Wikiwand AI

CIVA (Bruxelles)

centre d'architecture à Bruxelles, Belgique From Wikipedia, the free encyclopedia

Kanal Architecture, anciennement le Centre International pour la Ville et l'Architecture (CIVA), est un centre d'archives et de recherche à Bruxelles, en Belgique, dédié à l'architecture, au paysage et aux écosystèmes urbains, abordés de manière transdisciplinaire et en lien étroit avec les enjeux sociaux, culturels et environnementaux actuels. Tout au long de l'année, professionnels, amateurs et grand public s'y retrouvent pour échanger autour de ces thématiques à travers des expositions, conférences, débats, visites guidées, publications et activités pour enfants.

PaysBelgique
VilleBruxelles
AdresseSquare Sainctelette, 21 / 1000 Bruxelles
Faits en bref Présentation, Coordonnées ...
Kanal Architecture
Présentation
Coordonnées 50° 51′ 34″ nord, 4° 20′ 53″ est
Pays Belgique
Ville Bruxelles
Adresse Square Sainctelette, 21 / 1000 Bruxelles
Informations
Gestionnaire COCOF
Site web https://kanal.brussels/fr
Géolocalisation sur la carte : Bruxelles/Belgique
Kanal Architecture
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Kanal Architecture
Fermer

En 2026, le centre intègre l'institution Kanal - Centre Pompidou.

Historique

Histoire de l'institution

Dans les années 1960 et 1970, la requalification urbaine à Bruxelles a suscité une dynamique militante autour de la documentation et de la préservation du patrimoine architectural, conduisant à la création de plusieurs organisations. En 1999, le CIVA est officiellement créé par la Commission communautaire française (COCOF), regroupant plusieurs organisations à but non lucratif liées à l’histoire de l’architecture et du paysage. En 2015, le CIVA subit une importante réorganisation pour unifier ses activités d’archives, d’éducation et d’exposition. Début 2017, plusieurs fonds d’archives sont entièrement intégrés à la Fondation CIVA. Le , le CIVA ferme ses portes dans son ancien bâtiment en vue de son transfert au garage Citroën. Le , il est annoncé que l’institution prendra le nom de Kanal Architecture[1].

Architecte du premier batiment

Émile Devreux architecte de formation, homme politique membre du Parti Libéral et militant wallon né en 1857 et mort en 1933, a principalement travaillé dans l’industrie, essentiellement à des installations d’électricité en Belgique et en Europe. Il a été échevin puis bourgmestre de Charleroi mais s’est retiré de la vie politique en 1921 et devint ensuite président de la Société archéologique de Charleroi[2]. Il a contribué énormément à l’histoire locale avec son ouvrage « Des Plans de Charleroi »[3] où il dresse des plans de la ville à différentes époques depuis son origine jusqu'en 1868[4]. Il construit un autre bâtiment industriel à Bruxelles, l’ancienne machinerie de la centrale électrique de la Ville Bruxelles, qui est classée depuis le [5].

Extension et réhabilitation

Le bâtiment est situé à l’angle de deux rues : rue de l’Ermitage 55 et rue de la Vanne 2. Les accès se faisaient par la rue de l’Ermitage, plus tard[6] elles ont été rebouchées et se font désormais rue de la Vanne. À l’origine composé de trois travées rue de la Vanne, il fut agrandi en 1901 par le même architecte pour en composer désormais six. À l’intérieur, la structure est soutenue par des colonnes en fonte et des poutrelles métalliques, et le plafond est composé de briques à voussettes[7].

Il est transformé en 1983 en bureaux pour la Compagnie intercommunale bruxelloise des eaux (CIBE)[8], aujourd’hui Vivaqua[9]. En 1998, la Commission Communautaire Française (COCOF) lance un concours international d’architecture afin d’accueillir l'asbl CIVA. Au départ dépendant de la COCOF, il a ensuite été racheté en 2014 par la région bruxelloise[10]. Inauguré en 2000, l’espace comprend des salles d’exposition, des locaux d’archives et de dépouillements, des bureaux, une bibliothèque et une salle de conférence. Il fut construit par le bureau d’architecte Garric-Nègre-Altuna-Quirot[11].

Déménagement au sein du musée Kanal

Le CIVA ferme ses portes sur l'implantation de la rue de l'Ermitage pour intégrer prochainement le musée Kanal - Centre Pompidou au quai de Willebroek 6.

Descriptif des façades

L'édifice est constitué de deux parties établies à des époques différentes, la partie de 1895 en style éclectique et la partie contemporaine livrée en 2000.

