Bénédicte Peyrol
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| Bénédicte Peyrol | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| – (5 ans) |
|
| Élection | 18 juin 2017 |
| Circonscription | 3e de l'Allier |
| Législature | XVe (Cinquième République) |
| Groupe politique | LREM |
| Prédécesseur | Gérard Charasse |
| Successeur | Nicolas Ray |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vichy, France |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | LREM (2017-2022) RE (depuis 2022) |
| Diplômée de | Université Panthéon-Assas |
| Profession | Juriste |
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Bénédicte Peyrol, née le à Vichy, est une femme politique française.
Juriste de profession et membre de La République en marche (LREM), elle est députée de la 3e circonscription de l'Allier de 2017 à 2022.
Elle est alors membre du bureau de l'Assemblée nationale et de la commission des Finances, au sein de laquelle elle officie comme « whip » (coordinatrice) du groupe LREM de à . Elle est vice-présidente du groupe jusqu'à 2022. Elle est spécialiste de la fiscalité écologique.
Jeunesse et formation
Née le à Vichy[1], elle grandit à Cusset.
Elle fréquente le collège Saint-Joseph puis le lycée Saint-Pierre à Cusset, où elle obtient un baccalauréat scientifique avec mention « très bien »[2] et européenne.
Bénédicte Peyrol rejoint ensuite la faculté de droit et sciences politiques de l'université Clermont-Ferrand I où elle effectue sa première année de droit. Elle termine sa licence de droit public à l'université Paris II Panthéon-Assas où elle obtient ensuite un master en droit des affaires[2].
En 2014, elle est diplômée du master 2 fiscalité internationale délivré conjointement par HEC et l'université Panthéon-Assas[2] qu'elle réalise en faisant un apprentissage chez Sagemcom[réf. nécessaire].
Carrière de juriste
Elle rejoint Sagemcom comme apprentie fiscaliste internationale en [réf. nécessaire]. En , elle est embauchée chez Dassault Systèmes en tant que fiscaliste[2] junior pour la région EMEAR[pertinence contestée].
En , elle fait un stage de six mois à la sous-direction internationale de la direction de législation fiscale au ministère des Finances et des comptes publics. Elle y travaille sur la lutte contre la fraude fiscale pendant six mois[2],[3].
En [réf. nécessaire], elle devient juriste dans une société privée de recyclage[4]. Comme elle s'y était engagée[5], elle démissionne le pour se consacrer pleinement à son mandat de député.
Parcours politique
Débuts
En 2016, elle rencontre Jacques Attali, qu'elle soutient dans la rédaction de son ouvrage, Cent jours pour que la France réussisse, paru en [6],[3], et dans sa démarche France 2022.
Elle s'engage en 2016 en créant un comité local En marche ! à Cusset. Elle est également référente dans l’Allier des Jeunes avec Macron[7].
Députée de la XVe législature
Élection
Le , elle est élue députée de la 3e circonscription de l'Allier en obtenant 58,43 % des voix face à Gabriel Maquin, candidat des Républicains[8]. À 26 ans, elle est la benjamine des députés de l'Auvergne[9].
Fonctions
Elle est membre de la commission des Finances, dont elle est la benjamine[10]. Elle y officie comme « whip » (coordinatrice) du groupe LREM depuis l'automne 2018, après la nomination d'Amélie de Montchalin comme vice-présidente du groupe[11]. Peu après sa désignation, Le Parisien la présente comme « le prototype des jeunes pousses de La République en marche », indique qu'elle « n’a eu aucun mal à faire l’unanimité en sa faveur chez ses pairs de la majorité » et qu'elle « séduit aussi l’opposition »[3]. Selon la presse, elle a l'oreille de Matignon et de l'Élysée[12],[13].
En , elle est désignée vice-présidente du groupe LREM, chargée des whips LREM des huit commissions de l’Assemblée nationale ainsi que de la gestion et l’animation des groupes d’animation politique, en binôme avec Claire Pitollat[14].
Elle entretient tout au long de son mandat une proximité avec les élus Les Républicains de son département[15].
Travaux législatifs
Elle s'est spécialisée sur le thème de la fiscalité écologique[16]. La Lettre A indique en qu'elle est « en première ligne sur les questions de fiscalité écologique et de fracture territoriale », étant « à la manœuvre pour éteindre l'incendie des "gilets jaunes" »[12].
Elle est nommée rapporteur de la mission d'information parlementaire sur l'optimisation et l'évasion fiscales des entreprises en [17],[18], et rend son rapport en [19]. Dans la foulée, elle dépose plusieurs amendements au projet de loi de lutte contre la fraude fiscale, tirés des propositions de son rapport d’information, notamment pour élargir la notion de paradis fiscal[20].
En , elle publie un rapport avec Dominique Bureau, président du Comité pour l’économie verte, qui préconise notamment de poursuivre l’alourdissement de la fiscalité écologique tout en l’accompagnant de mesures « en faveur du pouvoir d'achat des ménages », notamment « en élargissant le champ des bénéficiaires du chèque énergie et une hausse significative de son montant » ; le rapport défend également une « meilleure transparence » et propose de revenir sur les taux réduits de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) dont bénéficient certains secteurs[21],[22].
Elle dépose un amendement au projet de loi de finances 2020, proposant de « rendre plus cohérent notre système fiscal avec les engagements écologiques de la France », en fixant une « ligne d’horizon à dix ans pour la suppression des principales « dépenses fiscales » considérées comme défavorables à l’environnement ». Malgré son adoption préalable par la commission des Finances, elle accepte de le retirer, en séance publique, en expliquant qu’il visait avant tout à obtenir des engagements du gouvernement en faveur du verdissement des niches fiscales. Le ministre Bruno Le Maire s'engage ensuite à réunir les secteurs concernés pour échanger sur les sorties des dépenses fiscales défavorables à l’environnement[21].
Prises de position
En , Bénédicte Peyrol s'abstient lors du vote à l'Assemblée nationale du projet de loi anti-terroriste (première lecture du projet de loi "renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme")[23], justifiant son choix pour servir « l'intérêt général »[24].
En , elle déclare dans un entretien au journal La Montagne : « J’assume : [si j’avais été présente dans l’hémicycle à l’heure tardive où il a été présenté], j’aurais voté contre l’amendement proposant d’inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate »[25].
En , elle déclare qu'il « faut remettre à plat tout le système fiscal » ; elle souhaite notamment que « tout le monde paie des impôts, dès le premier euro »[13].