Campel

ancienne commune française d'Ille-et-Vilaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Campel est une ancienne commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 492 habitants[1]. Elle est devenue commune déléguée de Val-d'Anast le .

Faits en bref Administration, Pays ...
Campel
Campel
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Redon
Intercommunalité Vallons de Haute-Bretagne communauté
Statut Commune déléguée
Maire délégué
Mandat
Bernard Amice
2017-2020
Code postal 35330
Code commune 35048
Démographie
Gentilé Campellois
Population 492 hab. (2014)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 14″ nord, 2° 00′ 31″ ouest
Altitude 80 m
Min. 47 m
Max. 119 m
Superficie 11,1 km2
Élections
Départementales Guichen
Historique
Fusion
Intégrée à Val-d'Anast
Localisation
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Campel
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Campel
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    Géographie

    Situation

    Carte de l'ancienne commune de Campel et des communes avoisinantes.
    Communes limitrophes de Campel
    Maxent
    Maure-de-Bretagne Campel Bovel
    Maure-de-Bretagne

    Campel se trouve dans la partie occidentale du département d'Ille-et-Vilaine, au sud-ouest de Rennes.

    Relief et hydrographie

    Le territoire de cette ancienne commune s'étendait sur le versant sud d'une ligne de collines marquant la limite septentrionale du pays d'Anast ; les altitudes avoisinent 100 mètres au nord, approximativement entre Brémont et la Bigotais, et descend par un coteau au flanc duquel le bourg est implanté ; les terres bosselées du sud ont une altitude moyenne d'une soixantaine de mètres.

    C'est dans cette partie sud, près du pont de Launay Rolland, que naît le Combs, issu de la confluence du Ruisseau de Trévallan et du Ruisseau des Moulins. Depuis le Bois de Livry sa partie amont a permis l'aménagement des étangs de Livry, du Haut et de Bas et des Pommerais[2].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Campel en 868 et en 1144, Quenpel en 1250[3].

    [Information douteuse]Campel vient de Champel petit territoire »)[4][réf. nécessaire].

    Le nom de la commune en gallo est Campè[5].

    La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Kempel[6].

    Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 5,2 % des toponymes de l'ancienne commune sont bretons[7].

    En janvier 2017, Campel a fusionné avec la commune voisine de Maure-de-Bretagne pour devenir la commune de Val d'Anast[8]

    Histoire

    Préhistoire

    Moyen-Âge

    Le Cartulaire de Redon évoque une charte donnée dans un palais que Salomon de Bretagne avait à Campel ; des traces d'anciennes fortifications sont visibles dans la partie nord de Campel ; peut-être s'agit-il de l'ancien château[9].

    Temps modernes

    Carte de Cassini de la trève de Campel et de ses environs (1785).

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Campel en 1778 :

    « Campel : trève de la paroisse de Maure ; à 17 lieues au sud de Saint-Malo, son évêché ; à 7 lieues de Rennes ; et à 1 lieue trois quarts de Plélan, sa subdélégation : elle ressortit à Ploërmel , et compte 880 communiants[Note 1]. Son territoire renferme plusieurs maisons nobles qui sont : le Bois-de-Mast, moyenne justice , à M. de Coespeur ; la Roche-Cotherel, moyenne justice, à M. du Guini de Kerhos ; la Sorais et Launaye-aux-Fèvres , moyennes justices, à M. de Coespeur ; Bois-BafTet et le Bois-Mahé , hautes justices, à M. de Pigneux[10]. »

    Le XIXe siècle

    A. Marteville et P Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Campel en 184 3 :

    « Campel (sous l'invocation de sainte Marie-Madeleine), commune formée de l'ancienne trève de Maure ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : les Bigotais, les Bouessięres, la Chesnais, la Reaute, le Breil, la Bertais. Superficie totale 1 110 hectares 31 ares 95 centiares, dont (..) terres labourables 420 ha, prés et pâturages 108 ha, bois 30 ha, vergers et jardins 4 ha, landes et incultes 501 ha, étangs 13 ha (..). Moulins : 4 (du Haut, du Bas, du Pommerais, du Rochet, à eau. Les 13 ha d'étangs s'appliquent à l'étang dit du Livry. Objet remarquable : le Val, jolie maison de campagne. (..) Il y a foire le 17 l'ai et le 1er décembre ; le lendemain si l'un de ces jours est férié. Géologie: schiste argileux, quartzite au nord. On parle le français [en fait le gallo][9]. »

