Caserne Charras
From Wikipedia, the free encyclopedia
Recensé à l'inventaire général
| Destination initiale |
caserne |
|---|---|
| Destination actuelle |
décoration |
| Architecte | |
| Patrimonialité | Recensé à l'inventaire général |
| État de conservation |
démoli ou détruit |
| Région | |
|---|---|
| Département | |
| Commune |
| Coordonnées |
|---|
La caserne Charras est une ancienne caserne de Courbevoie, commune du département des Hauts-de-Seine, dont une partie de la façade a été remontée dans le Parc de Bécon.
La Caserne Charras est l'une des trois casernes construites pour les Gardes suisses en application d'un décret royal de 1754, sur les plans de l'architecte français Charles-Axel Guillaumot. Celle-ci date de 1756, et fut construite en même temps et sur le même modèle que celles de Rueil-Malmaison et Saint-Denis.
C'est de cette caserne que les Gardes suisses, commandés par le marquis de Maillardoz (en remplacement de son oncle Louis-Auguste d’Affry, titulaire du poste), partent le 10 août 1792 pour aller défendre les Tuileries[1], sur ordre de Louis XVI. Sur 950, seuls 300 soldats reviendront.
Durant le premier Empire, entre deux campagnes, la caserne abrite le 1er régiment de Grenadiers de la Garde impériale.
Pendant la révolution de 1830, des habitants de Courbevoie s'emparent de la caserne, défendue par le bataillon de dépôt du 3e régiment de la Garde nationale[2].
En 1855, le 1er régiment de grenadiers de la Garde impériale y prend ses quartiers.
En 1872, le 2e régiment d'infanterie provisoire, qui devient le 102e régiment d'infanterie de ligne s'y installe.
En 1886, elle prend le nom de « Caserne Charras » en hommage à deux officiers républicains, le général Joseph Charras et son fils le colonel Jean-Baptiste Adolphe Charras[3].
De nombreux régiments et corps militaires s'y succéderont:
- Du au , le 119e régiment d'infanterie
- En 1914-1918, elle accueille les bataillons des tirailleurs sénégalais[4] mais aussi les 319e régiment d'infanterie et 20e régiment d'infanterie territoriale[réf. nécessaire].
- De 1929 au , elle accueille le 5e régiment d'infanterie.
- De 1943 à 1945, l’École des officiers de la Gendarmerie nationale.
- Du le 93e régiment d'infanterie y tient garnison[5] jusqu'au ou il part pour l'Algérie.
- Dessin des casernes de Courbevoie, Nicolas Pérignon (1726-1782).
- La caserne Charras vers 1900.
- Plaque commémorative, centre commercial Charras, 2018.
Pensionnaires célèbres
Serge Gainsbourg déclare, dans une interview fleuve aux Inrockuptibles en , avoir fréquenté cette caserne en 1948[6]. Le philosophe Maurice de Gandillac y était cantonné sous les ordres de Jean de Lattre de Tassigny[7].
Classement à l'inventaire des monuments historiques
Les bâtiments de la caserne sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le [8].
