Charles Loriot
personnalité politique française
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Charles Joseph Loriot, né le à Pont-Audemer (Eure) et mort le à Saint-Germain-Village (Eure), est un homme politique français.
| Charles Loriot | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (8 ans, 4 mois et 28 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | 26 avril 1914 |
| Circonscription | Eure |
| Législature | Xe et XIe (Troisième République) |
| Groupe politique | RDG |
| Prédécesseur | Maxime Legendre |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| – (12 ans, 6 mois et 19 jours) |
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| Élection | 22 septembre 1889 |
| Réélection | 20 août 1893 8 mai 1898 |
| Circonscription | Eure |
| Législature | Ve, VIe et VIIe (Troisième République) |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Tanneguy Le Bœuf d'Osmoy |
| Maire de Saint-Germain-Village | |
| – (5 ans) |
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| Prédécesseur | Charles Desferrières |
| Successeur | Henri Godon |
| Maire de Pont-Audemer | |
| – (5 ans) |
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| Successeur | Léon Harou |
| Conseiller général de l'Eure | |
| – (13 ans) |
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| Circonscription | Canton de Montfort-sur-Risle |
| Prédécesseur | Jules Férey |
| Successeur | Paul Edmond Lucas |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Pont-Audemer (Eure) |
| Date de décès | (à 80 ans) |
| Lieu de décès | Saint-Germain-Village (Eure) |
| Nationalité | Française |
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Biographie
Fils de Charles Pascal Loriot[1] (conseiller municipal de Pont-Audemer) aux côtés d'Alfred Canel[2].
Il se marie avec Louise Goulley et eurent 4 fils : Henri, Louis, Robert et André. Il devient avocat en 1880 et entre comme juge suppléant au tribunal d'instance de Pont-Audemer, puis comme juge d'instruction. De 1885 à 1888, il exerce à Louviers. Il est président d'honneur de la Société républicaine de l'Eure[3].
Il meurt au château de "Saint-Gilles" le et est inhumé le au cimetière de Pont-Audemer.
Il était le père de Louis Loriot, conseiller général de l'Eure mais aussi directeur de cabinet du garde des sceaux en , directeur du personnel au Ministère de la justice et président de la Section des finances au Conseil d'État[4]. Il était aussi le père de Robert Loriot, maire de Saint-Germain-village, dans l'Eure[5].
Carrière politique
Charles Loriot démissionne pour se présenter aux élections cantonales de l’Eure. Il se porte candidat sur la liste des Républicains. Il est élu député de l'Eure à 4 reprises (Ve, VIe, VIIe et XIe législatures). Il remplace Maxime Legendre décédé en 1911 lors de la Xe législature.
Il est élu député en 1889 face à M. de la Ferrière député conservateur sortant[6]. En 1890, il est élu au conseil général de l'Eure face à M. Bourguignon (monarchiste) par 919 voix, contre 529[7].
Il est maire de Pont-Audemer de 1914 à 1919 puis de Saint-Germain-Village de 1919 à 1929.
Le , il envoie à ses frais 200 ouvriers visiter l’exposition universelle à Paris[8].
C'est en 1896 qu'il rend un rapport à la commission Dreyfus, décisif dans le choix de cette dernière face à la pétition déposée par Lucie Dreyfus, qui demande la révision du procès de son mari[9].
Patrimoine
C'est lui qui a fait construire le château Saint-Gilles (appelé aussi Loriot) (fermé au public) à Saint-Germain-Village. Élevé sur l'emplacement de l'ancien prieuré du même nom, fondé en 1135 par Waleran de Meulan, pour y recevoir les lépreux des environs. Il fut appelé communément la léproserie, jusqu'à sa destruction. Il y fit reconstruire ce château typiquement normand au XIXe siècle.