Charles Boland
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Charles Boland, né à Spa le et mort après 1910, est un peintre belge.
Son champ pictural, couvre essentiellement la peinture d'animaux, la représentation de paysages, les scènes de genre et également les portraits.
Artiste sourd, il est également impliqué dans la défense de l'amélioration du sort des sourds-muets.
Famille
Charles Hubert Denis Boland, né à Spa le , est le fils de Denis Joseph Boland (1831), commis négociant, et de Marie Catherine Henrard (1828)[1].
Formation
Charles Boland, à la suite d'un accident advenu alors qu'il est très jeune, perd l'ouïe et la parole. Il est étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers[2],[3]. En 1878, il présente sa candidature pour le Prix de Rome belge en peinture, mais n'est pas retenu[2].
Carrière
Charles Boland commence à participer aux expositions triennales belges au Salon d'Anvers de 1879, où il expose deux peintures animalières et une œuvre, en collaboration avec le peintre brugeois Edouard De Jans[4]. Il rejoint le collectif artistique Als ik Kan fondé en 1883 et participe, notamment à leur exposition de . Il y vend ses œuvres qui connaissent le succès[5].
Parallèlement à ses activités artistiques, Charles Boland s'implique dans la culture sourde belge. En 1883, il appelle à la contestation le monde de l'enseignement pour sourds de l'époque lors d'un discours qu'il prononce au troisième congrès international pour l'amélioration du sort des sourds-muets qui se tient à Bruxelles. Si la majorité des participants prône la méthode orale dans les établissements scolaire, l’artiste sourd anversois y est opposé et veut que les étudiants sourds puissent décider eux-mêmes de la méthode qu’ils souhaitent suivre. En outre, il critique la dominance paternaliste des entendants et des structures sociales. Charles Boland termine son discours en appelant à s'investir davantage les associations en mesure de contribuer au sentiment d’unité existant parmi les sourds. Il précise qu'il est avant tout partisan de la confraternité des sourds-muets, et désire les voir forts et unis dans les luttes de la vie[6].
Il réside à Anvers, à diverses adresses, jusqu'en 1903 au moins[7]. Après 1903, il expose lors de manifestations artistiques moins officielles que les salons triennaux, comme en 1908, à Anvers, au salon Arte Caritas[8]. Ensuite, établi à Rixensart, il sollicite l'ouverture, dans cette commune, d'un atelier pour sourds-muets, en , lors du congrès à Bruxelles[9]. Les recherches dans la presse ne le mentionnent plus après cette date[2].