Charles Jean Baptiste Collin-Mezin
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Charles Jean Baptiste Collin-Mézin (né à Mirecourt le et mort à Boulogne-Billancourt le [1]) est un luthier français, fabriquant des violons, alto, violoncelles, contrebasses et des archets. Il devient officier de l'Académie des Beaux-Arts et remporte la médaille d'or et d'argent aux Expositions de Paris en 1878, 1889 et 1900.
Il est le fils du luthier CL-Collin, et le père de Charles Louis Collin-Mézin (en), également luthier.
Né en 1841 à Mirecourt, Collin-Mézin travaille comme apprenti avec son père. Certaines sources disent qu'il a travaillé pendant une période dans l'atelier de Bruxelles de Nicolas François Vuillaume (en). En 1868, il s'installe à Paris, où il acquiert la réputation de luthier français de premier plan. Ses instruments sont alors considérés comme étant de meilleure facture que la moyenne[2]. Collin-Mézin bénéficie également de l'appui de certains de ses amis, influents dans le milieu culturel.[réf. souhaitée].
Un certain nombre de violonistes célèbres jouent sur ces instruments, et saluent leur qualité et leur jouabilité, comme Joseph Joachim, Camillo Sivori, Fritz Kreisler, Hubert Léonard, Marie Tayau (en) et Jules Armingaud, qui considérait le Collin-Mézin comme égal à un Stradivarius[réf. nécessaire] pour la souplesse et la richesse du son. Les violoncellistes Auguste-Joseph Franchomme et Jacquard ont également joué sur des Collin-Mézin.
Caractéristiques de ses instruments
Comme les meilleurs luthiers français, ses créations suivent la tradition des célèbres écoles italiennes Stradivarius, Guarneri et Amati, mais il développe aussi son propre vernis. Ses instruments se démarquent par plusieurs caractéristiques :
- le vernis a tendance à être épais et terne, de couleur jaune ou jaune brunâtre;
- Le contour des instruments est noir le long des bords du corps et de la voute;
- Collin-Mézin n'utilise pas de processus artificiel de chauffage, ni de traitement chimique du bois;
- Le bois est vieux et séché naturellement;
- La basse de passe[réf. nécessaire] est ajustée selon l'âge et le type de bois utilisé;
Son meilleur travail est daté approximativement de 1875-1910.
Ses instruments sont caractérisés par un son puissant et exceptionnellement brillant, et possèdent aussi une certaine dureté. L'historien musical William Henley, dans son "Universal Dictionary of Violin and Bow Makers (1959)", suggère que cette rigidité pouvait être éliminée après « plusieurs années de jeu intense », lorsque l'instrument est joué par un soliste actif.
Henley observe que “le Concerto romantique pour violon et orchestre de Benjamin Godard fut créé à Paris en 1876 par Marie Tayau sur un violon de Collin-Mézin avec (ce qui était alors une révolution) les cordes Mi et La en acier ainsi que suggéré par le luthier lui-même, ce qui semble indiquer qu'il tentait d'obtenir la brillance et la clarté au détriment de la pureté”. Les cordes en acier sont plus populaires aujourd'hui, mais elles ont tendance à être plus utilisées par les étudiants. Les violonistes plus avancés ou professionnels préfèrent les cordes synthétiques ou des cordes en boyaux.
Signature
- Tous les Collin-Mézin authentiques ont « La signature manuscrite en plus d'une étiquette » (selon Henley). Tous les violons sans sa signature manuscrite sont soit les violons de ses étudiants, soit des falsifications.
- Ses derniers violons à partir de 1900 ont un label "Grand Prix" en plus de la signature manuscrite.
- À côté de l'âme d'origine il y a un cachet de Collin-Mézin, un fac-similé de sa signature.
- Ses étiquettes ne doivent pas être confondues avec les violons de son fils et collaborateur Charles Collin-Mézin Jr., dont les instruments sont également de haute qualité mais à un prix plus modeste. Les instruments du fils contiennent encore des étiquettes avec le nom de son père, et indiquent qu'ils sont « par Ch. JB Collin-Mézin. (même si beaucoup ont été donnés à Mirecourt après 1924), et également la mention « Grand Prix Exposition ».
Longueur et étiquette
' De 1868-1876 '
- Longueur : 9 cent. Hauteur : 2 cent
- CH J. B. fils Collin- Mézin
- Luthier . Paris l'année 1870
' À partir de 1876 '
- Longueur : 9 cent. Hauteur 3 ½
- Ch . J. B. Collin- Mézin
- Luthier A PARIS
- Rue du Faubg : Poissonnière n ° 29
- Ch . J. B. Collin-Mézin
- Luthier A PARIS
- Rue du Faubg : Poissonnière No. 10
' Ses violons tard '
- Ch . J. B. Collin-Mézin
- Luthier C. M
- Grand Prix Exposition Universelle , 1900
- Paris , 1921
