Charles-François Dubusc

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Date de naissance
Lieu de naissanceLouviers
Date de décès (à 80 ans)
Charles-François Dubusc
Fonctions
Député de l'Eure

(3 ans, 1 mois et 17 jours)
Gouvernement Convention nationale
Député au Conseil des Cinq-Cents

(2 ans, 6 mois et 24 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Louviers
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Louviers (Eure)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Modérés
Profession Fabricant de draps
députés de l'Eure

Charles-François Dubusc, né le à Louviers (province de Normandie, actuel département de l'Eure)[1], mort le dans la même ville, est un homme politique de la Révolution française.

Charles-François René Dubusc naît paroisse Notre-Dame de Louviers. Il est fabricant de draps dans sa ville natale dont il est échevin en 1772[2], puis premier échevin-officier. En 1790, il est nommé administrateur du département de l'Eure.

La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Charles-François Dubusc, alors fabricant de draps et administrateur de l'Eure, est élu député du département, le onzième et dernier, à la Convention nationale[3].

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, et le bannissement quand la sûreté publique le permettra », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[4]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Celui-ci le dénonce, un mois plus tard dans son journal, comme « membre de la faction des hommes d’État »[6]. Le , il est absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[7].

Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Dubusc est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[8]. Lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à leur poste de député le 18 frimaire an III ().

Dubusc adhère à la réaction thermidorienne. Le 7 nivôse (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite des anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jean-Marie Collot-d'Herbois et Jacques-Nicolas Billaud-Varenne)[9]. Le 18 floréal (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Nord) accusé d'exactions durant sa mission à Arras[10].

Sous le Directoire, en vendémiaire an IV (), Charles-François Dubusc est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI ()[11].

Sources

Liens externes

Notes

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