Catulle 5

poème de Catulle From Wikipedia, the free encyclopedia

Catulle 5 est un poème de Catulle (84 av. J.-C.–54 av. J.-C.). C'est une ode passionnée à Lesbie qui exhorte les amoureux à ignorer les commentaires désobligeants d'autrui et à ne vivre que l'un pour l'autre, car la vie est brève et la mort apporte un sommeil éternel. Ce poème a été traduit et imité de nombreuses fois et compte parmi les plus célèbres de l'auteur.

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Catulle 5
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Le poème est écrit en mètre hendécasyllabique phalécien (latin : hendecasyllabus phalaecius) [1] qui comporte des vers de 11 syllabes, une forme courante dans la poésie de Catulle. Le système métrique d'un hendécasyllabique phalécien est ⏒ ⏒ | ‒ ⏑ ⏑ | ‒ ⏑ | ‒ ⏑ | ‒ ⏒ . Le premier mètre est généralement un spondée mais Catulle peut le remplacer par un trochée ou un iambe

Texte


Davantage d’informations Vers, Texte latin ...
Vers Texte latin Traduction
1 Vīvāmus, mea Lesbia, atque amēmus, Vivons, ma Lesbie, et aimons-nous,
2 rūmōrēsque senum sevēriōrum Et les murmures des vieillards trop sérieux
3 omnēs ūnius aestimēmus assis! Estimons-les tous à la valeur d'un seul as !
4 sōlēs occidere et redīre possunt: Le soleil peut se coucher et revenir ;
5 nōbīs, quum semel occidit brevis lūx, mais lorsqu'une fois que la flamme éphémère s'est éteinte pour nous,
6 nox est perpetua ūna dormienda. il nous faut dormir d'un sommeil éternel.
7 Dā mī bāsia mīlle, deinde centum, Donne-moi donc mille baisers, ensuite cent,
8 dein mīlle altera, dein secunda centum, puis mille autres, et à nouveau cent,
9 deinde ūsque altera mīlle, deinde centum; ensuite encore mille autres, encore cent ;
10 dein, quum mīlia multa fēcerīmus, alors, après des milliers de baisers pris et rendus,
11 conturbābimus illa, nē sciāmus, brouillons-en bien le compte, nous ignorons leur nombre
12 aut nē quis malus invidēre possit, pour que des jaloux ne puissent exciter leur envie
13 quum tantum sciat esse bāsiōrum. par un si grand nombre de baisers
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Effets poétiques

Aux vers 5 et 6, la juxtaposition de lux (lumière) et nox (nuit) souligne ses deux comparaisons. Symboliquement, la « nuit perpétuelle » représente la mort et la « brève lumière » la vie. On relève également un second chiasme dans ces vers.

brevis lux nox perpetua
A B B A

Une traduction française du XVIe siècle de Jean-Antoine de Baïf a été utilisée par Reynaldo Hahn dans la chanson " Vivons, mignarde, vivre "[2]. Également en français, une traduction de Georges Lafaye a été composée par Darius Milhaud sous le titre « Ma chérie, aimez-nous »[3].

Références

Bibliographie

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