Transports en commun de Pau
réseau de transport en commun de la Communauté d'agglomération Pau Béarn Pyrénées
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Les transports en commun de Pau, exploités sous le nom Idelis (stylisé en IDELIS), sont un réseau de transport en commun desservant 37 communes de l'agglomération paloise et plus de 190 000 habitants dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine en France.
: apparition du nom Idelis
| IDELIS | ||
Logo du réseau IDELIS. | ||
Un Irisbus Citelis 12 à Jurançon devant la cave des producteurs du vin éponyme. | ||
| Situation | ||
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| Type | Autobus, transport à la demande | |
| Entrée en service | : début des autobus : apparition du nom Idelis |
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| Longueur additionnée des lignes | 382,8 km (en 2024) | |
| Lignes | 19 (réseau régulier) | |
| Arrêts | 819 points d'arrêt (réseau régulier) | |
| Véhicules | + de 100 bus | |
| Fréquentation | 10 105 350 voyages (en 2024) | |
| Autorité organisatrice | Syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités | |
| Exploitant | SPL STAP | |
| Site Internet | www.idelis.fr | |
| Lignes du réseau | voir en détail Services annexes : IDEcycle, Funiculaire |
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| Réseaux connexes | Cars Région Nouvelle-Aquitaine, TGV, Intercités, TER Nouvelle-Aquitaine | |
Plan du réseau IDELIS depuis . | ||
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De 1897 à 1931 la capitale béarnaise a été desservie par un réseau de tramway exploité par la SBTU, puis par les autobus par la SBTA. Essentiellement cantonné à la ville de Pau à ses débuts, il se développe à l'échelle de l'agglomération après 1980 et la création de la STAP qui exploite le réseau depuis cette date. En 2010, le réseau change de nom commercial pour devenir Idelis et est complété par un service de vélos en libre-service, IDEcycle. Depuis 1908, la ville compte également un funiculaire, classé monument historique en 2023.
Organisé par le syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités, il est exploité par la SPL STAP et est constitué depuis 2019 d'une ligne de BHNS (Fébus), de seize lignes régulières en semaine (4 le dimanche) et de divers services comme la navette de centre-ville Coxitis, le transport à la demande ou les lignes scolaires.
Histoire
1897-1931 : le tramway
Si la gare de Pau ouvre en 1863 dans la vallée du gave de Pau, elle reste longtemps sans liaison avec le centre-ville[1].
De 1897 à 1931, la ville de Pau a été desservie par un réseau de cars Ripert à traction hippomobile puis dès 1900 par des tramways électriques, tous exploités par la Société béarnaise des tramways urbains (SBTU)[2],[3].
Le service des cars Ripert débute le sur sept lignes, rapidement déduite à quatre face aux nombreux déficit d'exploitation[2],[1].
Entre le et le , trois nouvelles lignes de tramways électriques voient le jour[4]. Le réseau n'évoluera pas durant le reste de son existence, la SBTU refusant les demandes d'extension de la ville[4].
Vétuste et concurrencé par le développement de l'automobile, le réseau est condamné par la décision du conseil municipal du de racheter la concession et de remplacer les tramways par des autobus[4],[5],[6],[3]. L'exploitation est arrêtée le [4],[5],[7].
Depuis 1908 : le funiculaire

Envisagé dès les années 1870 sous la forme d'un escalator puis d'un funiculaire dans les années 1880, le projet tarde à se concrétiser en raison des nombreuses oppositions des riverains, du Touring club de France et même de l'exploitant du tramway, la SBTU[8],[9].
La ligne ouvre finalement le à 7 h et est exploitée par la Société anonyme du funiculaire électrique de Pau[8],[10],[11],[9].
Son exploitation sera mouvementée durant plus de 50 ans avec de nombreuses périodes de fermetures (années 1920, 1950, 1970) où la ligne manque de peu d'être démantelée : elle est reprise en 1922 par la Société nouvelle du funiculaire électrique de Pau après un an de fermeture[12], puis entre 1952 et 1954 où la ville en récupoère l'exploitation en régie directe[12], entre 1960 et 1961 pour modernisation et changement des cabines[12],[13],[10] puis entre 1970 et 1978 où il devient gratuit depuis lors[12],[9],[13]. Une dernière interruption longue a lieu entre 1993 et 1996 suite à la découvertes de désordres et de malfaçons[12].
À une date inconnue, l'exploitation en régie directe est transférée par la ville au Syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités[14], tandis que les éléments constitutifs du funiculaire sont protégés au titre des monuments historiques par un arrêté du [15].
1931-1945 : les premiers autobus
Le , deux jours après l'arrêt du tramway, les autobus de la Société béarnaise de transports automobiles (SBTA) commencent à sillonner les rues de la capitale du Béarn avec trois lignes suivant globalement les anciennes lignes de tramway[5].
Dès le , l'offre de la ligne 2 sur la route de Bordeaux est allégée pour renforcer la ligne 1 et combler le déficit d'exploitation, tandis que l'exploitation passe de deux à un agent à bord (le conducteur)[5],[16]. Le suivant, un service vers l'hippodrome du Pont-Long est créé via un partenariat avec le chemin de fer de Pau-Oloron-Mauléon[5],[16]. En outre, le réseau souffre de nombreuses critique sur le manque de capacité des bus, des fréquences où l'impossibilité de monter avec des gros bagages contrairement aux tramways, pénalisant les paysans de Jurançon montant aux halles[5].
Le réseau se développe vers les communes voisines grâce à la mise en place de subventions à la SBTA : le vers Bizanos et le vers Jurançon[16]. La commune de Gelos propose dès d'établir un syndicat intercommunal mais cette idée reste lettre morte[16].
Pour Lescar, c'est l'entrepreneur privé Gaston Sansous qui met en place une ligne reliant sa commune à Pau en autocar[16]. Pour la SBTA en revanche, les recettes baissent et les relations avec la ville de Pau se tendent au point qu'elle envisage de casser la concession au profit d'un autre exploitant[16]. Un accord entre les deux parties est signé le pour réduire l'offre, augmenter les tarifs et réduire la participation de la ville au déficit de l'exploitant, ainsi que de régler le cas des dessertes de Bizanos et Jurançon qui sont officialisées[16]. En , la ligne 1est scindée en deux face au déséquilibre de la fréquentation entre ses deux sections[17].
