Caribou (navire)

From Wikipedia, the free encyclopedia

Quille posée[1]
Caribou
illustration de Caribou (navire)
Vaisseau d’une cinquantaine de canons d’un type voisin du Caribou au milieu du XVIIIe siècle.

Type Vaisseau de ligne
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Chantier naval Québec
Quille posée [1]
Lancement [1]
Armé [1]
Équipage
Équipage 300 à 500 hommes et 5 officiers[2].
Caractéristiques techniques
Longueur 41,9 m[1]
Maître-bau 11,39 m
Tirant d'eau 5,22 m[1]
Déplacement 750 t[1]
Propulsion Voile
Caractéristiques militaires
Armement 52 canons[1]

Le Caribou fait partie d’une petite série de navires de guerre construits au chantier naval royal à Québec. Le Caribou était un vaisseau de ligne, mis sur cale d’après des plans dressés par des ingénieurs-constructeurs à Rochefort. L'un d’eux, René-Nicolas Levasseur, fut envoyé à Québec en 1738 pour superviser les travaux et prendre en charge le chantier naval[3].

Ce petit vaisseau de ligne était assez caractéristique des constructions navales françaises des années 1720 – 1730. Avec la longue période de paix qui s’était ouverte avec l’Angleterre en 1713 et le budget réduit qui lui fut alloué, le Ministère de la Marine fut contraint de faire des choix[4]. Les grands vaisseaux à trois ponts de plus de 80 canons furent presque abandonnés au profit de deux ponts plus faiblement artillés[5].

C’est ainsi que furent lancés jusqu’à la guerre de Succession d’Autriche un peu plus d’une douzaine de bâtiments de 44 à 56-58 canons[6]. Certains tenaient plus de la grosse frégate que du vaisseau de guerre. Ils étaient plutôt réservés aux missions outre-mer[6]. Parmi-eux se trouvait le Caribou, qui avait aussi pour particularité d’avoir été construit au Canada, sans doute sur les berges de la rivière Saint-Charles, qui traverse la ville de Québec[7].

Depuis 1738, à la demande des autorités locales, le Ministère de la Marine avait cherché à développer les lancements militaires au Canada, pensant tirer profit des énormes forêts de la région[3]. Mais les bois canadiens, de par leur taille, convenaient plutôt à la construction de petites unités et ils séchaient mal à cause du climat, ce qui limitait fortement la durée de vie des navires. Peu de bâtiments de guerre furent donc construits à Québec, malgré les efforts de René-Nicolas Levasseur[3]. Comme la plupart des vaisseaux construits au Canada, son nom était en rapport avec le peuplement du pays ou sa faune. Le caribou était le nom que l’on donnait au renne en Amérique du Nord.

Le Caribou était un vaisseau de ligne à deux ponts. Il était moins puissant que les vaisseaux de 64 canons mis au point à peu près à la même époque car outre qu'il emportait moins d'artillerie, celle-ci était aussi pour partie de plus faible calibre, soit :

Nombre de cette série de petits navires étaient trapus et médiocres marcheurs[6]. Cependant, la vitesse et la tenue à la mer du Caribou ne sont pas connues avec précision. Les sources nous donnent un équipage pouvant aller de 300 à 500 hommes, avec 5 officiers en plus[2].

La carrière du Caribou

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI