Lors de l'arrêt du Georges de Joly[6], un autre baliseur mais de construction allemande[7], le Charles Babin reprend en 2002 sa zone de travail temporairement[8] avant que l'Armorique soit armée[9].
Après 64 ans de service, il a été désarmé en 2013 en même temps que le Roi Gradlon, et ils sont remplacés tous deux par l'Atlantique[11]. Puis il a subi un désamiantage et une dépollution au cours de l’année 2015 avant d’être transféré au service des Domaines pour être mis en vente en à Poitiers. Depuis la démantèlement du baliseur Émile Allard à partir du à Dunkerque, faute de financement pour le conserver[12], et remplacé par le Hauts de France en 2002, le Charles Babin est le dernier des six sister-ships à être encore à flot. Le Trieux a été construit simultanément au Pierre Durepaire pour le compte des Phares et Balises[13].
Projet de voilier océanographe par Raffin-Caboisse
Il est acquis par un particulier, Charles Raffin-Caboisse, ancien marin du Belem[14], qui a pour projet de le transformer en voilier d’exploration scientifique[15]. Il est soutenu par son père Pierre Raffin-Caboisse[16],[17] navigateur qui a fait le tour du monde avec le Babar[18]. Le Charles Babin appartient désormais à la compagnie maritimeTall Ships World Explorer que Charles Raffin-Caboisse a créé pour transformer le baliseur en un trois-mâts barque océanographique de 70 m de long. Cela en ferait le plus grand voilier français, plus grand que le Belem sur lequel Charles Raffin-Caboisse a servi comme bosco[19]. C'est à Paimbœuf que le navire doit être transformé. Concernant la traction, des voiles d'une surface de 1 500 m2 à 1 800 m2 et il est prévu de remplacer les moteurs Sulzer par un plus compact afin de libérer de la place. La timonerie et la grue de l'ancien baliseur sont retirés. Afin de fournir du matériel aux 15 à 20 scientifiques, un aménagement extérieur est prévu pour accueillir un laboratoire en conteneur, un laboratoire est également prévu à l'intérieur du navire, et le gaillard d'avant est rehaussé afin de disposer de place pour mettre du matériel[15].
Un financement participatif est lancé pour un objectif de 50 000 euros[20] pour mettre en œuvre le projet qui est évalué par le groupement naval Neopolia entre sept[15] et dix millions d'euros[17], avec un chantier d'une durée prévue comprise entre 12 mois et 18 mois[21]. Mais le projet océanographique est un échec et le navire se retrouve en vente sur Le Bon Coin[22] pour la somme de 300 000 euros[23].
Projet de réhabilitation par Trouvé
Il est racheté par Christophe Trouvé, un franco-ukrainien[24] vivant en Ukraine. Le propriétaire veut le refaire démarrer alors que le bateau est en panne moteur. Il souhaite escorter le bateau en Ukraine à l'aide d'un ancien patrouilleur nommé Phénix, afin de le restaurer pour le faire naviguer sur le Danube ou d'en faire un lieu d'habitation[22]. Le cheminement des deux navires ne peut se faire à plus de 5 nœuds[25].
Après son départ le de Saint-Nazaire[22], le bateau arrive le dans le Port de Vila Real de Santo Antonio au sud du Portugal.
Voir aussi
Bibliographie
La petite fille des baraquements: récits d'une enfance à Saint-Nazaire (ISBN978-2343008530)
Mamilou et Grand-père en short autour du monde 1: Du bonheur en Atlantique (ISBN978-2-322-10407-9)