Cavalier dans un magasin
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| Artiste | |
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| Date | |
| Type | |
| Matériau | |
| Dimensions (H × L) |
54,5 × 42,7 cm |
| Propriétaire | |
| No d’inventaire |
GG_586 |
| Localisation |
Cavalier dans un magasin est un tableau réalisé vers 1660 par le peintre néerlandais Frans van Mieris l'Ancien. Cette œuvre de genre est conservée au Musée d'Histoire de l'art de Vienne en Autriche.
Le tableau représente une conversation commerciale qui se révèle être aussi une rencontre érotique entre un homme et une femme. Un client, d'apparence aisée, examine la qualité du tissu étalé devant lui ; à l'arrière-plan, à gauche, les autres marchandises sont soigneusement rangées sur des étagères. En même temps, l'homme en profite pour caresser le menton délicat de la vendeuse, la regardant avec complaisance ou peut-être condescendance. Elle est aussi très bien vêtue, veste bordée de fourrures et robe de satin blanc, elle a un beau décolleté.
Le peintre utilise une lumière puissante pour créer un intérieur d'une grande clarté. Chaque surface est représentée avec une grande minutie et une grande sensibilité, et les coups de pinceau deviennent imperceptibles.
La clé de compréhension de ce tableau de genre réside dans une inscription latine se voulant assurément ambigüe. Mieris a dissimulé un message : dans les plis du tapis posé sur la table au premier plan à droite, une bande d'argent porte l'inscription comparare, qui a plusieurs significations en latin comme « à qui veut l'acheter » ou « à qui veut le comparer »[1]. Cette expression fait référence au geste du cavalier qui compare le tissu et le menton de la jeune fille. On ignore encore lequel de ces biens trouvera preneur : le précieux tissu ou l'amour de la femme.
Le rôle du vieil homme sous la cheminée le long du mur du fond demeure obscur. Son expression soucieuse est peut-être une mise en garde quant à la nature de la transaction qui s'apprête à se conclure : considère-t-il ces agissements comme immoraux ?
Le tableau au dessus de la cheminée accroché à l'arrière-plan représente La Mort d'Abel (de Bartholomeus Breenbergh), il est vraisemblablement interprété comme une allusion au péché originel[2].