André Levy (résistant)
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Université de Strasbourg (d) |
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André Lévy, né le à Durmenach et exécuté sommairement le au camp de Souge à Martignas-sur-Jalle, est un étudiant en philosophie et psychologie, résistant français, membre du mouvement Combat et des Forces françaises combattantes.
Mobilisation et captivité
André Lévy est issu d'une famille alsacienne établie depuis plusieurs générations. Il est le fils d'Albert Lévy, négociant, et de Jeanne Bigard, tous deux juifs originaires d'Alsace. En 1938, il entreprend des études de philosophie et de psychologie à la Faculté de Strasbourg[1],[2],[3],[4].
Mobilisé en , André Lévy est fait prisonnier de guerre par les Allemands en . Il est libéré fin en qualité d'Alsacien « de souche allemande ». En septembre, il est démobilisé et affecté, jusqu'en , à un chantier de jeunesse française qui lui servira d'objet d'étude[3],[4].
Période clermontoise et les Gergoviotes
Suite à l'évacuation des Alsaciens-Lorrains en 1940, André Lévy rejoint l'université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand pour y poursuivre sa formation et obtenir sa licence de philosophie. Jusqu'en 1942, il entretient des échanges avec Daniel Lagache, alors enseignant[1],[2],[3],[4].
En , il s'inscrit au chantier de fouilles archéologiques sur le plateau de Gergovie et rejoint la communauté des Gergoviotes. Stéphanie Kuder dit qu'il est « l'un des Gergoviotes les plus acharnés ». Grand amateur de théâtre, il est un animateur incontournable de la communauté[3].
Engagement dans Combat
André Lévy adhère au mouvement Combat dès sa création. D'abord membre de la cellule « Propagande », il distribue tracts et journaux clandestins, puis passe dans les groupes francs et participe à de nombreux attentats, dont celui contre le domicile du docteur Grasset, secrétaire d’État à la Santé du gouvernement Laval, qu'il met au point avec Julien Freund[1],[2],[3].
Il travaille à l'occasion avec Pierre de Bénouville. Arrêté par les autorités de Vichy en à Clermont-Ferrand, il est jugé par une cour martiale à Lyon en octobre. Le 24 ou , André Lévy parvient à s'évader avec la complicité d'un gardien qui l'accompagne. Passant par l'Espagne, ils rejoignent Alger où André Lévy devient un collaborateur d'Henri Frenay, lui-même cofondateur du groupe Combat[1],[2],[3],[4].
Début 1943, André Lévy est à Toulouse où il retrouve Teddy Piat pour travailler à la structuration des groupes francs et à l'organisation d'un réseau de passage vers l'Espagne[3].
La mission Jasmin
En 1944, il est choisi comme chef de mission sous le nom de « Bernard Bonduel ». Henri Frenay lui confie, avec Jacques Parouty et Louis Bouzat, la mission Jasmin. Selon Henri Frenay, cette mission vise à assurer, à l'insu d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie, une « liaison latérale » pour le transfert des messages et correspondances entre Alger et la France, notamment avec Claude Bourdet, Maurice Chevance et Pierre de Bénouville. La mission doit être basée à Toulouse et Paris[2],[3].
André Lévy revient en France en . Officiellement, il est affecté au réseau Jasmin des Forces françaises combattantes du au . Dès le mois de mars, il assure, en tant que chef effectif de la mission, le contact direct avec le Conseil national de la Résistance et les mouvements qui le composent. La mission prend fin en , compte tenu de l'imminence du débarquement des forces alliées[1],[2],[3],[4].
Arrestation et exécution
Lors de sa tentative de retour vers Alger, André Lévy est arrêté, probablement sur dénonciation, par les Allemands le en gare de Puyoô. Il est incarcéré successivement à Peyrehorade, Biarritz, puis au Fort du Hâ[1],[2],[3],[4].
Détenant des faux papiers au nom de Bernard Bonduel, c'est sous cette identité qu'il est fusillé durant son internement au camp de Souge. Les sources administratives indiquent la date du [3],[4], tandis que d'autres sources mentionnent le [1],[2].