Charles Metz est né à Luxembourg en 1799 du mariage de Jean Metz et Anne-Marie-Justine Gérard. Il étudie à l'Athénée de Luxembourg et au lycée à Metz en France, avant d'obtenir son diplôme de droit en 1822 à l'université de Liège nouvellement créée[1]. Charles Metz devient politiquement actif en tant que porte-parole pro-belge pendant la révolution belge. Au Congrès national convoqué à Bruxelles, il est l'un des seize députés représentant l'arrondissement de Luxembourg (revendiqué dans sa totalité par la Belgique)[2]. En 1836, Charles Metz s'installe à Arlon, où il crée un journal, L'Echo du Luxembourg, pour promouvoir les intérêts luxembourgeois et libéraux, avec Emmanuel Servais et Victor Tesch[2],[3].
En 1837, Charles Metz est élu à la Chambre des représentants, représentant Grevenmacher jusqu'en 1841[2]; il exhorte les Belges à entamer des négociations avec les Pays-Bas, mais s'oppose à la troisième partition du Luxembourg, votant finalement contre le traité de Londres[4]; en 1839, il se présente à la Chambre des représentants pour Bastogne, mais sans succès, il demeure le représentant de Grevenmacher, aujourd'hui divisé[5].
Charles Metz, avec ses jeunes frères Auguste et Norbert, créé en 1838 l'entreprise sidérurgique Auguste Metz & Cie, mais il n'y joue pas un rôle très actif dans son fonctionnement[4]. On l'autorise à revenir au Luxembourg pour y exercer le droit en 1842. Avec l'effondrement du Journal de la ville et du Grand-Duché de Luxembourg en 1844, Charles Metz s'attelle à la création d'un nouveau journal, le Courrier du Grand-Duché de Luxembourg, avec son frère Norbert Metz et d'autres libéraux de premier plan, ainsi que l'orangiste conservateur Mathieu-Lambert Schrobilgen, avec lequel la scission idéologique se fait de plus en plus sentir au fil du temps[6].
En 1848, Charles Metz est élu à l'Assemblée constituante, pour représenter les cantons d'Esch et de Luxembourg, mais il choisit finalement de représenter ce dernier[6]. Les frères Metz ne parviennent pas à différer de peu l'envoi d'une délégation luxembourgeoise au Parlement de Francfort[7], bien que leur position leur coûte leur part potentielle dans la délégation de trois hommes[8]. Les frères Metz sont élus à la première Chambre des députés. Charles est élu premier président de la Chambre, fonction qu'il conserve jusqu'à sa mort, le [9],[10].
Il épouse Justine Vannérus le à Diekirch. Elle meurt en 1849 et ont eu sept enfants, dont seulement trois (Jules, Irma et Léonie) arrivent à l'âge adulte[11]. Le fils unique de Charles Metz, Jules, poursuit l’entreprise de son père au Courrier, puis à la Chambre des députés pour le canton de Capellen[12]. Quant à Léonie, elle épouse l'ingénieur Edmond Le Gallais, né à Jersey[13].
Jules Mersch, Les Metz, la dynastie du fer, vol.6, Luxembourg, Imprimerie de la Cour Victor Buck, coll.«Biographie nationale du pays de Luxembourg depuis ses origines jusqu'à nos jours» (no12), , 312-612p. (lire en ligne), chap.IV. — a) («Charles-Gérard-Emmanuel Metz»), p.429-448.