Charles Viancin
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Charles François Viancin |
| Époque |
XIXe siècle |
| Nationalité | |
| Formation |
Droit |
| Activité |
Avocat, secrétaire chef en maire, poète et chansonnier |
| A travaillé pour |
Barreau de Besançon, Mairie de Besançon |
|---|---|
| Idéologie |
Royalisme |
| Membre de |
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté, Académie des jeux floraux, Chevaliers de l'arquebuse |
| Maitre des jeux floraux |
|---|
Charles Viancin (Semur, - Besançon, ) est un fonctionnaire, poète et chansonnier français.
1788 - ~1810 : enfance et étude
Charles François Viancin est né à Semur le . Son père, originaire de Mouthier, y est administrateur des douanes. Peu après la révolution, sa famille retourne en Franche-Comté[1],[2],[3],[4].
Jeune enfant, il a une éducation très catholique. Il suit les enseignements de catéchisme d'un vieux prêtre qui projette d'un faire un missionnaire. À l'âge de 10 ans, il prêche le sermon, rédigés par le prêtre, dans les églises de la paroisse[1].

Il étudie à l'école centrale de Besançon[1],[2],[3],[4], où il a Joseph Droz et Jean-Jacques Ordinaire comme professeurs[1],[4]. Il étudie ensuite le droit à l'université de Dijon avec, notamment Victor Proudhon comme professeur.
~1810 - 1816 : exercice du métier d'avocat et entrée au cabinet de Bergonnier
Il s'inscrit au barreau de Besançon[1],[2],[3],[4] où il plaide plusieurs causes avec succès[3].En 1811, il publie son premier ouvrage : Éloge de Charlemagne, un essai couronné par l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté[1],[4].
Il quitte Besançon en 1814. Il devient alors secrétaire de Bergonnier, préfet du Jura, puis de Haute-Loire[1],[2],[4],[5]. Durant cette période, il fait la rencontre de Claude Joseph Rouget de Lisle, auteur de La Marseillaise, alors retiré dans le village jurassien de Montaigu[5].
Frappé par l'occupation de la France, qui suit la chute de Napoléon Bonaparte, il est vraisemblablement l'auteur de la chanson Buveurs de la Germanie qui, publiée dans Les Annales morales politiques et littéraires, fait le tour de France, sans qu'elle ne lui soit attribuée[1].
1816 - 1870 : retour à Besançon
Il revient à Besançon en 1816, où il seconde son père au poste de secrétaire en chef de la mairie. Il lui succède après son décès[1],[2],[4],[5], qui survient l'année suivante et occupe le poste pendant une cinquantaine d'années[1],[2],[5]. Depuis son bureau, il y écrit de nombreux textes et chansons[5]. Chansons qu'il signe du pseudonyme " Le troubadour bisontin "[1].
Il intègre l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté, à partir de 1820 et jusqu'à son décès[1],[2],[4],[6]. Il s'y lie d'amitié avec Charles Nodier et Charles Weiss[2]. Il l'enrichit de 170 pièces de poésie diverses[6].

Dans les années 1820, il publie sa propre traduction de L'imitation de Jésus-Christ, de Thomas a Kempis[1],[4],[7].
Il concourt plusieurs fois L'Académie des jeux floraux[1],[4],[8],[9]. Il y gagne les titre de l'amarante, le souci, la violette, et le lis. En 1852, il y est reçu comme Maitre[1].

Au tournant des années 1860, il est l'un des trois derniers membres - aux côtés du Chevalier Gaugand et d'un certain maître Olivier - des francs-archers, aussi appelés : chevaliers de l'arquebuse. Le colonel Charles d'Argy y adhèrera et en prendra la direction de 1860 à 1866[10].
Charles Viancin meurt à Besançon le , à l'âge de 85 ans[1],[2],[4]. Depuis 1927, une rue porte son nom[11].
