Charles Rudrauf

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Charles Rudrauf, né le à Paris et mort le à Antony, est un ingénieur, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Jeunesse et engagement

Charles Rudrauf naît le , dans le 12e arrondissement de Paris, d'un père mécanicien-ajusteur et d'une mère blanchisseuse[1]. Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, Armand Rudrauf, le père, meurt le à 47 ans des suites des blessures subies durant le conflit[2]. Considéré comme orphelin de guerre, Charles est fait Pupille de la Nation le [1]. En 1938, il commence son service militaire comme opérateur radio au 3e bataillon de dragons portés puis passe au 3e régiment de spahis algériens à Batna[3].

Seconde Guerre mondiale

Son service militaire qui allait se terminer est prolongé par le déclenchement de la seconde guerre mondiale[4]. Mais alors que son régiment part pour la métropole, lui est retenu en Algérie, hospitalisé à cause d'une jaunisse[4]. Il est finalement affecté au 4e régiment de spahis tunisiens stationné à Beyrouth où il se trouve au moment où éclate la seconde guerre mondiale[5]. Le , à l'annonce de l'armistice qui sera signé cinq jours plus tard, Charles Rudrauf décide de s'enfuir vers la Palestine afin de poursuivre la lutte aux côtés des britanniques[5],[4]. Sur place, il se regroupe avec les nombreux autres français n'ayant pas accepté l'armistice et s'engage dans les forces françaises libres[5]. Affecté comme radio au 1er bataillon d'infanterie de marine, il prend part à la guerre du désert en Libye et se fait remarquer par la qualité de ses liaisons radios, permettant au commandement de coordonner les troupes de la manière la plus efficace possible[5],[4]. Il participe ensuite à la campagne de Syrie lors de laquelle il est blessé en [5]. Après plusieurs mois d'hospitalisation et de convalescence en Palestine, il est affecté, en 1942, au service de renseignement des troupes du Levant[5]. En 1944, il est détaché auprès de l'armée britannique et exerce comme spécialiste des transmissions dans la zone du canal de Suez[5].

Après-Guerre

Après le conflit, fort de son expérience de radio dans la zone du canal, Charles Rudrauf est embauché au service de transmissions de la compagnie du canal de Suez[5]. Parallèlement, il devient en 1953 correspondant du SDECE[5]. En 1956, après la nationalisation du canal de Suez, il revient en France et travaille comme ingénieur en électronique auprès de la société SNERI[5]. Retraité en 1985, il s'installe dans l'Essonne et s’investit dans la vie locale en étant élu conseiller municipal à Morangis de 1989 à 1995[5].

Charles Rudrauf meurt le à Antony, dans les Hauts-de-Seine, et est inhumé à Morangis[3].

Décorations

Références

Voir aussi

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