Luc-en-Diois
commune française du département de la Drôme
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Luc-en-Diois est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Luc-en-Diois | |||||
Mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Drôme | ||||
| Arrondissement | Die | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Diois | ||||
| Maire Mandat |
Jérôme Mellet 2020-2026 |
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| Code postal | 26310 | ||||
| Code commune | 26167 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lucois, Lucoises | ||||
| Population municipale |
614 hab. (2023 |
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| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 36′ 56″ nord, 5° 27′ 12″ est | ||||
| Altitude | Min. 501 m Max. 1 245 m |
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| Superficie | 23,49 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Die (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Diois | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune est située à 84 km au sud-est de Valence, à 53 km à l'est de Crest et à 18 km au sud de Die.
Communes limitrophes
| Montlaur-en-Diois | Menglon | |||
| Poyols | N | Miscon | ||
| O Luc-en-Diois E | ||||
| S | ||||
| Beaumont-en-Diois | Lesches-en-Diois |
Relief et géologie
Sites particuliers :
Géologie
Hydrographie
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[4]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 952 mm, avec 7,6 jours de précipitations en janvier et 5,1 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Roman à 9 km à vol d'oiseau[7], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 800,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,2 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Luc-en-Diois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Die, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 27 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64,5 %), zones agricoles hétérogènes (11,5 %), terres arables (8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,2 %), prairies (4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,9 %), zones urbanisées (1,7 %), cultures permanentes (1,3 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
Quartiers, hameaux et lieux-dits
Site Géoportail (carte IGN)[15] :
Logement
Projets d'aménagement
Voies de communication et transports

La commune est traversée par la route départementale 93 (axe de Valence à Gap) et possède une gare sur la ligne de Livron à Aspres-sur-Buëch.
Risques naturels et technologiques
Risques sismiques
Autres risques
Toponymie
Attestations
- 77 : Lucus Augusti (Pline l'Ancien, Naturalis Historia, III, 37)[16],[17].
- 106-109 : Lucus municipium Vocontiorum est (Tacite, Historiae, I, 66)[16],[17].
- 333 : mansio Luco (Anonyme de Bordeaux).
- Ve siècle : Lucus (Table de Peutinger)[16].
- 1159 : castrum de Luco et castellum quod appellatur Luc (cartulaire de Die, 17)[16].
- 1165 : castrum de Luc (cartulaire de Die, 6)[16].
- 1178 : mention du mandement : mandamentum de Luco (cartulaire de Die, 1)[16].
- 1201 : castrum Luci (Valbonnais, I, 122)[16].
- XIVe siècle : mention du prieuré : prioratus de Luco (pouillé de Die)[16].
- XVIe siècle : mention de la paroisse : capella de Luco (pouillé de Die)[16].
- 1509 : mention de l'église : ecclesia parrochialis Beate Marie de Luco (visites épiscopales)[16].
- 1516 : mention de la paroisse : cura de Luco (pouillé de Die)[16].
- 1788 : Luc (Alman. du Dauphiné)[16].
- 1891 : Luc-en-Diois, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Die[16].
Étymologie
Plusieurs hypothèses :
- Lucus serait le mot latin pour désigner un bois sacré : Lucus Augusti (« Bois sacré d'Auguste »).
Histoire
Antiquité : les Gallo-romains
La ville est citée dans l’Histoire naturelle de Pline sous le nom de Caput Lucus Augusti et de Lucus, municipium Vocontiorum par Tacite. Au IVe siècle, l’itinéraire hiérosolymitain (conduisant vers Jérusalem), le nomme mansio Luco[18].
Luc-en-Diois et Vaison-la-Romaine sont les deux capitales de la cité de la tribu gauloise des Voconces[18]. Le nom de Lucus indique un bois sacré (lucus en latin), indiquant une fonction religieuse de la localité remontant avant la Conquête[19]. Lucus bénéficiait aussi de sa position sur la voie en rive droite de la Drôme, remontant du Rhône vers le col de Cabre. La voie était empierrée ou dallée dans sa traversée de l’agglomération[20].