Le déclenchement de la seconde Guerre mondiale bouleverse le réseau, qui est suspendu le et soumis aux réquisitions mais est relancé pour quelques mois avec des véhicules au gazogène mais le service est à nouveau suspendu le , tandis que la SBTA exploite des lignes départementales à la place en partenariat avec l'union des transporteurs pyrénéens (UTP)[16],[18]. Le la priorité est donnée pour reprendre le service entre la Route de Bordeaux et la Croix du Prince, soit les quartiers les plus densément peuplés, en fusionnant des tronçons des lignes 1 et 2[16],[18],[19].
| 2 mai 1931[7] | 2 septembre 1937[19] |
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1945-1979 : après la guerre
L'offre mise en place en 1942 subsistera jusqu'en 1947 avec le parc d'avant-guerre devenu vieillissant[19].
Le , la concession de la SBTA est transformée en régie intéressée puis les lignes vers les communes extérieures sont supprimées au profit de transporteurs privés[18]. Le réseau retourne à son fonctionnement à trois lignes de 1931[19].
Recentré sur ses trois lignes initiales, le réseau se développe en 1959 avec la ligne 4 vers la cité Fouchet et le boulevard Tourasse puis un service vers la Cité des Fleurs le , qui devient la ligne 5 (Place Clemenceau - Cité des Fleurs - Hameau) en [18],[19].
Les premiers services dominicaux sont créés le à titre expérimental puis pérennisés à l'automne[18]. La ligne Pau-Gelos est relancée début 1961 grâce à une convention bipartite et, après une période de suspension suite à l'avis défavorable du comité technique départemental des transports lui même contesté par les municipalités, le service est pérennisé tandis que la ligne de Jurançon est rouverte en 1963 puis, le , Bizanos retrouve également sa ligne vers Pau selon le même système de conventions[18],[20].
Durant les années 1960, les lignes sont modifiées pour suivre l'urbanisation de la ville : lotissements Coopétrol, chemin des Cailles, rue Gavarnie , etc.[20]. toutefois, dès 1965 le réseau n'évolue qu'à la marge jusqu'en 1979 avec seulement cinq lignes pour 125 000 habitants et un parc de bus vieillissant[21],[22].
| septembre 1961[21] | 1965[21] |
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1980-1999 : la STAP et le SITAP

Le , la concession de la SBTA arrive à son terme et la ville décide de ne pas la renouveler[20]. En début d'année, elle créé un syndicat d'études qui devient un syndicat intercommunal en : le Syndicat intercommunal des transports de l'agglomération paloise ou SITAP, qui devient l'autorité organisatrice des transports sur ses huit communes membres (Billère, Bizanos, Gelos, Jurançon, Lescar, Lons, Mazères et Pau) afin de mettre en place un réseau intercommunal cohérent et adapté à l'agglomération paloise[20].
Pour l'exploitation du réseau, la SBTA est remplacée le par une société d'économie mixte, la Société des transports de l'agglomération paloise ou STAP, dont l'actionnaire majoritaire (65 %) est le SITAP et compte comme actionnaire privés la CCI et les banques Caisse d'Épargne et Crédit agricole[20].
Dès lors, l'offre du réseau augmente de 87,3 % entre 1979 et 1983 avec la mise en service progressive des lignes vers les communes qui ont rejoint le SITAP à sa création, permettant enfin au réseau de répondre aux besoins de l'agglomération[23],[22]. Le réseau est ensuite rationnalisé en 1984 avec la diamétralisation de cinq lignes afin de supprimer les correspondances place Clemenceau qui reste toutefois le cœur du réseau[23]. L'année 1983 voit l'apparition des bus articulés, utilisés dans les années 1990 sur la ligne 3[24].
Le , le service de TPMR voit le jour[23]. Le , le réseau se dote d'un SAEIV et de bornes d'information en temps réel installées aux Halles et sur la place Clemenceau[23].
Le , une nouvelle restructuration continue le travail d'optimisation et de rationalisation de l'offre engage en 1984 avec un service recentré sur 9 lignes et l'antenne 1R grâce à de nouvelles diamétralisations de lignes et l'apparition de couleurs pour les identifier[23],[25].
En , la STAP consulte sur trois jours ses usagers pour mieux connaitre leur avis : les principales critiques concernent l'offre inexistante en soirée après 20 h et le dimanche, les fréquences et la capacité des bus[23],[26].
En 1995, le réseau continue de s'étendre vers de nouveaux quartiers notamment à Billière et Lons[23],[26]. En 1997, les lignes 2, 4 et 6 sont renforcées pour mieux desservir l'université et la ligne 7 est prolongée via une navette en minibus au quartier des Pyrénées à Bizanos[26].
| 1984[23] | [23],[25] |
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Le réseau est complété par neuf lignes scolaires dans les années 1990[27].
1999-2009 : la STAP et la communauté d'agglomération


En 1999, la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées est créée et succède au SITAP en tant qu'autorité organisatrice des transports urbains[28].
En , les lignes 10, 11 et 12 sont crées pour desservir les communes de Gan, Idron, Ousse et Sendets qui ont rejoint l'agglomération[28]. En parallèle, une offre dominicale et nocturne (Noctambus) est recrée avec neuf lignes désignées par des lettres de A à I voit le jour ; ce service est réduit en aux seules lignes A et B faute de fréquentation[28],[29]. La desserte du quartier des Pyrénées par la ligne 7 et certains arrêts des lignes 11 et 12 est assurée en transport à la demande « Taxibus »[30].
En , plusieurs services voient le jour : la « citadine » (entre le cimetière, le centre-ville et le stade nautique[31]) ou navette de centre-ville, L'« Ovaligne » pour desservir le stade du Hameau les jours de match de la Section paloise (entre Lescar, les Halles et le stade[29]) et le « Studibus » entre la gare, les résidences universitaires et le campus[28]. En , la ligne 12 est prolongée à Artigueloutan qui a également rejoint l'agglomération[28].
Le , le point central du réseau quitte son site historique de la place Clemenceau pour rejoindre le nouveau « pôle Bosquet » (réparti entre le cours Bosquet et la place d'Espagne) après une période transitoire au « pôle Foch » durant les travaux de piétonnisation du centre-ville engagés en 2004[28].
En , la « Citadine » devient la ligne 13[32]. En une nouvelle navette gratuite de centre-ville, la « Coxity » voit le jour[32].
| En semaine | Soir et dimanche |
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2010-2019 : Idelis première version
Le , le syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées (SMTUPPP) est créé par arrêté préfectoral et reprend la compétence transport à la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, qui en est membre, tout comme la communauté de communes du Luy-de-Béarn et les communes d'Aressy, Morlaàs, Serres-Morlaàs et Uzein[14].