Description de façade de l'architecture éclectique

L'édifice en plan rectangulaire est construit de plain-pied sur toute la limite de son plan cadastral, aligné à la limite du trottoir. Il se compose d’un rez-de-chaussée et d’un unique étage sous une toiture à croupe. L’édifice posé sur une plinthe en pierre bleue est composé de huit travées rue de l’Ermitage et de six travées rue de la Vanne dont les travées trois et cinq rue de la Vanne sont en ressaut avancé par rapport au reste la façade. En termes de matérialité, la façade n’est composée que de briques rouges en appareil régulier sans changement de matérialité d’une partie de la façade à une autre uniquement avec des éléments en pierre bleue, à l’exception des matériaux utilisés pour la toiture. Les baies de fenêtres inférieures sont composées d’un linteau droit en pierre bleue, quant à celles de l’étage supérieure elles sont composées d’un linteau en plein cintre avec des voussoirs en brique rouge, les mêmes constituant le mur de la façade, mais d’une clef de voûte en pierre bleue ainsi que les impostes de piédroit qui sont reliés entre eux par un bandeau également en pierre bleue. Les appuis des deux types de baies sont toutes en pierre bleue, mais uniquement celle de l’étage supérieure possèdent des barres d’appui métalliques qui ont dû être rajoutées a posteriori parce que non présentes sur les documents d’origine[6]. Entre chaque linteaux des étages inférieurs et les appuis des étages supérieurs, un cartouche vide est constitué d’un encadrement en brique rouge.

La corniche ie d’origine et celle construite en 1901 est reliée d’un bout à l’autre, cependant ce qui marque la différence entre les deux parties est la toiture : distincte l’une de l’autre, l’une possède des lucarnes à croupes surplombant chacune des travées, l’autre n’en possède pas. Il est aussi à remarquer que les corniches ne sont non plus pas présentes sur les documents d’origine[6]. Sous la corniche est établie une moulure creuse en brique suivant tout le tracé de celle-ci. Les matériaux choisis diffèrent également d’une toiture à l’autre. Deux soupiraux d’allège sont présentes au niveau des travées cinq et six de la rue de l’Ermitage, également rajoutés a posteriori[6].

Description de façade de l'architecture contemporaine

Entrée du bâtiment contemporain par les architectes Bernard Quirot et associés J. Altuna, JP. Garric, V. Negre.

Un édifice contemporain a été adossé à l'ancien bâti, il est l’œuvre des architectes Bernard Quirot et associés J. Altuna, JP. Garric, V. Negre. La structure du bâtiment contemporain est réalisée en béton mais doublée d’un contre-mur en brique rouge qui fait écho au style de l’usine à laquelle il est associé. Le bâtiment s’étend du mitoyen est de l’ancienne usine d’électricité secondaire jusqu’à la rue du Couvent. Le raccord a été fait comme suit : l’édifice est construit de plain-pied souligné par une plinthe en pierre bleue, la délimitation entre les deux parties est faite par un bandeau de baies vitrées verticales qui s’étend également le long de la toiture, à sa droite est construite une partie du bâtiment neuf, un parallélépipède vertical de la largeur d’une parcelle bruxelloise et de la même hauteur que le bâtiment originel, la façade dispose d’une unique baie vitrée. L’entrée principale est plus basse et est renfoncée de 1 à 2 mètres par rapport à l’alignement des bâtiments. Le vestibule d’entrée est surplombé d’un auvent courbe recouvert de zinc, élément architectural courbe qui fait écho aux arcs en plein cintre de l’ancienne usine. La partie est et la partie ouest sont reliées par l’entrée non seulement par l’intérieur mais également par l’extérieur, une terrasse recouvre l’entrée ce qui permet d’aller d’une zone à une autre sans devoir passer par la zone d’accueil. Les architectes procèdent à une symétrie du parallélépipède vertical de part et d’autre de l’entrée. Ensuite à droite, un parallélépipède horizontal conserve une façade aux dimensions tectoniques[11], avec uniquement comme ouverture des bandeaux de bais vitrés verticaux ponctuels renfoncés allant du seuil à l’acrotère. En plan, les architectes ont établi une symétrie, d’une part l’ancienne usine avec une partie de la construction contemporaine, d’une autre le reste des constructions neuves. Dans la partie est, le bâtiment principal de même hauteur que l’ancienne usine et parallèle au trottoir possède deux oblongs qui elles sont plus basses, dont une est la façade donnant sur la rue de l’Ermitage décrite plus tôt. La façade rue du Couvent[12] est en forme de H, elle est aveugle mais possède une terrasse entre les deux parties verticales formant le « H ».

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks