Camp de Kaltenkirchen

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Camp de Kaltenkirchen
Présentation
Type Unité de travail forcé
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne nazie Allemagne nazie
Coordonnées 53° 50′ 03″ nord, 9° 53′ 09″ est
Géolocalisation sur la carte : Schleswig-Holstein
(Voir situation sur carte : Schleswig-Holstein)
Camp de Kaltenkirchen
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Camp de Kaltenkirchen

Le camp de Kaltenkirchen est une unité de travail forcé dépendant du camp de concentration de Neuengamme, dont les détenus étaient employés, dans des conditions inhumaines, à l'agrandissement des pistes d'atterrissage d'un aérodrome militaire.

Site de mémoire du camp de Kaltenkirchen.

Dès 1935, la Luftwaffe acquiert des terres agricoles près de Kaltenkirchen, à 30 kilomètres au nord de Hambourg pour y installer un terrain d’aviation. À partir de 1940, prisonniers de guerre et travailleurs forcés se relaient pour réaliser les travaux. En 1944, le premier avion à réaction est mis au point et les pistes d’atterrissage doivent être agrandies. La Luftwaffe demande alors à la SS de lui fournir de la main-d'œuvre concentrationnaire bon marché[1].

Création

C’est ainsi que plus de 550 prisonniers du camp de concentration de Neuengamme (pour la plupart originaires d’Union soviétique, de Pologne et de France), sont transportés sur le site à la fin de l'été 1944. Beaucoup meurent pendant le trajet, et les survivants doivent porter leurs corps entre la gare et le camp, sous les yeux de la population locale[1]. Ils sont logés dans des baraquements situés à Nützen, dans le hameau de Neuspringhirsch. Le périmètre du camp, borné d'un côté par une forêt et de l'autre par une route, est entouré de deux clôtures de barbelés, avec des miradors aux quatre coins[2].

Vestiges du camp.

Travail forcé

Les détenus travaillent jusqu’à onze heures par jour, par tous les temps, dans des conditions très dures, avec des vêtements inadaptés et une alimentation insuffisante, sous la surveillance des gardes et des contremaîtres des entreprises privées opérant sur le chantier[2].

Quelques prisonniers parviennent à s’échapper avec la complicité d’habitantes des environs.

En raison du travail forcé, des conditions de détention, des brimades, des mauvais traitements et des exécutions sommaires, la mortalité est élevée (192 victimes sont répertoriées, mais les témoignages des survivants font état de plus de 500 morts)[2],[3].

Quelques déportés sont enterrés dans des cercueils, mais, le plus souvent, les cadavres, après avoir séjourné dans les toilettes, sont transportés dans une charrette à bras, puis jetés nus dans des fosses communes autour du camp. Malgré une interdiction sous peine de mort, le déporté assigné à cette tâche, Richard Tackx, un déporté français, y dépose des objets personnels pour permettre l’identification ultérieure des victimes. Seule une des fosses communes a pu être identifiée dans le cimetière de Moorkaten[3].

L’effectif du kommando fluctue en permanence (de 500 à 1 000[2]), en raison du va-et-vient incessant entre le camp de Kaltenkirchen, qui renvoie les détenus inaptes au travail, et celui de Neuengamme, d’où arrivent les nouveaux déportés qui les remplacent.

Le camp est placé sous la responsabilité du SS Hauptsturmführer Otto Freyer, puis du SS Hauptsturmführer Bernhard Waldmann, passés de la Wehrmacht au service des camps de concentration. La garde est assurée par 85 vétérans de l’armée de l’air. ILs sont assistés par des prisonniers de droit commun qui jouent le rôle de kapos[3],[1].

Evacuation

Le 16-, à la suite des bombardements alliés du visant l'aérodrome, la SS évacue 576 détenus et 86 gardes, dans des wagons de marchandises, vers la gare de Ludwigslust, puis, à pied, vers le camp de rassemblement de Wöbbelin[2],[3].

Mémorial

Références

Voir aussi

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