Benjamin Godard
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Taverny (d) |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Fratrie |
Magdeleine Godard Amédée Godard (d) |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Mouvement | |
| Instrument | |
| Maîtres | |
| Genre artistique |
Benjamin Louis Paul Godard, né le à Paris et mort le à Cannes (Alpes-Maritimes), est un compositeur français.
Décoration
Né le [1] dans une famille mélomane de commerçants[2], Benjamin Godard étudie le violon dès ses plus jeunes années auprès de Richard Hammer et Henri Vieuxtemps[3] , comme sa sœur Magdeleine, qui sera violoniste, puis il entre au Conservatoire de Paris en 1863[2], où il travaille la composition avec Henri Reber.
À l'âge de dix-sept ans, il compose sa première sonate pour violon et piano[4]. Il obtient le prix de la ville de Paris en 1878[5] pour sa symphonie dramatique Le Tasse pour solistes, chœur et orchestre, et l'année suivante le prix Chartier[6] pour ses œuvres de musique de chambre.
En 1887, il devient professeur de la classe d'ensemble instrumental du Conservatoire de Paris[7], succédant à René Baillot[8]. Son chef-d'œuvre Jocelyn[9] (créé à Bruxelles le [10]), d'après un poème de Lamartine, dont on retient la célèbre Berceuse, révèle le meilleur du talent lyrique du compositeur. Un autre opéra, Dante, est représenté à l'Opéra-Comique le [11].
Godard écrit encore deux opéras, édités par Julien Hamelle[12] : La Vivandière[13], dont l'orchestration fut terminée par Paul Vidal (création à Bruxelles, à La Monnaie, le , et à titre posthume à Paris le ), et Les Guelfes, représenté (également à titre posthume) à Rouen le [14].
Il compose aussi plusieurs symphonies dont trois à programme — la Symphonie gothique op. 23 (1874), la Symphonie orientale op. 84 (1884) et la Symphonie légendaire op. 99 (1886) — deux concertos pour violon (op. 35 et 131), deux concertos pour piano (op. 31 et 148), trois quatuors à cordes (op. 33, 37 et 136), quatre sonates pour violon et piano (op. 1, 2, 9 et 12), une sonate pour violoncelle et piano (op. 104) et deux trios avec piano (op. 32 et 72), une centaine de mélodies[15]. Deux de ses œuvres les plus réussies sont le Concerto romantique pour violon et orchestre op. 35 (1876) et le Concerto pour violon no 2 en sol mineur op. 131 (1891), qui sont à la fois d'une écriture habilement virtuose pour le violon et d'une sensibilité romantique qui se rattache à celle du milieu du XIXe siècle[16].
Atteint de tuberculose, il se retire sur la Côte d'Azur en 1892, où il meurt au début de l'année 1895, âgé de quarante-cinq ans[17].
Il avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1889[18].
Œuvres publiées
En 1895, l'éditeur new-yorkais G. Schirmer publia un recueil en deux volumes des œuvres pour piano.
Paolo Gallico en publia un autre à New York en 1909.
6 Fables de Jean de La Fontaine, La Laitière et le Pot au Lait, La Cigale et la Fourmi, Le Renard et le Corbeau, Le Coche et la Mouche, Le Renard et les Raisins, Le Rat des Villes et le Rat des Champs. (1872)
Hommages
- Une rue du 16e arrondissement de Paris porte son nom.
- À proximité de cette rue, un monument dû au sculpteur Jean-Baptiste Champeil, composé d'un buste sur un haut socle décoré, fut érigé en 1904 dans le square Lamartine. Ce buste est également au théâtre national de l'Opéra-Comique. Le monument du square Lamartine comportait à l'origine deux personnages en bronze disposés contre le socle[19] ; ils ont disparu sans doute durant l'occupation allemande pour la récupération du métal.
- Un étang dans la forêt de Montmorency porte son nom : l'étang Godard.
- Une autre rue portant son nom et dans laquelle on trouve la maison où il vécut une partie de son existence (portant une plaque à sa mémoire) se trouve à Villiers-Adam (95840). C'est dans l'église de cette petite ville qu'a été donnée, le dimanche , la première mondiale de ses trois quatuors à cordes, interprétés par le quatuor Élysée.
- Une rue et un petit square à Taverny portent son nom. Dans le square est érigé son buste en bronze. Le compositeur a en effet passé une grande partie de son enfance à Taverny, son père ayant été maire de la ville de 1855 à 1859[20].
- Au no 34 de la rue Pigalle (9e arrondissement de Paris), où il vécut, est apposée une plaque datée de 1920.
- Monument dans le square Lamartine.
- Maison de Benjamin Godard, dans la rue Benjamin-Godard, à Villiers-Adam.
- Monument Benjamin Godard à Taverny.
- Plaque à Paris.
