Début 1941 sous pavillon de la France libre, il est armé en croiseur auxiliaire avec l'indicatif X3. En septembre il rejoint l'aviso Chevreuil dans l'île de la Jamaïque. Le , les deux navires franchissent le canal de Panama et accostent le à Balboa. Le 23, le Chevreuil appareille pour rejoindre Papeete en laissant le Cap des Palmes qui doit effectuer des réparations, à la suite d'une avarie de machine[1].
Après 1941, les FNFL ont pour volonté de le transformer en croiseur auxiliaire en l'équipant de six canons de marine de 102 mm. Ce projet d'armement avorte pour des questions politiques et matérielles, et les FNFL l'équipent (provisoirement) d'un autre canon de 90 mm débarqué du cargo Rhin. Après cet échec, les Forces françaises libres ont pour projet de réarmer le navire avec quatre canons américains de 4 pouces.
C'est finalement a Singapour (sous contrôle britannique) que le cargo devra recevoir du matériel américain. Après Pearl Harbor, le programme de réarmement change une nouvelle fois. C'est à l'arsenal de Sydney que le Cap des palmes doit désormais recevoir son armement «définitif». Les canons américains étant indisponibles, ce sont deux canons de 6 pouces en provenance du HMASMelbourne qui sont prévus à cet effet. De l'arsenal de Sydney, le Cap des palmes devra se rendre à Brooklyn pour finalement s'amarrer dans l'arsenal de San Francisco. Le croiseur auxiliaire reçoit comme armement deux canons de 150 mm, un canon antiaérien de 76 mm monté en retraite sur le rouf arrière, six tubes lance-torpilles de 533 mm disposés en travers dans un entrepont et destinés à lancer, trois de chaque bord, par des sabords articulés, enfin, six canons de 20 mm Oerlikon.
Notes et références
↑Dimitri Ignatieff, «Présence dans le Pacifique des navires de la France Libre: Le Chevreuil», Revue Maritime, no484, , p.97 (lire en ligne, consulté le ).