompensé par de nombreux prix, 5 au total, notamment pour son choix de l'hydrogène.
- prix Transports durables des Trophées de la transition énergétique 2018[97].
- premier prix (Grand Award Bus) du salon international Busworld Europe à Bruxelles en [98].
- également obtenu lors de cette même édition de Busworld Europe, le prix de meilleur bus écologique (Ecology Label)[98].
- Marianne d'or du développement durable reçue le , avec 17 autres projets[99].
- prix Hydrogénie reçu le dans la catégorie Service de transport aux voyageurs[100].
Réaménagement urbain
La création de Fébus s'est accompagnée du réaménagement des axes traversés et la création du parc Léon-Jaussely[101]. La place de la voiture a également été réduite et six kilomètres d'aménagements dédiés aux vélos ont vu le jour[101],[3]. Il contribue également à l'amélioration du cadre de vie du quartier Ousse-des-Bois venant alors d'être rénové[14].
Les aménagements ont permis de requalifier la voirie, par endroit dépourvue de trottoirs, moyennant son élargissement et par endroit la démolition de certaines maisons[62]. En outre, six hectares de végétation et 572 arbres sont créés ou plantés[3].
Coût du projet
Fébus a coûté au total 74 millions d'euros. Une partie a été subventionnée par plusieurs acteurs publics à hauteur de 17,7 millions d'euros (7,51 millions par l'État, 5,9 millions par l'Europe, 1,722 million par la communauté d'agglomération Pau Béarn Pyrénées, 1,4 million par la ville de Pau, 900 000 euros par la région Nouvelle-Aquitaine et 326 000 euros par le département des Pyrénées-Atlantiques) et le reste est financé par le versement mobilité[87],[102].
Les bus et la station d'hydrogène ont coûté 13 millions d'euros, le coût des travaux s'élève lui à 55 millions d'euros et le reste de l'enveloppe (6 millions d'euros) est constitué de « coûts annexes »[103]. Le coût d'achat des bus a été critiqué par l'opposition qui l'a jugé trop élevé[104].
Plus de 520 000 euros d'indemnisations ont été versés à 22 commerçants et une association impactée par le chantier[105].
Extensions étudiées

Des extensions au nord et au sud ont été étudiées :
- côté nord, la desserte du Zénith de Pau soit via une antenne se débranchant des allées Catherine de Bourbon soit en prolongement de la ligne existante depuis son terminus actuel, via un nouvel accès à l'hôpital depuis la rocade nord[1] ;
- côté sud, depuis la gare de Pau vers le quartier des Rives du Gave, avec un terminus place Gambetta à Bizanos[1],[106].
Si en 2011 l'idée d'une seconde ligne est-ouest était encore évoquée[22], l'agglomération planifie depuis quatre axes « Chronobus », inspirés du concept nantais et étudiés dès 2020, prévoyant des améliorations sur la régularité et l'efficacité du réseau de bus classique[107].
À proximité
La ligne Fébus dessert, du nord vers le sud, les lieux d'attraction suivants : l'hôpital François-Mitterrand, le lycée Saint-John-Perse, l'université de Pau et des pays de l'Adour, la technopole Hélioparc, la cité administrative, les halles de Pau, le pôle culturel du Foirail, l'hôtel des Postes, le lycée Louis-Barthou, le palais Beaumont, l'ancien hôtel Continental, le funiculaire ainsi que divers centres commerciaux le long de la ligne[59],[3],[14].
