Camp de Souge

camp militaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le camp de Souge est un camp militaire français situé sur le territoire des communes de Martignas-sur-Jalle et de Saint-Médard-en-Jalles, dans le département de la Gironde. Il est connu comme lieu d'exécutions pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment de 50 otages le .

Faits en bref Pays, Région ...
Camp de Souge
Entre 1910 et 1935.
Géographie
Pays
Région
Arrondissement français
Département français
Établissement public
Commune française
Coordonnées
Fonctionnement
Statut
Fermer

Présentation

Le camp de Souge s'étend sur 2 855 ha de terrains de manœuvre et de champs de tir. Avec son sol sablonneux, ses forêts de pins, mais aussi les risques d'incendie, il possède toutes les caractéristiques de la forêt des Landes.

Le camp de Souge a abrité successivement :

Dans le cadre de la réforme de la carte militaire, le 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP), implanté auparavant à Dieuze, en Moselle, est transféré au camp de Souge en 2011 ce qui le rapproche des autres unités des forces spéciales terre.

La 712e compagnie de transmissions est créée au camp de Souge en 2025.

Le camp dans l'histoire

La Première Guerre mondiale

Le 418e régiment d'infanterie est formé dans le camp le .

L'entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale

De au printemps 1941, le camp sert de cantonnement à la 7e Panzerdivision d’Erwin Rommel.

De 1940 à 1944, le camp militaire de Souge est le lieu d'exécution de nombreux résistants de la région bordelaise. L'Association des Fusillés de Souge estime à plus de 300 le nombre de fusillés par l'occupant après avoir été arrêtés le plus souvent par la police du régime de Vichy[1].

L'épisode le plus important est l’exécution de 50 otages après l'attentat du à Bordeaux contre le conseiller d'administration militaire (Kriegsverwaltungsrat) Hans Reimers, abattu par Pierre Rebière, un militant communiste membre de l’OS. Le , Pierre Lerein est fusillé, puis 50 otages sont fusillés le au camp de Souge.

Ce sont en majorité des militants communistes. Leurs noms sont disponibles sur le site de l'Amicale de Châteaubriant[2]. L'exécution des 50 otages de Bordeaux est en effet liée à celle des 48 otages de Châteaubriant, Nantes et Paris, en représailles après l'attentat contre le Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz.

Le , six soldats soviétiques, prisonniers en France, y sont fusillés par les Allemands ; leurs corps reposent à présent dans le cimetière militaire soviétique de Noyers-Saint-Martin, dans l'Oise, au nord-est de Beauvais.

En 1945, un camp hôpital a été construit dans des baraques pour soigner des prisonniers de guerre de l'Axe. En , près de 1 160 y étaient soignés[3],[4]

Les fusillés du camp de Souge

Plus de 270 personnes furent fusillés par les Allemands au camp de Souge entre 1940 et 1944.


Articles connexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI