Catulle 4

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Catulle 4
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Poésies de Catulle (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Séquence
Catulle 4 lu en latin
Un poème parlant d'un navire vieillissant.

Catulle 4 est un poème du poète romain Catulle (84 av. J.-C.–54 av. J.-C.) qui traite de la mise à la retraite d'un navire ayant beaucoup voyagé (appelé « phaselus », parfois orthographié « phasellus »). Catulle établit une analogie frappante avec le vieillissement humain, comparant le bateau à une personne qui vole et parle, dotée de palmes (les rames) et d'un but.

Le poème est complexe, riche en références géographiques et en doubles négations litotiques élaborées, présentées comme une liste. Il est empreint d’hellénisme et utilise également la grammaire grecque dans plusieurs passages. Son mètre est inhabituel : le trimètre iambique, peut-être choisi pour suggérer la vitesse de la traversée des vagues.

Texte latin Traduction française
phaselus ille, quem videtis, hospites ait fuisse navium celerrimus neque ullius natantis impetum trabis nequisse praeterire, sive palmulis opus foret volare sive linteo. et hoc negat minacis Hadriatici negare litus insulasve Cycladas Rhodumque nobilem horridamque Thraciam Propontida trucemve Ponticum sinum[note 1], ubi iste post phaselus antea fuit comata silva; nam Cytorio[note 2] in iugo loquente saepe sibilum edidit coma. Amastri Pontica et Cytore buxifer tibi haec fuisse et esse cognitissima ait phaselus: ultima ex origine tuo stetisse dicit in cacumine tuo imbuisse palmulas in aequore et inde tot per impotentia freta erum tulisse, laeva sive dextera vocaret aura, sive utrumque Iuppiter simul secundus incidisset in pedem; neque ulla vota litoralibus deis sibi esse facta, cum veniret a mari novissimo hunc ad usque limpidum lacum. sed haec prius fuere: nunc recondita senet quiete seque dedicat tibi gemelle Castor et gemelle Castoris[note 3][1] Amis, voyez-vous cet esquif ? il fut, s'il faut l'en croire, le plus rapide des navires. Jamais nul vaisseau ne put le devancer à la course, soit que les voiles, soit que les rames le fissent voler sur les ondes. Il vous défie de le nier, rivages menaçants de l'Adriatique, Cyclades périlleuses, illustre Rhodes, Thrace inhospitalière, Propontide, et vous, rivages de ce terrible Euxin, où naguère, forêt chevelue, il étendait ses rameaux : oui, les sommets du Cytore ont souvent retenti du sifflement de son feuillage prophétique. Tout cela, dit-il, vous est connu, et vous pourriez l'attester encore, Amastris, et toi Cytore couronné de buis ; car il s'élevait sur vos cimes chenues depuis l'origine du monde. Ses rames se plongèrent pour la première fois dans les ondes qui baignent votre base. C'est de là qu'à travers les vagues déchaînées, il a ramené son maître, soit que le vent soufflât du couchant ou de l'aurore, soit qu'Éole propice vînt frapper ses deux flancs à la fois. Pourtant, jamais on n'offrit pour lui de vœux aux dieux du rivage, depuis le jour où, parti d'une mer lointaine, il vint mouiller sur les rives de ce lac limpide. Tel fut son passé ; et maintenant, il vieillit dans le calme du port, et se met sous votre tutelle, Castor et Pollux, divins jumeaux.

Notes

Bibliographie

Références

Liens externes

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