Ceton
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| Ceton | |
La mairie, ancien presbytère. | |
Blason |
Logo |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Collines du Perche Normand |
| Maire Mandat |
André Besnier 2023-2026 |
| Code postal | 61260 |
| Code commune | 61079 |
| Démographie | |
| Gentilé | Cetonnais |
| Population municipale |
1 734 hab. (2023 |
| Densité | 29 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 13′ 34″ nord, 0° 45′ 00″ est |
| Altitude | Min. 89 m Max. 271 m |
| Superficie | 59,39 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Ceton (bureau centralisateur) |
| Législatives | 2e circonscription de l'Orne |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://www.ceton.fr/ |
| modifier |
|
Ceton (prononcé [setɔ̃][1]) est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, à la limite des départements de la Sarthe et d'Eure-et-Loir, dans le Perche, faisant partie du relief percheron. Elle est peuplée de 1 734 habitants[Note 1]. C'est la commune la plus méridionale de l'Orne et de la région Normandie.
Description
Commune la plus méridionale de Normandie, elle est au sud-ouest du Perche et à l’extrême sud du département de l’Orne. Couvrant 5 939 hectares, Ceton était, avant la création de Tinchebray-Bocage en 2015, la commune la plus étendue du département de l'Orne. Son bourg est à 6,5 km au sud-est du Theil, à 9 km au nord-est de La Ferté-Bernard et à 13 km au sud-ouest de Nogent-le-Rotrou[2].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Avezé, Cherré-Au, Cormes, Les Étilleux, Saint-Bomer, Théligny et Val-au-Perche.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Huisne, la Braye, la Maroisse, le Jambette[3], le Jault[4], la Petite la rivière[5], le ruisseau de Tirefontaine[6], le ruisseau des Goutenelles[7] et le ruisseau du Frêne[8],[9],[Carte 1].
L'Huisne, d'une longueur de 165 km, prend sa source dans la commune de Belforêt-en-Perche et se jette dans la Sarthe à Mans, après avoir traversé 36 communes[10].
La Braye, d'une longueur de 75 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Loir à Vallée-de-Ronsard, après avoir traversé 24 communes[11].
La Maroisse, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Théligny et se jette dans l'Huisne sur la commune face à Avezé, après avoir traversé trois communes[12]. En 1845 et 1855, cette rivière a causé de grandes inondations[13].
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : les étangs du Pont Girard (0,75 ha) et l'étang Charles Pelletier (1,63 ha)[Carte 1],[14]. Un étang de pêche y est aménagé[15].
On comptait six moulins dans la commune : le Moulin aux moines, et les moulins Cohémont, Launay, Le Chêne, Neuville et Le Pont[13].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[17]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[18] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Normandie (Cotentin, Orne) » et « Moyenne vallée de la Loire »[19]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 734 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cormes à 7 km à vol d'oiseau[22], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 759,0 mm[23],[24]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Ceton est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[26],[27].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (65,2 %), prairies (23,7 %), forêts (6,8 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), zones urbanisées (1,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)[28].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Habitat et logement
En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 983, alors qu'il était de 999 en 2013 et de 990 en 2008[I 2].
Parmi ces logements, 74,8 % étaient des résidences principales, 12,8 % des résidences secondaires et 12,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,6 % des appartements[I 2].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ceton en 2018 en comparaison avec celle de l'Orne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (12,8 %) supérieure à celle du département (10,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 68,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (69 % en 2013), contre 64,3 % pour l'Orne et 57,5 % pour la France entière[I 3].
| Typologie | Ceton[I 2] | Orne[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 74,8 | 78,3 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 12,8 | 10,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 12,4 | 11,2 | 8,2 |
Toponymie
Histoire
Antiquité
Le territoire était traversé par la voie romaine Chartres - Le Mans.
Révolution française et Empire
Lors de la création des cantons, Ceton est chef-lieu de canton. Ce canton est supprimé lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801)[31].
Époque contemporaine
La commune a eu une activité de fabrication de gants importante à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, avec trois entreprises distinctes : Neyret, installée initialement dans le presbytère à l’initiative de l’abbé Lorphelin, curé de Ceton, puis dans un atelier construit en 1875, où près de deux cents ouvrières mécaniciennes travaillaient en 1906 et plusieurs centaines à domicile, l'entreprise Watremez, fondée par M. Maniette et Ernest Watremez en 1899 et cédée au lillois Albert Philippe en 1912, et enfin la SA Gant A. Bourdon[13].
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Ceton est libéré le par des soldats américains provenant de La Ferté-Bernard[32].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Mortagne-au-Perche du département de l'Orne.
Après avoir été le chef-lieu d'un fugace canton de 1793 à 1801, elle faisait partie depuis cette date du canton du Theil[33]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton de Ceton
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Orne.
Intercommunalité
Ceton était membre de la communauté de communes du Val d'Huisne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes des Collines du Perche Normand, dont est désormais membre la commune.
Tendances politiques et résultats
Lors du premier tour de l'élection municipale de 2014 dans l'Orne, la liste menée par Patrick Grégori obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 627 voix (76,93 % des suffrages exprimés, 17 conseillers municipaux élus dont 5 communautaires), devançant très largement celle menée par Philippe Volcker, qui a recueilli 188 voix (23,06 %, 2 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin, 33,13 % des électeurs se sont abstenus[34].
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Orne[35], la liste menée par le maire sortant Patrick Grégori[36] obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 379 voix (60,44 %, 16 conseillers municipaux élus dont 5 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par :
- Frédéric Naudon (182 voix, 29,02 %, 2 conseillers municipaux élus) ;
- Christine Juy (66 voix, 10,52 %, 1 conseiller municipal élu).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 47,35 % des électeurs se sont abstenus[37],[38].
Administration municipale
Compte tenu de la population de la commune, son conseil municipal est composé de dix-neuf membres dont le maire et ses adjoints[39].
Liste des maires
Jumelage
Équipements et services publics
Équipements culturels
Ceton dispose d'une bibliothèque municipale animée par une douzaine de bénévoles[43].
Postes et télécommunications
La commune dispose d'un bureau de poste rénové en 2019[44].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune est protégée par un centre de secours, située dans la zone Les Champs de la Barre et où servent dix-sept sapeurs-pompiers volontaires. En 2022, ils ont effectué 116 interventions[45].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[47].
En 2023, la commune comptait 1 734 habitants[Note 4], en évolution de −2,86 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Avec 1 898 habitants au recensement de 2010, Ceton était la commune la plus peuplée de l'ancien canton du Theil, devançant son chef-lieu
Sports et loisirs
L'association des Randonnées Cetonnaises, créée en 1988, organise depuis des sorties guidées le troisième dimanche de chaque mois, dans la commune et aux alentours[49].