Le , le réseau palois est restructuré et change de nom pour devenir Idelis : hiérarchisation des lignes en trois familles (Temporis, Proxitis et Corollis), la navette de centre-ville Coxitis (nouveau nom de la Coxity[35], qui a failli se nommer Electris[36]) et le nouveau transport à la demande Flexilis[37]. Handistap est quant à lui renommé Libertis et l'aéroport est désormais desservi par une ligne régulière (la P20)[38].
Deux nouveaux services complémentaires au réseau de bus sont lancés : l'autopartage IDElib' le et les vélos en libre service IDEcycle le [39],[40],[41].
Ce réseau inaugure le concept d'un pôle d'échanges à la gare de Pau qui voit sa desserte améliorée, d'une desserte étendue au delà des limites de la communauté d'agglomération et des lignes de rocade (les Corollis) entre les quartiers périphériques sans passer par le centre-ville[32],[42].
Ayant nécessité deux ans d'études, le réseau Idelis a vu son nombre d'arrêts revu, avec 84 créations pour 42 suppressions et des couloirs bus ont vu le jour, notamment en centre-ville[43],[44]. Ce réseau est un succès avec une hausse de 40 % de la fréquentation[45].
Entre et , l'offre est adaptée pour tenir compte des remarques des voyageurs : nouveaux horaires pour les lignes T1, C12 et C13, inversion des trajets des lignes P7 et P8 à Lescar, la P23 dessert la gare puis à l'été 2011 les lignes P8 et C14 inversent leurs trajet à Bizanos, la P7 est modifiée à Lons et la C14 est étendue dans Gelos[46]. Par ailleurs, la Coxitis change deux fois d'itinéraire en sept mois[46].
En , les services express des lignes P8 et P11, victimes des embouteillages, sont supprimés et le , la ligne P22 est prolongée pour mieux desservir Morlaàs[45]. L'année 2014 voit la mise en place d'une billettique entièrement sans contact et, le , le service d'autopartage IDElib' est arrêté en raison de sa faible fréquentation[47],[48].
En 2015, l'exploitation de la navette Coxitis est désormais assurée avec des minibus électriques, d'anciens véhicules au Diesel sont alors conservés en réserve[49].
Le , le réseau subit d'importantes modifications, notamment pour tenir compte des travaux du futur BHNS mais aussi adapter l'offre : fusion des lignes P6 (Zénith - Lescar) et P21 (Serres-Castet - Pôle Bosquet) en une unique ligne P6 (Lescar - Serres-Castet), la ligne P5 reprenant la desserte du Zénith, et la navette Coxitis dessert la place Clemenceau à la demande des commerçants[50]. Le service Flexilis est étendu à de nouvelles communes et passe de deux lignes à trajet fixe à quatre zones de desserte, sous-traité à Béarn Pyrénées Voyages[51],[52].
Le , la section en site propre du futur BHNS au niveau de la place d'Espagne est ouverte à la circulation des autres lignes de bus qui sont adaptées en conséquence[53].
| Au [54] | Au [55] |
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- Réseau en 2010.
- Réseau en 2011.
- Réseau en 2012.
- Réseau en 2013 et 2014.
- Réseau en 2015.
- Réseau en 2016.
- Réseau en 2017.
- Réseau en 2018.
Depuis 2019 : Idelis à l'ère de Fébus

Le , le nouveau réseau accompagnant la mise en service du Fébus est mis en service avec quatre lignes structurantes Temporis (T1 à T4), fonctionnant le dimanche, et douze lignes de proximité (5 à 16) remplaçant les anciennes lignes Proxilis et Corollis et le maintien de la navette Coxitis ; en soirée, cinq lignes A à E complètent le Fébus[56]. Si Fébus remplace une bonne partie de l'ancienne T2, la desserte de Jurançon est reprise par la T1 profondément remaniée et la ligne T4 remplace l'ancienne P4 ; à l'inverse, Aressy perd sa ligne régulière au profit d'un report sur le réseau régional[57]. Les lignes 10, 15, 16 et les lignes de soirées A à E sont sous-traitées à Keolis TPR ce qui n'est pas sans provoquer des plaintes des voyageurs, l'entreprise utilisant ses propres bus sans suivi en temps réel voire sans aucune livrée ou information à bord au début[58],[59]. Flexilis est quant à lui sous-traité à Béarn Pyrénées Voyages[51].
En en raison de la pandémie de Covid-19 et de ses confinements, l'offre du réseau est drastiquement réduite avec jusqu'à 1 bus sur 2 supprimés au plus fort des restrictions[60].
Le , la « navette Emmaüs » est mise en service pour desservir la communauté Emmaüs de Lescar, tandis que le réseau retrouve son fonctionnement normal après la pandémie de Covid-19[61]. Testée à partir du , la desserte de Sauvagnon par une branche de la ligne 10 est pérennisée à la même date[62],[63].
Le , le service Ovaligne est étendu à tous les matches au stade du Hameau[64].
Le , le réseau voit son offre régulière réduite au profit du transport à la demande, désormais nommé Idelis à la demande : la ligne 15 en journée et les lignes de soirée A à E, par ailleurs sous-traitées, disparaissent ainsi car selon l'exploitant, elles mobilisaient une dizaine de bus pour 50 voyageurs en moyenne[65],[66]. La ligne 10 est scindée en deux lignes, la 10 vers Serres-Castet et la 17 vers l'aéroport[65],[66]. L'offre dominicale est également revue, les lignes Temporis laissent place à quatre lignes A à D rayonnant au départ du pôle Bosquet[67]. Enfin, la sous-traitance du réseau urbain à Keolis TPR est arrêtée, la STAP reprenant l'ensemble des services[68] ; la sous-traitance du transport à la demande à Béarn Pyrénées Voyages a vraisemblablement du être arrêtée en même temps.
| Au |
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- Réseau en 2019 et 2020.
- Réseau en 2021.
- Réseau en 2022.
- Réseau en 2023.
- Réseau en 2024.
- Réseau depuis janvier 2025.
Identité visuelle
- Logo de 1980 à 2000.
- Logo de 2000 à 2010.
- Logo de 2010 à 2019.
- Logo depuis 2019.
Le réseau
Présentation

Le réseau Idelis, dont l'offre est conçue par son autorité organisatrice de la mobilité, le syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités, est construit autour de la ligne à haut niveau de service Fébus et de 18 lignes régulières dont les quatre lignes structurantes Temporis (T1 à T4) et douze lignes de proximité (5 à 14, 16 et 17) dont trois lignes de rocade (12 à 14) reliant entre eux des quartiers périphériques, configuration peu courante en France sur une agglomération de cette envergure[59]. Enfin deux lignes spécifiques existent, la navette de centre-ville Coxitis desservant le secteur piétonnier du centre-ville et la navette permettant de se rendre à la communauté Emmaüs[59]. Ce réseau de semaine couvre ainsi 342,8 km de lignes en 2024[59]. Les dimanches et jours fériés, l'offre est nettement réduite autour de Fébus et de quatre lignes A à D recentrées sur Pau et desservant en partie Billière, Lescar et Lons[59].
