Chang Jian
poète chinois
From Wikipedia, the free encyclopedia
Chang Jian (chinois : 常建 ; chinois traditionnel : 常建 ; pinyin : ; Wade : Ch'ang⁴ Chien) né en 708 et mort en 765[note 1],[1],[2], est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Originaire de Chang'an (aujourd’hui Xi'an, province Shaanxi), dont l’ancêtre vient de Xingtai selon les inscriptions funéraires[3], il a deux de ses poèmes ont été inclus dans l’anthologie populaire Trois cents poèmes des Tang.
| Xianwei (d) |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
常建 (Chang Jian) |
| Époque | |
| Nationalité | |
| Activités |
Biographie
Chang Jian passe les examens impériaux et obtient le titre académique de jinshi pendant la période Kaiyuan[4], plus précisément en 727, sur la même liste que le poète Wang Changling2[5]. Avant la 12 ᵉ année de l’ère Tianbao (avant 753), il est nommé magistrat du comté de Xuyi (aujourd’hui comté de Xuyi, ville de Huai'an, province du Jiangsu)[6],[3]. Il est relégué au rang d’un simple officier subalterne, et les lettrés en parlent avec tristesse[7] vol. 144. À cause de son caractère solitaire et droit, il ne s’attache pas aux puissants et sa carrière officielle est décevante4[8]. Il passe alors de longues périodes à voyager parmi les sites pittoresques. Il étudie la doctrine de Laozi avant de s’isoler pour se consacrer à la poésie et à la voie du Tao[4]. Il se retire à Wuchang à Ezhou (aujourd’hui province de Hubei), puis envoie une lettre à Wang Changling et Zhang Fen, pour s’installer ensemble en retrait sur les montagnes de l’ouest d’Ezhou[3]. Il meurt de maladie en 765 à l’âge de 57 ans[1].
Poésie
Ses poèmes semblent naître avec simplicité et naturel, puis explorent les sentiers sauvages, et seulement après cent lieues reviennent sur la grande voie (大道). Leur dessein est lointain, leur inspiration particulière. Les belles phrases surgissent à chaque instant, seule compte l’expression de l’intention[7] vol. 144. Ses œuvres laissent transparaître le sentiment d’un reclus détaché des honneurs et des richesses. Il excelle dans le poème en cinq caractères. Sa poésie appartient au genre de la poésie rustique, et leur style est proche de celui de l’école de Wang Wei et Meng Haoran, principalement consacrés aux paysages ruraux et montagneux[1]. Le cadre poétique est pur, paisible et lointain, d’une profondeur exceptionnelle. Le langage est frais et naturel, incisif et à la construction raffinée[3].
Chang Jian a aussi écrit quelques poèmes frontaliers remarquables, tels que « Plaidoyer au tombeau du général Wang » (吊王将军墓). « Lorsque Piao Yao (嫖姚, Piáo Yáo) marcha au nord, il pénétra profondément sur mille lieues. Après la bataille, le soleil couchant était jaune, le son des tambours des troupes vaincues mourait. », décrivant la cruauté de la guerre.
Œuvres
L’Intégrale de la poésie des Tang (全唐诗) comprend cinquante-sept poèmes de Chang Jian, volume 144[7]vol. 144.
Poème
Nuit à l’ermitage de Wang Changling (宿王昌齡隱居)
| Chinois
清溪深不測, |
Traduction libre
Ici, près du ruisseau limpide et profond, |