Charles-Gaspard Toustain de Richebourg
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Censeur royal |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Surnom |
Vicomte de Toustain-Richebourg |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Père |
| Membre de | |
|---|---|
| Grade militaire | |
| Genre artistique | |
| Distinction |
|
Charles-Gaspard de Toustain, seigneur de Richebourg, connu sous le nom de vicomte de Toustain-Richebourg, est un militaire et écrivain français, censeur royal dans les dernières années de l'Ancien Régime, né à Pithiviers-en-Gâtinais le et décédé le à Saint-Martin-du-Manoir.
Fils de Gaspard-François Toustain de Richebourg et de sa seconde épouse, Élisabeth de Féra de Rouville, il est page du roi en la Grande Écurie (-). Entré au régiment de Royal-Lorraine en 1763, il est nommé successivement sous-lieutenant (1765), sous-aide-major et capitaine commandant, avant de devenir capitaine au corps des carabiniers en , puis major de cavalerie en 1774[1],[2],[3].
À 17 ans, il se fait connaître dans le métier des lettres par un couplet en vers à Voltaire[2]. Entré à l'âge de vingt ans à l'Académie de Cherbourg, il fait paraître un Essai sur l'histoire de Normandie exprimant l'orgueil de sa famille de remonter sa filiation jusqu'à la première féodalité normande[4].
Le , il épouse Angélique-Émilie-Perrine du Bot de la Grignonnaye, dame de la Grée de Callac, d'une famille noble bretonne, avec l'agrément du roi et sous la protection du duc d'Orléans. Celle-ci lui donne plusieurs enfants : Louis-Philippe, né en 1770 et décédé le , filleul du duc d'Orléans et de la duchesse de Chartres, Julie-Constance-Eugénie, née en 1772, morte elle aussi en bas âge, filleule de la comtesse de Brionne et de son fils le prince de Lambesc[1],[5],[6], Camille-Turstin-Mériadec, né le à Augan[7],[8], Félix-Henri, né en 1777[9], François-Joseph-Henri, né le [10], et Eugénie-Caroline, née le [11].
Venu se fixer en Bretagne en 1774, il est reçu comme membre de la noblesse aux États de Bretagne, où il joue un rôle actif dans la défense des privilèges de la province[12],[5]. Censeur royal de la Librairie de 1783 à 1790, chevalier de Saint-Louis en 1789[5], il se lie à Nicolas Edme Restif de La Bretonne, dont il paraphe Les Veillées du Marais le et La Paysanne pervertie en mars, et auquel il confie des sujets pour ses Contemporaines[13].
Sous la Révolution, il se propose comme otage[14] en faveur de Louis XVI après l'affaire de Varennes, puis adresse au Comité de législation, le , un mémoire tendant à empêcher la mort de Louis XVI. En , il envoie au même comité une protestation contre les « arrestations arbitraires ». Mis en prison après s'être porté caution volontaire de l'emprunt de Vendée, il est libéré en 1794, avant d'être incarcéré de nouveau, pour peu de temps, en 1796 et 1797. Il se retire en 1800 dans sa terre de Saint-Martin-du-Manoir[15].
Après avoir accueilli avec faveur le coup d'État du 18 brumaire, il accepte sous l'Empire les fonctions de colonel de la 11e légion nationale du département de Seine-Inférieure. Plus tard, il se rallie avec enthousiasme à la Restauration, dont il sollicite en vain la Légion d'honneur, et meurt à Saint-Martin-du-Manoir en [15],[2].