L'organisation globale du réseau est principalement radiale autour d'un point central qui est le pôle Bosquet, situé cours Bosquet et place d'Espagne, qui a succédé au pôle central historique de la place Clemenceau en [59].
Un accord avec la région Nouvelle-Aquitaine permet l'emprunt des lignes d'autocars régionales 520, 521, 522, 524, 530, 531, 533, 534 et 535 avec les titres de transport Idelis sur le périmètre du réseau[73]. Cet accord bénéficie aux communes d'Arbus, Aressy, Artiguelouve, Denguin, Laroin, Meillon, Navaille-Angos, Rontignon et Uzos[74].
Cadre administratif
Le réseau est organisé par le syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités, autorité organisatrice de la mobilité créée par arrêté préfectoral le et dénommée Syndicat mixte des transports urbains Pau-Porte des Pyrénées (SMTUPPP) jusqu'en 2019[14].
Depuis 2017, le ressort territorial de l'autorité organisatrice et donc le périmètre desservi concerne les 31 communes de la communauté d'agglomération de Pau Béarn Pyrénées et les communes de Montardon, Morlaàs, Navailles-Angos, Sauvagnon, Serres-Castet et Serres-Morlaàs soit un total de 37 communes et plus de 190 000 habitants en 2026[14],[75]. Seules les 18 communes d'Artigueloutan, Billère, Bizanos, Gan, Gelos, Idron, Jurançon, Lée, Lescar, Lons, Mazères-Lezons, Montardon, Morlaàs, Ousse, Pau, Sauvagnon, Sendets et Serres-Castet disposent d'une desserte par le réseau régulier (pour Uzein, seul l'aéroport de Pau-Pyrénées est desservi), les autres sont couvertes par le transport à la demande[74].
Le réseau est exploité depuis le par la SPL STAP, société d'économie mixte (SEM) devenue société publique locale (SPL) le , qui dispose d'une assistance technique par le groupe Keolis[76],[20],[77]. La SPL est détenue à 95 % par le syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités et à 5 % par la ville de Pau[78].
L'exploitation se fait par un contrat de service public liant la SPL à son autorité organisatrice, renouvelé le pour six ans[79].
La ligne Fébus
La colonne vertébrale du réseau Idelis est la ligne Fébus qui fonctionne tous les jours y compris en soirée[80].
| Ligne | Terminus | Matériel roulant |
|---|---|---|
| | Pau — Hôpital François Mitterrand ⥋ Pau — Gare de Pau | Articulés |
Les lignes régulières en semaine
Les quatre lignes « Temporis » fonctionnent du lundi au samedi de 6 h 30 à 21 h 30[82].
Les douze « lignes de proximité inter-quartiers » fonctionnent du lundi au samedi de 6 h 45 à 20 h 30[83].
En outre, le centre-ville palois est desservi par une navette gratuite, la « Coxitis » qui fonctionne du lundi au samedi de 7 h 10 à 20 h 10[84].
Enfin, la navette vers la communauté Emmaüs de Lescar fonctionne les mercredis et samedis uniquement[85].
| Ligne | Terminus | Matériel roulant |
|---|---|---|
| | Jurançon — LP A. Campa ⥋ Pau — Cité multimédia | Standards |
| | Lons — Perlic ⥋ Pau — Stades du Hameau | Articulés, standards |
| | Lescar — Soleil ⥋ Pau — CST Jean-Féger | Standards |
| | Lons — Hauts du Perlic ⥋ Pau — CST Jean-Féger | Standards |
| | Mazères-Lezons — L'Arriou ⥋ Pau — Zénith | Standards |
| | Serres-Castet — Liben ⥋ Bizanos — Laurets | Standards |
| | Lescar — Soleil ⥋ Bizanos — Beau Soleil (⥋ Artigueloutan — Salle des fêtes à certains services) | Standards |
| | Idron — Mairie ⥋ Lescar — Collège S. Palay (⥋ Poey-de-Lescar — ZA D817 à certains services) | Standards |
| | Morlaàs — Communauté de communes ⥋ Pau — Rives du Gave | Standards |
| | Sauvagnon — Arzacq ⥋ Pau — Bosquet | Standards |
| | Gan — Le Neez ⥋ Idron — Domaine du Roy (⥋ Sendets — Mairie à certains services) | Standards |
| | Lescar — Quartier libre ⥋ Pau — Porte des Pyrénées via l'université | Standards |
| | Lescar — Soleil ⥋ Pau — EFS via l'université | Standards |
| | Jurançon — Corps Franc Pommiès ⥋ Pau — Porte des Pyrénées via le lycée Saint-John-Perse | Standards |
| | Montardon — École ⥋ Pau — Bosquet | Standards |
| | Uzein — Aéroport Pau-Pyrénées ⥋ Pau — Bosquet | Standards |
| | (La Coxitis) Navette circulaire du centre-ville de Pau au départ de Place de Verdun - Camou | Minibus |
| | (Navette Emmaüs) Lescar — Village Emmaüs ⥋ Pau — Bosquet | Standards |
- L'ancienne ligne T2 en 2014.
- La ligne 8 en 2020.
- La Coxitis en 2026.
- Plan de la Coxitis en 2026.
Les lignes régulières du dimanche
Les dimanches et jours fériés, en plus de Fébus, quatre lignes fonctionnent de 9 h à 21 h 30[86].
Le réseau scolaire
Depuis 2010, le réseau scolaire se nomme Scolaris et est délégué à la STAP, qui en sous-traite la totalité des services à des exploitants privés (Béarn Pyrénées Voyages, Caralliance, CITRAM Pyrénées, Miegebielle, Pyrénées-Tours, SOBETRA, Titi Floris, TPO et Keolis TPR)[87].
Ce réseau de 72 lignes transporte annuellement plus de 500 000 élèves[87]. Les autocars affectés à ces lignes sont identifiés par une pancarte Scolaris et la destination affichée sur la girouette, les véhicules étant en effet aux couleurs de leur propriétaire et non du réseau[87].