En 69, lors de l’année des quatre empereurs, le général Fabius Valens, partisan de Vitellius, remonte la vallée de la Drôme en rançonnant toutes les villes. Il menace d’incendier Lucus Augusti[19]. Malgré une légende répandue, la ville n’est pas détruite à cette occasion[21]. Entre 69 et la fin du Ier siècle ou au début du IIe siècle, le statut de capitale religieuse des Voconces est transféré à Die. Lucus Augusti devient une simpmle étape sur la voie romaine de la vallée du Rhône vers l’Italie[18]. La ville est alors plus étendue que l’actuel bourg, le quartier des Tourettes, au Nord, étant alors un quartier monumental[19]. Lucus Augusti recouvre une quinzaine d’hectares[20].
Les fouilles de la ville antique sont compliquées par l’important colluvionnement issu de l’érosion des sommets voisins[19] ; en 1890, les travaux de construction de la voie ferrée ont dû perturber les vestiges enfouis[20]. Les fouilles ont révélé les restes d'un temple[20], construit sur le même modèle que le temple d'Auguste et de Livie de Vienne[réf. nécessaire], ainsi que’un bras de statue monumentale (plus de 4 m de haut) représentant un sénateur[20] et de nombreuses inscriptions sont visibles au musée de Die et du Diois. Un autel du IIe siècle atteste du culte de la déesse ursine Andarta[20]. La découverte d’une nécropole des IVe – VIIe siècles (avec la tombe d’Arbacia, datée de 514[20]) autour de l’ancienne église indique un fort déclin[20], le bourg pouvant se réduire à un hameau de bord de route[21]. Plusieurs éléments indiquent la présence vraisemblable de domus, dont une mosaïque de plusieurs dizaines de mètres carrés[20].
Vestiges romains : autel octogonal orné, murs gallo-romains, monnaies[22]. Il y avait aussi un atelier de bronzier et probablement un atelier de tuilier[20].
L'itinéraire appelé l'Anonyme de Bordeaux la cite en 333 comme mansio Luco sur la voie romaine. Un fortin est installé à la même époque au sommet du pic de Luc[23], afin de surveiller la voie stratégique passant par la vallée de la Drôme, entre la Durance et le Rhône. Cette voie est la plus praticable en hiver pour relier Milan à Cologne sur le Rhin où combattent les armées romaines.
Du Moyen Âge à la Révolution
La seigneurie[16] :
- Au point de vue féodal, Luc-en-Diois était une terre (ou seigneurie) du patrimoine des anciens comtes de Diois.
- Dès le XIIe siècle : elle est hommagée aux évêques de Die. Elle est nommée castrum de Luco en 1159[19].
- Vers 1225 : la terre passe (par mariage) aux Agoult.
- XVIe siècle : elle est appelée baronnie.
- 1540 : elle passe aux Lhère de Glandage.
- Elle passe (par mariage) aux La Baume-Suze.
- 1705 : la terre appartient aux Gilbert de Sallières.
- La moitié passe (par mariage) aux Morard.
- Les Morard acquièrent l'autre moitié. Ils sont les derniers seigneurs.

En 1442, une partie du Pic de Luc, la montagne dominant le village, se détache du flanc opposé au village et se brise en blocs énormes, barrant la Drôme en amont de l'agglomération. L'amas rocheux reçut le nom de Claps[24]. Ainsi se formèrent deux lacs, l'un — le Grand Lac (5 km de long environ, 300 hectares de surface) — en amont de la montagne, et l'autre au pied du Pic de Luc, le Petit Lac (6 hectares)[réf. nécessaire].
L'assèchement du Grand Lac par le percement du « saut de la Drôme », commencé avant la Révolution et continué après, provoqua plusieurs procès entre les chartreux, propriétaires des terres, et les habitants qui utilisaient les atterrissements (zones du lac naturellement comblées par la Drôme) comme pâturages et pour s'approvisionner en saules et broussailles[25].
Avant 1790, Luc-en-Diois était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die. Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à la Vierge Marie, était celle d'un prieuré de bénédictins de la filiation d'Aurillac, connu dès le XIVe siècle, et dont le titulaire avait la collation de la cure et les dîmes[16].