    Le XXe siècle

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts de Campel porte les noms de 34 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 sont morts en Belgique dès 1914 (le 22 août Émée Bourrée à Rossignol et Gervais Danet à Oret ; le 16 décembre Julien Éon à Langemark) ; tous les autres sont morts sur le sol français ; 6 d'entre eux (Noël Danet, Louis Guichard, Jean Moreau, Jean Motel, Jean Paty et Ludovic Poulpré) ont été décorés de la Croix de guerre[11].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le monument de Campel porte les noms de 7 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Émile Labé et Robert Hochard, tous deux soldats morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; deux sont morts de maladie alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Allemagne (Edmond Danet, mort en 1943 au stalag X B et Victor Josset en 1944) ; Louis Menand, résistant F.F.I., est mort accidentellement à Bovel le [11].

    Le XXIe siècle

    En janvier 2017, Campel a fusionné avec la commune voisine de Maure-de-Bretagne pour former la commune de Val d'Anast[12].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
             
    1809 1811 Louis Motel[Note 2]   Meunier et cultivateur.
             
    avant 1838 1843 Pierre Hochard[Note 3]   Cultivateur à Campel, puis à Maxent.
    1843 1846 Louis Motel[Note 4]   Meunier. Fils de Louis Motel, maire entre 1809 et 1811.
    1846 1860 Jean Edet[Note 5]    
    1861 1865 Louis Motel   Déjà maire entre 1843 et 1846.
    1865 1871 Pierre Métayer[Note 6]   Marchand.
    1871 1874 Louis Motel   Déjà maire entre 1843 et 1846, ainsi qu'entre 1861 et 1865.
    1874 1878 Jean Lecoq[Note 7]   Laboureur.
    1878 1884 Pierre Métayer   Déjà maire entre 1865 et 1871.
    1884 1900 Pierre Février[Note 8]   Cultivateur.
    1900 1906 Georges Jacquelin-Dulphé [Note 9]   Comte. Propriétaire. Sous-lieutenant au 11e Régiment de Dragons.
    1906 après 1934 Maurice Jacquelin-Dulphé[Note 10]   Comte. Propriétaire. Cultivateur.Conseiller général. Chevalier de la Légion d'honneur. Fils du maire précédent.
      1989 Georges Jacquelin-Dulphé[Note 11]   Comte. Petit-fils et fils des deux maires précédents. Maire de Campel pendant 40 ans. Grand veneur.
             
             
    1965 1995 Georges de Jacquelin DVD -
    1995 décembre 2016 Bernard Amice[13] DVD Retraité. Maire honoraire en 2021[14].
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Démographie


    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16],[Note 12].

    En 2014, la commune comptait 492 habitants, en évolution de −4,09 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %, France hors Mayotte : +2,49 %).

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    612375633555635663661652685
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    687671740713720775734733713
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    704712695621597578568514470
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
    437412419394396403513487492
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'enceinte de terre de la Bigotais.

    La commune abrite un monument historique :

    • l’enceinte de terre de la Bigotais, (80 X 60 mètres) datant du Moyen Âge. Elle est formée d'un double rempart ovale et d'un fossé sec avec deux entrées[19]. Elle est inscrite par arrêté du 19 juillet 1995[20].
    Église Sainte-Marie-Madeleine

    On peut également signaler :

    • L’église paroissiale Sainte-Marie-Madeleine : sa construction a commencé en 1864, sur les plans néo-gothique d'Édouard Brossais-Saint-Marc ; elle est inaugurée en 1870. L'architecte Hyacinthe Perrin va restaurer l'édifice et remanier les baies ainsi que la couverture du clocher, entre 1933 et 1936[21].
    • Le manoir du Val[22] et sa chapelle[23].

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

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