Les circuits desservant les lycées sont ouverts à tous les voyageurs sous réserve de places restantes, les autres sont réservés aux élèves[88].
| Établissement | Commune | Lignes |
|---|---|---|
| Collège Bois d'Amour | Billère | 103, 104, 104 Bis |
| Collège Clermont | Pau | 107 |
| Collège E. Gabard | Jurançon | 302, 303, 304, 305, 311, 314, 315, 607, 608, 609 |
| Collège Jeanne-d'Albret | Pau | 100, 101, 102, 413, 503 |
| Collège de la Hourquie | Morlaàs | 505, 506 |
| Collège des Lavandières | Bizanos | 400, 401, 402, 403, 404 |
| Collège M. de Navarre | Pau | 306 |
| Collège Notre-Dame | Lescar | 601, 602, 603, 604, 605, 701, 702, 703, 704 |
| Collège René Forgues | Serres-Castet | 201, 202, 203, 204, 205, 208, 211 |
| Collège Simin Palay | Lescar | 105, 105 Bis, 106, 207, 207 Bis, 601, 602, 603, 604, 605, 701, 702, 703, 704 |
| Collège Saint-Joseph | Jurançon | 302, 303, 305, 310, 311, 314, 315, 607, 608, 609 |
| Institut Saint-Dominique | Pau | 206, 206 Bis, 209, 212, 300, 502, 600, 608, 609, 700 |
| Lycée professionnel A. Campa | Jurançon | 300, 301, 607 |
| Lycée Immaculée-Conception | Pau | 209, 212, 300, 310, 502, 600, 608, 609, 700 |
| Lycée J. Monod | Lescar | 105, 105 Bis, 106, 200, 207, 601, 602, 603, 604, 605, 606, 701, 702, 703, 704 |
| Lycée L. Barthou | Pau | 206, 206 Bis, 209, 210 Bis, 212, 301, 306, 310, 312, 313, 405, 411, 412, 500, 600, 608, 609, 700 |
| Lycée Saint-Cricq | Pau | 206, 206 Bis, 209, 210 Bis, 212, 301, 306, 310, 312, 313, 405, 411, 412, 500, 600, 608, 609, 700 |
| Lycée H. Baradat | Pau | 206, 206 Bis, 210, 210 Bis, 212, 300, 412, 502, 600, 608, 609, 700 |
| Lycée Saint-John-Perse | Pau | 206, 206 Bis, 210, 210 Bis, 212, 300, 412, 502, 600, 608, 609, 700 |
| Lycée agricole | Montardon | 206, 206 Bis, 504 |
| Lycée professionnel Haute Vue | Morlaàs | 108, 501, 505, Taxi no 1 |
| RPI | RPI 2001 (écoles d'Aubertin et de Saint-Faust), RPI 2002 (écoles de Siros et d'Aussevielle) |
La numérotation des lignes est liée à la commune de départ, avec quelques communes à cheval sur plusieurs zones[88].
| Lignes | Communes |
|---|---|
| 100-199 (centre) | Billère, Pau, Lescar, Lons |
| 200-299 (nord) | Montardon, Navailles-Angos, Serres-Castet, Sauvagnon, Uzein |
| 300-399 (sud) | Bosdarros, Gan, Gelos, Jurançon, Mazères-Lezons, Rontignon, Uzos |
| 400-499 (est) | Aressy, Artigueloutan, Bizanos, Idron, Lée, Meillon, Ousse, Sendets, Serres-Morlaàs |
| 500-599 (nord-est) | Morlaàs, Idron, Lée, Ousse, Sendets, Serres-Morlaàs |
| 600-699 (sud-ouest) | Arbus, Artiguelouve, Aubertin, Laroin, Saint-Faust |
| 700-799 (nord-ouest) | Aussevielle, Beyrie-en-Béarn, Bougarber, Denguin, Poey-de-Lescar, Siros |
Le transport à la demande
Service « Idelis à la demande »
Lancé en 2010 sous le nom Flexilis et renommé Idelis à la demande en 2023, ce service permet un trajet de maximum 12 km sur le périmètre du réseau, à l'exception notable du centre de Pau du lundi au samedi de 8 h à 19 h ; une seconde zone couvrant la majeure partie de Pau est desservie tous les soirs de 21 h 30 à 23 h 30 depuis la fin du réseau de soirée régulier[89].
Service « Libertis »
Un autre service assurant une offre de TPMR existe sous le nom Libertis, du lundi au samedi de 7 h 15 à 19 h 30 pour les personnes en situation de handicap ne pouvant utiliser le réseau classique[89].
Navettes événementielles

En complément de l'offre régulière, le réseau Idelis dispose de plusieurs services événementiels.
Les navettes « Ovaligne » permettent aux supporters de la Section paloise de se rendre au stade du Hameau deux heures avant et après chaque match sur les tracés suivant[89] :
| Ligne | Terminus | Matériel roulant |
|---|---|---|
| | Pau — Facultés ⥋ Pau — Stade du Hameau via les parkings du nord de la ville | Articulés, standards |
| | Pau — Place de Verdun - Camou ⥋ Pau — Stade du Hameau pour les supporters venant du centre-ville | Standards |
À l'inverse, la desserte du Nouste Camp voisin pour les matchs du Pau FC se fait uniquement avec la ligne Temporis T2[90].
Lors d'évènements au circuit de Pau-Ville, dont l'utilisation perturbe fortement le réseau, une navette gratuite relie la place Gramont au Zénith via le campus universitaire, permettant aux spectateurs de se garer en périphérie et d'accéder au circuit[90].
Vélos en libre service

Depuis le , le réseau Idelis est complété par un service de vélos en libre service, IDEcycle[39].
Après 15 ans de service, le système est renouvelé le et compte désormais 250 vélos à assistance électrique et 40 stations sur neuf communes[91].
Depuis 2018, le service IDEcycle est également constitué d'une offre de location longue durée comptant, en 2025, 1200 vélos à disposition[92],[93].
Parc relais
La mise en service de la ligne Fébus s'est accompagnée de la création de trois parc relais entre 2019 et 2020[94] :
- le parc relais Cliniques, de 150 places ;
- le parc relais Catherine-de-Bourbon, de 320 places ;
- le parc relais Stade du Hameau, de 150 places et le seul non desservi par la ligne Fébus.
Malgré leur gratuité, ces parkings restent largement sous-utilisé[95]. Rendus payant à l'été 2021, ils sont redevenus gratuits en lors de la hausse du prix du stationnement payant en centre-ville[96].
