Catastrophe de Tessenderlo
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| Catastrophe de Tessenderlo | |||
L'usine de Tessenderlo Chemie, autrefois Produits Chimiques de Tessenderlo, ici vue en 2006. | |||
| Type | Explosion de 150 tonnes de nitrate d'ammonium. | ||
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| Pays | |||
| Localisation | Tessenderlo | ||
| Coordonnées | 51° 03′ 44″ nord, 5° 05′ 38″ est | ||
| Date | |||
| Bilan | |||
| Blessés | 900 | ||
| Morts | 189 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : province de Limbourg
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La catastrophe de Tessenderlo désigne l'explosion de 150 tonnes de nitrate d'ammonium (la même matière que celle à l'origine des explosions au port de Beyrouth de 2020[1]) dans les entrepôts de la société Produits Chimiques de Tessenderlo (abréviée « PCT ») le , dans la commune de Tessenderlo, dans la province du Limbourg, en Belgique.
Bien que s'étant déroulée en pleine occupation du pays lors de la Seconde Guerre mondiale, la catastrophe n'aurait pas de lien avec le conflit.
Avec 189 morts et 900 blessés, c'est l'une des catastrophes les plus meurtrières de Belgique ainsi que l'une des explosions majeures de nitrate d'ammonium.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, PCT a commencé à fabriquer des engrais ternaires destinés au secteur agricole belge. Outre le sulfate de potassium et le phosphate dicalcique, le nitrate d'ammonium était également utilisé à cette fin.
Le mercredi , à 11 h 27 : plus de 150 tonnes de nitrate d'ammonium stockées sur le site de PCT, explosent. Le nuage de fumée orange s'est élevé à plusieurs centaines de mètres dans les airs au-dessus de l'usine et le souffle provoqué par l'explosion détruit la majeure partie de l'usine et de nombreux bâtiments de Tessenderlo, une commune qui compte à l'époque environ 7 500 habitants. L'onde de choc s'est propagée sur de grandes distances et a été ressentie jusqu'à Anvers et Bruxelles[2], à une cinquantaine de kilomètres de là.
Causes
La cause de l'explosion a fait l'objet de nombreux débats car plusieurs théories furent envisagées[3]. Une attaque allemande ou alliée (comme ce fut le cas en 1941), un acte de sabotage de la part de la résistance ou une erreur humaine. En effet, il était pratique courante de désagréger du chlorure de potassium à la dynamite et un ouvrier aurait pu vouloir faire de même avec le nitrate d’ammonium, causant l'explosion[4].
Toujours est-il que les autorités ont fini par conclure que l'élévation de la température des réserves de nitrate d'ammonium et l'accumulation de gaz ont provoqué l'explosion spontanée du mélange. Le réservoir d'acide sulfurique de l'usine ayant également été bombardé par les Alliés en 1941, vidant une bonne partie du réservoir sur le site, ce qui aurait favorisé la montée en température du nitrate d'ammonium.