Charens

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Localisation

Charens est un village du Diois oriental situé à 32 km au sud-est de Die et à 13 km de Luc-en-Diois.

Communes limitrophes

Géologie et relief

Hydrographie

[Le] Charens : ruisseau qui a sa source sur la commune[1]. Il fait suite au ravin Garnier, commune de Charens, et se jette dans la Drôme après un parcours de 3,25 kilomètres. En 1891, sa largeur moyenne était de 30 m, sa pente de 304 m, son débit ordinaire de 1,20 m3, extraordinaire de 52 m3[2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[5] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[6]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 009 mm, avec 8,1 jours de précipitations en janvier et 5,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valdrôme à 6 km à vol d'oiseau[9], est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 065,5 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 1].

Voies de communication et transports

La commune est un peu au-dessus de la route départementale D 93 qui monte au col de Cabre.

Urbanisme

Typologie

Au , Charens est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (61,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (19,3 %), zones agricoles hétérogènes (19,1 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Toponymie

Attestations

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[13] :

  • XIVe siècle : mention du prieuré : Prior de Charentio (pouillé de Die) ;
  • 1429 : Locus de Charencio (archives de la Drôme, E 4100) ;
  • 1509 : Charinis (visites épiscopales) ;
  • 1509 : mention de l'église du prieuré : Ecclesia Beati Jacobi de Charenco (visites épiscopales) ;
  • 1891 : Charens, commune du canton de Luc-en-Diois.

Étymologie

Histoire

Du Moyen Âge à la Révolution

La seigneurie[13] :

  • Terre du fief des évêques de Die.
  • Possession des Artaud d'Aix.
  • 1576 : acquise par les Brotin.
  • 1675 : passe aux Faure de Vercors.
  • Vers 1732 : vendue aux Guillet de l'Isle.
  • 1789 : Charens forme deux seigneuries :
    • celle du Haut-Charens, appartenant aux La Morte.
    • celle du Bas-Charens, appartenant aux Ponnat.

Avant 1790, Charens était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die, formant une paroisse du diocèse de Die. Son église, sous le vocable de Saint-James ou de Saint-Jacques, était celle d'un prieuré séculier uni à la cure vers la fin du XVIIIe siècle. La cure était de la collation de l'évêque diocésain, et les dîmes appartenaient au curé par abandon du prieur du lieu[13].

De la Révolution à nos jours

En 1790, cette commune fut comprise dans le canton, de Valdrôme, mais la réorganisation de l'an VIII l'a fait entrer dans celui de Luc-en-Diois[13].

Politique et administration

Tendance politique et résultats

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 juin 2020 Jean-Marc Chabal[14] DVG Retraité de l'enseignement
juin 2020 en cours Thierry Alleoud    

Rattachements administratifs et électoraux

Politique environnementale

Finances locales

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2023, la commune comptait 32 habitants[Note 2], en évolution de +14,29 % par rapport à 2017 (Drôme : +2,47 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
209148173223234225215200206
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
185189162148153160154136136
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133123113787676766460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
615036333133222629
2021 2023 - - - - - - -
3032-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Manifestations culturelles et festivités

  • Fête de la moisson : premier dimanche d'août[1].

Loisirs

Santé

Services et équipements

Sports

Médias

Cultes

L'église et la communauté catholique de Charens sont rattachées à la paroisse Saint-Marcel en Diois, laquele couvre 37 communes et dépend du Diocèse de Valence[19].

Économie

En 1992 : pâturages (ovins), lavande (essence)[1].

Tourisme

  • Village perché du Haut-Charens[1].
  • Point de vue (barrage au Haut-Charens)[1].

Culture locale et patrimoine

Annexes

Notes et références

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