Fréquentation
| Année | Nombre de voyages | Année | Nombre de voyages |
|---|---|---|---|
| 1901 | 1 800 000[4] | 1995 | 8 276 000[27] |
| 1959 | 1 381 190[18] | 2006 | 8 416 000[29] |
| 1960 | 1 519 189[18] | 2011 | 11 700 000[45] |
| 1979 | 3 450 000[27] | 2018 | 8 500 000[56] |
| 1980 | 5 328 000[27] | 2023 | 9 600 000[97] |
| 1983 | 6 837 000[27] | 2024 | 10 105 350[98] |
| 1989 | 8 208 000[27] | ||
| 1990 | 8 000 000[27] |
En 2024, la ligne Fébus représente à elle seule 22,4 % de la fréquentation du réseau devant les lignes T1 (14 %), T2 (12,4 %), T3 (8,9 %) et T4 (6,4 %), ces cinq lignes cumulent ainsi 64 % de la fréquentation totale du réseau[99]. La plus fréquentée des autres lignes est la 13 suivie de la 6 et de la 5, qui desservent de nombreuses zones commerciales[66],[99].
Tarification et financement



Le financement du fonctionnement du réseau (entretien, matériel et charges de personnel), est assuré par le syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités. Cependant, les tarifs des billets et abonnements dont le montant est limité par décision politique ne couvrent pas les frais réels de transport : l'usager ne paie qu'une faible partie du coût du titre de transport, 14 % en 2023 en baisse par rapport à 2014 où il en payait 18 %[100].
Le manque à gagner est compensé par l'autorité organisatrice, le Syndicat mixte[100]. Elle définit les conditions générales d'exploitation ainsi que la durée et la fréquence des services. L'équilibre financier du fonctionnement est assuré par une dotation globale annuelle à la SPL STAP grâce au versement mobilité payé par les entreprises[100].
Dès la création du SITAP en 1979, le versement mobilité (alors nommé versement transport) est mis en place à un taux de 1 % pour financer le réseau[22]. Depuis 2011, il est de 1,80 % sur les communes du cœur de l'agglomération et de 0,50 % depuis 2018 sur les communes périphériques, couvertes par le transport à la demande[76]. En 2024, il a rapporté 37,76 millions d'euros[76].
La STAP a développé dans les années 1980 tout une gamme d'abonnements au mois ou à l'année afin d'inciter les voyageurs à utiliser le réseau et à privilégier les abonnements aux tickets pour les voyageurs réguliers[26]. Depuis 2020, l'achat de ticket sur smartphone est possible[101]. En 2024, 62 % des abonnés ont moins de 26 ans[102].
Depuis le , le réseau palois utilise une billettique reposant exclusivement sur des titres rechargeables et sans contact et est l'une des premières agglomérations du pays à utiliser un tel système[48]. D'un coût de 1,5 million d'euros, le nouveau système supplante les anciens tickets papier à oblitérer et compte deux supports : la carte nominative pour les abonnements et un billet anonyme pout les titres occasionnels (1 heure, 1 jour, etc.)[48].
Depuis , il est possible d'acheter son titre de transport via une application mobile (d'abord avec Ticket Modalis, remplacée par Modalis en )[103],[104]. Depuis , et ce uniquement sur la ligne Fébus, il est possible de payer directement avec sa carte bancaire via des valideurs dédiés[105].
La gratuité du réseau le samedi (le syndicat mixte utilisant le terme de « libre accès ») sera testée à partir de la fin du mois d'[106].
Évolution du prix du ticket :
- 1931 : 50 centimes de francs (1 section) / 75 centimes (2 sections)[5]
- 1936 : 60 centimes de francs (1 section)[16]
- 1980 : fin du sectionnement tarifaire[26]
- 1995 : 6 francs[23]
- 2009 : 1,10 €[37]
- 2010 : 1 €[37]
- 2023 : 1 € (1,30 € à bord des bus)[100]
- 2024 : 1,20 € (1,50 € à bord des bus)[100]
Le services Idelis à la demande a une tarification spécifique, le ticket étant majoré par rapport au réseau régulier[90]. Pour Libertis, cela dépend de la commune de résidence du voyageur : tarification classique ou tarif spécifique[89].
Information aux voyageurs
La STAP a développé l'information aux voyageurs avec l'ouverture du centre d'information rue Gachet et du kiosque info place Clemenceau en 1982[26]. En , l'agence commerciale quitte le palais des Pyrénées et est déplacée sur la place d'Espagne[32]. En 2025, c'est l'agence IDEcycle qui s'installe boulevard d'Alsace-Lorraine[107].
Le premier site internet est créé en 2003[28]. Les 14 stations de Fébus et 36 autres arrêts importants du réseau disposent de bornes d'information aux voyageurs[108],[109].
- Centre Re-Sources en 2011.
- Agence IDElib' et IDEcycle en 2011.
Arrêts de bus
En 2024, le réseau compte 819 points d'arrêt sur le réseau urbain, dont 47 % équipés d'un abribus et 68 % mis en fonformité pour l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite[59].
La SBTA utilisait des poteaux d'arrêts rouge et jaune, apparus en 1936, remplacés par d'autres poteaux (blanc à tête verte) et abribus plus modernes avec l'arrivée de la STAP[26],[17]. Un second modèle blanc et bleu lui a succédé, vraisemblablement dans les années 2000 (voir dans la galerie ci dessous).
Dans les années 2000, des abribus JCDecaux sont utilisés[28]. Ils sont renouvelés en [32]. Depuis le , les abris et la commercialisation de leurs espaces publicitaires sont assurés par Cityz Media (ex-Clear Channel France)[110].
- L'ancien terminus Rapatout en 2007, avec le logo de la STAP de 1980.
- Ancien modèle d'abribus JCDecaux en 2010.
- Poteau d'arrêt STAP en 2007.
- Poteau d'arrêt Idelis en 2011.
- L'arrêt Mairie de Billère et sa station IDEcycle en 2026.
- Un Fébus à la station Cliniques, typique de la ligne.
- L'arrêt Mairie de Pau de la Coxitis, au mobilier spécifique.
Exploitation
Remisage et entretien

En 1931, la SBTA réutilise le dépôt des tramways de l'avenue du Bois-Louis (actuelle avenue Gaston-Lacoste) mais séparée de cette dernière par le pont Lalanne sur l'Ousse pour remiser et entretenir ses bus et le conserve durant toute son existence (43° 17′ 29″ N, 0° 21′ 53″ O)[24]. Le site, devenu propriété de la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées en 2008, est réhabilité en 2010 ei inauguré le pour y accueillir les archives communautaires accueillant celles de la communauté d'agglomération, de la ville de Pau et de plusieurs autres communes[111],[112],[113].
La STAP hérite de ce dépôt devenu exigu et vétuste et le remplace en par un dépôt moderne de 3,5 hectares avenue Larribau devant le centre scientifique et technique Jean-Féger dans la zone d'activités Pau-Pyrénées (43° 19′ 14″ N, 0° 19′ 00″ O) et conçu pour 90 véhicules puis agrandi à 120 véhicules avec l'arrivée de Fébus[114],[108]. Il est équipé pour permettre l'intégralité de la maintenance des bus et accueille également le siège social de l'exploitant[24].