Le mandement de Luc-en-Diois comprenait la commune de ce nom et peut-être celle de Miscon[16].
De la Révolution à nos jours
En 1790, Luc-en-Diois devient le chef-lieu d'un canton comprenant les municipalités de Barnave, Jansac, Luc-en-Diois, Miscon, Montlaur, Montmaur, Pennes, Poyols et Recoubeau. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) distrait de ce canton la commune de Montmaur mais y adjoint en retour onze communes (Aucelon, la Bâtie-Cramezin, la Bâtie-des-Fonts, Beaurières, Beaumont, Charens, Fourcinet, Jonchères, Lesches, le Pilhon et les Prés)[16].
Politique et administration
Tendance politique et résultats
Administration municipale
Liste des maires
Rattachements administratifs et électoraux
Luc-en-Diois était le chef-lieu du canton. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune fait désormais partie du canton du Diois[28].
Politique environnementale
Finances locales
Jumelages
Population et société
Démographie
En 2023
, la commune de Luc-en-Diois comptait 614 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.
Pendant la première moitié du XIXe siècle, la population de Luc augmente, avant de décroitre pendant la seconde moitié. L’accroissement constaté aux recensements de 1886 et 1891, qui lui fait passer la barre des 1100 habitants, est dû l’afflux d’ouvriers italiens embauchés pour la construction du chemin de fer de Livron à Veynes[29].
Services et équipements
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble et compte une école primaire.
Santé
- Maison de santé, pharmacie, osthéopathe
Manifestations culturelles et festivités
- Fête : troisième dimanche de juillet[22].
Loisirs
- Pêche[22].Camping Piscine Tennis Jardin public Boulodrome
Sports
- Luc-en-Diois est un des plus anciens sites d'envol pour le parapente. Le championnat de France 1991 se déroula sur le site du Clamontard du 25 au [32].
- Une via ferrata : « le Claps »[33].
Médias
Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :
- Presse écrite
- Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de « La vallée de la Drôme » un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
- L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
- Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
- Presse audio-visuelle
- France Bleu est une radio publique diffusée sur son territoire.
- RDWA est une radio associative du Diois qui diffuse musique éclectique et actualités locales.
Cultes
Historiquement, la ville est marquée par l'existence de deux cultes :
- Protestant
- Catholique
L'église et la communauté catholique de Luc-en-Diois sont rattachées à la paroisse Saint-Marcel en Diois, laquelle couvre 37 communes et dépend du Diocèse de Valence[34].
Économie
Agriculture
En 1992 : vignes (vins AOC Châtillon-en-Diois et Clairette de Die), pâturages, lavande, noix[22].
- Foire mensuelle sauf en juillet et août[22].
Hydroélectricité
Une microcentrale hydroélectrique est implantée sur le cours de la Drôme au débouché du Claps. Elle est construite entre 1922 et 1924[35]. Sa production annuelle varie du simple au triple en fonction du débit de la rivière.
Artisanat d'art
- Poterie[22].Artisan du vitrail / Galerie d art
Tourisme
Emploi
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église catholique (néo-roman du XIXe siècle)[22], dédiée à la Sainte-Vierge.
- Chapelle protestante.
- Église de la Sainte-Vierge.
- Chapelle protestante.
Patrimoine culturel
- Salle des fêtes des Voconces : salle polyvalente de 200 places
- Petit théâtre datant de 1927
- Bibliothèque municipale
- Atelier de bourrellerie
Patrimoine naturel
Personnalités liées à la commune
- Marcel Granet, sinologue, né le à Luc-en-Diois.
- Georges Saint-Bonnet, homme d’affaires, journaliste, écrivain et haut fonctionnaire puis guérisseur et maître spirituel, né en 1899 dans une famille protestante de la Drôme, mort en 1963 et enterré à Luc-en-Diois dans un cimetière familial à proximité du cimetière municipal.
Héraldique, logotype et devise
Luc-en-Diois possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Annexes
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Luc-en-Diois sur le site de l'Institut géographique national (archive) / page archivée depuis 2011.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

