Charles Loriot

personnalité politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Charles Joseph Loriot, né le à Pont-Audemer (Eure) et mort le à Saint-Germain-Village (Eure), est un homme politique français.

Élection
Réélection26 avril 1914
CirconscriptionEure
LégislatureXe et XIe (Troisième République)
Faits en bref Fonctions, Député français ...
Charles Loriot
Illustration.
Fonctions
Député français

(8 ans, 4 mois et 28 jours)
Élection
Réélection 26 avril 1914
Circonscription Eure
Législature Xe et XIe (Troisième République)
Groupe politique RDG
Prédécesseur Maxime Legendre
Successeur Circonscription supprimée

(12 ans, 6 mois et 19 jours)
Élection 22 septembre 1889
Réélection 20 août 1893
8 mai 1898
Circonscription Eure
Législature Ve, VIe et VIIe (Troisième République)
Prédécesseur Circonscription créée
Successeur Tanneguy Le Bœuf d'Osmoy
Maire de Saint-Germain-Village

(5 ans)
Prédécesseur Charles Desferrières
Successeur Henri Godon
Maire de Pont-Audemer

(5 ans)
Successeur Léon Harou
Conseiller général de l'Eure

(13 ans)
Circonscription Canton de Montfort-sur-Risle
Prédécesseur Jules Férey
Successeur Paul Edmond Lucas
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Pont-Audemer (Eure)
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Saint-Germain-Village (Eure)
Nationalité Française
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Biographie

Fils de Charles Pascal Loriot[1] (conseiller municipal de Pont-Audemer) aux côtés d'Alfred Canel[2].

Il se marie avec Louise Goulley et eurent 4 fils : Henri, Louis, Robert et André. Il devient avocat en 1880 et entre comme juge suppléant au tribunal d'instance de Pont-Audemer, puis comme juge d'instruction. De 1885 à 1888, il exerce à Louviers. Il est président d'honneur de la Société républicaine de l'Eure[3].

Il meurt au château de "Saint-Gilles" le et est inhumé le au cimetière de Pont-Audemer.

Il était le père de Louis Loriot, conseiller général de l'Eure mais aussi directeur de cabinet du garde des sceaux en , directeur du personnel au Ministère de la justice et président de la Section des finances au Conseil d'État[4]. Il était aussi le père de Robert Loriot, maire de Saint-Germain-village, dans l'Eure[5].

Carrière politique

Charles Loriot démissionne pour se présenter aux élections cantonales de l’Eure. Il se porte candidat sur la liste des Républicains. Il est élu député de l'Eure à 4 reprises (Ve, VIe, VIIe et XIe législatures). Il remplace Maxime Legendre décédé en 1911 lors de la Xe législature.

Il est élu député en 1889 face à M. de la Ferrière député conservateur sortant[6]. En 1890, il est élu au conseil général de l'Eure face à M. Bourguignon (monarchiste) par 919 voix, contre 529[7].

Il est maire de Pont-Audemer de 1914 à 1919 puis de Saint-Germain-Village de 1919 à 1929.

Le , il envoie à ses frais 200 ouvriers visiter l’exposition universelle à Paris[8].

C'est en 1896 qu'il rend un rapport à la commission Dreyfus, décisif dans le choix de cette dernière face à la pétition déposée par Lucie Dreyfus, qui demande la révision du procès de son mari[9].

Patrimoine

C'est lui qui a fait construire le château Saint-Gilles (appelé aussi Loriot) (fermé au public) à Saint-Germain-Village. Élevé sur l'emplacement de l'ancien prieuré du même nom, fondé en 1135 par Waleran de Meulan, pour y recevoir les lépreux des environs. Il fut appelé communément la léproserie, jusqu'à sa destruction. Il y fit reconstruire ce château typiquement normand au XIXe siècle.

Notes et références

Annexes

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