Le dépôt est équipé d'un atelier principal et d'un second dédié exclusivement aux bus à hydrogène et d'un bâtiment d'exploitation où se situe le poste de commande centralisé[108]. Le remise des véhicules se fait à l'air libre, les bus à hydrogène sont garés en fond de site face à la station de production d'hydrogène[108].
À l'arrivée de Fébus, le dépôt a été agrandi pour accueillir ces nouveaux véhicules : l'atelier a été reconstruit et une zone de remisage dédiée et voisine de la station de production et de recharge est construite entre et à l'arrière du terrain[115],[116]. Chaque emplacement est doté d'un point de recharge relié directement à la station[115]. Ils ont fait suite à une première phase entre et qui a concerné le poste de commande centralisé et les espaces de convivialité[115].
Personnel d'exploitation
En 2023, la STAP emploie 363 salariés dont 266 conducteurs et 24 employés à la maintenance ; 24 % sont des femmes[109].
Livrée des véhicules
La livrée de la SBTA à sa fin était vert foncé sur les bas de caisse et gris parle en haut, avec le blason de Pau sur les flancs arrière[27]. Avec l'arrivée de la STAP le parc passe de 20 véhicules en 1979 à 60 en 1985, 66 en 1989, 83 en 1996 et 90 en 1997[117],[118]. La STAP renouvelle la livrée, à base de bandes vertes et jaunes sur fond blanc et dote le réseau d'un logo[22],[25].
En 2000, la livrée et le logo changent à nouveau pour un mélange de bleu et de vert sur fond blanc[28]. En 2007 la livrée change à nouveau pour un mélange de vert clair et de blanc[28]. Au cours des décennies suivantes, la base blanche et verte évolue avec l'apparition du dégradé et la disparition de la frise aux touches de violet et de orange, tandis que sur les Van Hool A12 le blanc est remplacé par du gris[119]. Les évolutions intercommunales ont également provoqué des changements de livrée au niveau des logos et des slogans affichés[45].
Les minibus de la Coxitis ont une coccinelle dessinée sur les flancs[94]. Les Fébus sont gris et noir[120].
État de parc
Au , le réseau compte 111 autobus, les autocars scolaires ne sont pas comptabilisés[94].
Le réseau compte une trentaine de véhicules de service, allant de la voiture à l'utilitaire et au camion de remorquage[94],[121].
Bus articulés
Voici un aperçu des bus articulés circulant sur le réseau Idelis qui, en dehors des Van Hool de Fébus, servent principalement aux heures de pointe et sur l'Ovaligne[122] :
| Constructeur | Modèle | Carburant | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Affectation | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mercedes-Benz | Citaro G C2 Hybrid | Hybride Diesel-électrique | 4 | 1884-1885 et 2401-2402 | 2018-2024 | T2, Ovaligne A Fébus (en renfort) |
|
| Mercedes-Benz | eCitaro G | Électrique | 2 | 3501-3502 | 2026 | T2 Fébus (en renfort) |
|
| Van Hool | ExquiCity 18 | Hydrogène | 8 | 5001-5008 | 2019 | Fébus | Anciennement numérotés 9001 à 9008[81]. |
Bus standards
Voici un aperçu des bus standards circulant sur le réseau Idelis qui, globalement, peuvent rouler sur toutes les lignes sauf Fébus et la Coxitis.
| Constructeur | Modèle | Carburant | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Affectation | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Irisbus | Citelis 12 | Diesel | 39 | 1021-1025, 1027-1040, 1141-1152 et 1253-1264 | 2008, 2010-2012 | Toutes, sauf : Fébus, la Coxitis et les lignes dominicales. | Série en cours de réforme : nos 701 à 713, 814 à 820 et 1026 retirés du service entre 2023 et 2026. Le no 706 est détruit par incendie en 2023[123]. Entre 2021 et 2023, 33 exemplaires ont reçu une rénovation de mi-vie[124]. |
| Mercedes-Benz | Citaro C2 | Diesel | 19 | 1365-1367, 1568-1577 et 1678-1683 | 2013, 2015, 2016 | Toutes, sauf : Fébus, la Coxitis et les lignes dominicales. | |
| Mercedes-Benz | Citaro C2 Hybrid | Hybride Diesel-électrique | 15 | 1986-1989, 2001-2004, 2190-2193 et 2301-2303 | 2019-2021, 2023 | Toutes, sauf : Fébus et la Coxitis. | |
| Mercedes-Benz | eCitaro | Électrique | 12 | 3001-3012 | 2024, 2026 | Toutes, sauf : Fébus, la Coxitis et les Ovalignes. | |
| Van Hool | A12 | Hydrogène | 4 | 5009-5012 | 2023 | Toutes, sauf : Fébus, la ligne 7, la Coxitis, les lignes dominicales et les Ovalignes. | Anciennement numérotés 9009 à 9012[81]. |
Minibus
Voici un aperçu des minibus circulant sur le réseau Idelis :
| Constructeur | Modèle | Carburant | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Affectation | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Renault | Master III | Diesel | 3 | 41-43 | ? | Libertis | TPMR, en cours de retrait |
| Renault | Master IV | Diesel | 3 | 244-246 | 2026 | Libertis | TPMR |
| Ford | Transit | Diesel | 1 | 251 | 2021 | Idelis à la demande | |
| Peugeot | Expert II | Diesel | 1 | 252 | 2022 | Idelis à la demande | |
| Peugeot | Boxer II | Diesel | 1 | 253 | 2023 | Idelis à la demande | |
| Bolloré | Bluebus 6 IT3 | Électrique | 4 | 265-268 | 2024[125] | La Coxitis |
Anciens véhicules
Véhicules de la SBTA
Les données du temps de la SBTA sont incomplètes, particulièrement entre 1945 et 1979[27],[21] :
| Constructeur | Modèle | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Période de retrait | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Renault-Scemia | SZ | 7 | - | 1931 | - | - |
| Renault-Scemia | SZ2 | 2 | - | 1931-1933 | - | Exemplaire de 1931 racheté à Bayonne. |
| Renault | PY | 5 | - | 1931-1932 | - | Un exemplaire converti au gazogène en 1941. |
| Renault | KZ2 | 1 | - | 1932 | - | - |
| Renault | ADJDA 1 | 8 | - | 1938 | - | - |
| Renault-Scemia | 215D | au moins 1 | - | - | - | - |
| Renault | R4211 | au moins 2 | - | - | - | - |
| Renault | R4201 | au moins 1 | - | - | - | - |
| Berliet | PSG3 | 4 | - | 1939 | - | Au gazogène. |
| Berliet | PCH7 | 1 | - | - | - | Acheté d'occasion en 1944 à Lyon. |
| Berliet | PH100 | au moins 1 | - | - | - | - |
| Berliet | PCK-7D | au moins 2 | - | - | - | - |
| Berliet | PCK-7W | au moins 1 | - | - | - | - |
| Saviem | SC2-L | au moins 1 | - | - | - | - |
La présence de Saviem S105 est supposée mais non-confirmée[68].
