Centrale hydroélectrique de Sahofika
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| Pays | |
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| Province | |
| Ville | |
| Coordonnées |
| Date du début des travaux |
2019 |
|---|---|
| Date de mise en service |
? |
| Statut |
En projet |
| Puissance installée |
205 MW |
|---|---|
| Production annuelle |
1,57 GWh |
La centrale hydroélectrique de Sahofika, également appelée centrale de Sahofika, est une centrale hydroélectrique de 205 mégawatts en projet à Madagascar après que la construction lancé en 2019 soit suspendue [1].
La centrale est située sur la rivière Onive, à environ 100 kilomètres de la capitale Antananarivo[1].
Description
La centrale électrique est le plus grand projet de production d'électricité à Madagascar. Le projet initial du barrage annonce une hauteur de 60 mètres et et un réservoir d'une superficie de 6,7 kilomètres carrés. À partir du réservoir, l'eau s'écoulera dans une canalisation de 716 mètres de long pour arriver à la centrale électrique. La centrale comprend sept turbines, d'une puissance de 29,3 mégawatts chacune, pour une puissance totale de 205 mégawatts. L'électricité produite par cette centrale sera raccordée à une nouvelle ligne de transport à haute tension de 220 kilovolts jusqu'à l'endroit où la Jirama, la compagnie nationale d'électricité, l'intégrera au réseau électrique national[1],[2]. Un accord d'achat d'électricité d'une durée de 25 ans a été signé entre NEHO et Jirama[3].
Cette centrale devrait fournir de l'électricité à environ 8 millions de personnes et permettre à Madagascar d'éviter l'émission de 900 000 tonnes de dioxyde de carbone chaque année[1],[2].
Promoteurs, propriétaires et financement
Le projet est à l'origine un partenariat public-privé (PPP) entre le gouvernement de Madagascar et un consortium appelé Nouvelle énergie hydroélectrique de l'Onive (NEHO), composé des sociétés françaises Eiffage et Eranove et de la société Themis[1]. Le gouvernement malgache devait contribué à hauteur de 30 millions d'euros au développement de cette centrale électrique[1],[2],[4].
En , la NEHO annonce la signature du contrat de concession mais après des négociations houleuses avec la partie publique, notamment sur le coût d’achat de l’électricité produite et la durée de la concession et de la part de l’Etat dans le capital, le proje s’est trouvé dans une impasse. Ce qui a provoqué le départ du groupe français Eiffage du consortium.
Un nouvel appel d’offres est lancé en . Plusieurs entreprises ont manifesté leur intérêt pour le marché de construction du barrage, dont la China National Electric Engineering Company (en) (Cneec) et la Société générale des travaux du Maroc[5].
La Banque africaine de développement, par l'intermédiaire du Fonds africain de développement, a prêté 4,02 millions d'euros au gouvernement malgache pour ce projet. La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et l'Union européenne devraient fournir un financement supplémentaire pour ce projet[2],[4].