Véhicules de la STAP


- Bus articulés
| Constructeur | Modèle | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Période de retrait | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Renault VI | PR180 MI | 4 | 31-34 | 1984 | - | - |
| Renault VI | PR180.2 | 2 | 35-36 | - | - | no 35 avec face avant Safra. |
| Irisbus | Agora L | 1 | 449 | 2004 | 2011 | Loué à TPR pour le service scolaire dans les années 2010 puis détruit par incendie en 2011[128]. |
- Bus standards et autocars
| Constructeur | Modèle | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Période de retrait | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Saviem | SC10 UPF | 1 | 62 ? | - | - | Plateforme arrière ouverte et racheté à la RATP, mais vite revendu car peu apprécié des conducteurs. |
| Berliet | PR100 MI | 13 | 70-82 | 1980 | années 1990 | Le no 78 a été transformé en bus info à une date inconnue. |
| Renault VI | PR100 | 8 | 83-90 | 1980 à 1982 ? | années 1990 | - |
| Renault VI | PR100 MI | 9 | 55-63 | 1982, 1993 | 1998 | Les nos 55 à 57 ont été rachetés à la RATP en 1993. Les nos 58 à 63 ont reçu une nouvelle face avant Safra en 1995. |
| Renault VI | PR100.2 | 13 | 91-103 | 1984 à 1988 | 2007 | - |
| Renault VI | R312 | 27 | 104-130 | 1988, 1991-1992, 1994-1995 | 2007 à 2011 | - |
| Renault VI | Agora S | 8 | 131-138 | 1997, 1999 | 2011-2012 | - |
| Irisbus | Agora Line | 8 | 239-243 et 346-348 | 2002-2003 | 2011 à 2016 | Le no 242 a servi de bus info ensuite. |
| Renault VI | Moovy | 2 | 244-245 | 2004 | 2011 | Version autocar de l'Agora Line. Ont servi pour la formation des conducteurs. |
| Renault VI | PR14 S | 2 | 11-12 | années 1980 | années 1990 | Autocars, utilisés pour les lignes scolaires et les locations. |
| Renault VI | S53 R | 6 | 15-20 | années 1980 | années 1990 | Autocars, utilisés pour les lignes scolaires et les locations. |
- Midibus
| Constructeur | Modèle | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Période de retrait | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Heuliez Bus | GX 117 | 9 | 160-162, 168-170 et 275-277 | 2001-2002 | 2014-2016 | - |
| Heuliez Bus | GX 117 L | 13 | 163-167, 171-174 et 278-281 | 2001-2002 | 2014-2016 | - |
- Minibus
| Constructeur | Modèle | Nombre | Numéros de parc | Période de mise en service | Période de retrait | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Heuliez Bus | GX 17 (châssis Renault Master I) | 2 | 25-26 | 1984 | années 1990 | TPMR |
| Renault | Trafic I T35D | 1 | 27 | - | - | TPMR |
| Renault | Renault Master II | 1 | 227 | 2002 | 2011 | - |
| Dietrich | Multirider (châssis Renault Master II) | 2 | 30-31 | 2001 | 2012 | Navette de centre-ville. |
| Renault-Durisotti | Master II | 2 | 28-29 | 1999 | 2013 | TPMR |
| Gruau | Microbus | 2 | 32-33 | 2010 | 2015-2016 | Navette de centre-ville. |
| Bolloré | Bluebus électrique | 4 | 61-64 | 2014-2016 | 2024 | Navette de centre-ville. |
Sous-traitance
Durant les quelques années où la STAP a sous-traité des lignes Idelis après la refonte du réseau en 2019, les bus suivants ont pu être observés[131],[51] :
| Constructeur | Modèle | Nombre | Sous-traitant | Numéros de parc | Période de mise en service | Période de retrait | Observation |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Mercedes-Benz | Citaro Facelift | 4 | Keolis TPR | 140-141, 089284, 099059 | - | - | Véhicules ayant été affectés à diverses filiales de Keolis. |
| Mercedes-Benz | Citaro C2 | 1 | Keolis TPR | 149052 | - | - | Véhicule ayant été affecté à diverses filiales de Keolis. |
| Mercedes-Benz | Citaro K C2 | 1 | Keolis TPR | 207017 | - | - | Véhicule ayant été affecté à diverses filiales de Keolis. |
| Renault | Trafic III | 2 | Béarn Pyrénées Voyages | - | - | - | Service Flexilis. |
Projets
Chronobus

Si en 2011 l'idée d'une seconde ligne de BHNS est-ouest était encore évoquée[132], l'agglomération planifie depuis lors quatre axes « Chronobus », inspirés du concept nantais et étudiées dès 2020, prévoyant des améliorations sur la régularité et l'efficacité du réseau de bus classique[133],[134].
- l'axe 1 emprunterait le boulevard Tourasse, du rond-point de la chambre d'agriculture jusqu'à l'entrée de l'avenue Nobel ;
- l'axe 2 emprunterait la route de Morlaàs depuis le rond-point de Total, via Auchan et l'avenue du Général de Gaulle ;
- l'axe 3 partirait de Serres-Castet au nord de Pau pour rejoindre le centre-ville via la route de Bordeaux et l'avenue Jean Mermoz ;
- l'axe 4 emprunterait un trajet Est-Ouest via la route de Bayonne depuis le centre commercial Quartier Libre à Lescar jusqu'à Pau.
Sur ces 4 axes, ceux de la route de Bayonne et de la route de Morlaàs seront réalisés en priorité. Les axes de la route de Bordeaux et du Boulevard Tourasse devraient eux être réalisés après 2026[135].
Dans le cadre d'un appel à projets pour les transports collectifs en site propre ce projet a obtenu une subvention de 11,37 millions d'euros de la part de l'État[136].
Quatrième parc relais
Le syndicat mixte Pau Béarn Pyrénées Mobilités a pour projet de créer un quatrième parc relais sur la commune de Billère au niveau de l'ancienne menuiserie Vial route de Bayonne[137].