Michel Vernus

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Michel Vernus
Description de l'image Michel Vernus 010.JPG.
Naissance (91 ans)
Bourg-en-Bresse
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Mouvement Histoire contemporaine et histoire moderne du Jura et de la Franche-Comté, histoire du livre et de la lecture ...
Genres

Michel Vernus, né le à Bourg-en-Bresse (Ain), est historien français en histoire contemporaine et histoire moderne du monde rural des XVIIIe et XIXe siècles, historien du livre et de la lecture, écrivain, conférencier, ancien professeur des universités, artiste peintre, et athlète jurassien.

Il a publié une soixantaine d'ouvrages et près de deux cents articles de référence sur le Jura et la Franche-Comté[1].

Né le à Bourg-en-Bresse dans une famille de plusieurs générations d'instituteurs, Michel Vernus poursuit des études à la faculté des Lettres de Lyon. Il est titulaire du CAPES d'histoire-géographie en 1959, d'une agrégation d'histoire en 1966 et d'un doctorat de troisième cycle universitaire de l'université Nancy-II en 1975. Il devient Maître de conférences en 1985 avant de soutenir l’Habilitation à diriger les recherches en 1994.

En 1956, Michel Vernus est champion de France de saut en longueur avec 6,90 m, aux championnats de France d'athlétisme 1956, et plusieurs fois international. Il effectue notamment son service militaire au bataillon de Joinville entre 1961 et 1963.

Il vit dans le Jura et enseigne au lycée Pasteur d’Arbois en 1960, puis à l'université de Bourgogne à Dijon, à l'IUFM de Franche-Comté et à l’université de Franche-Comté de Besançon, en tant que professeur d'histoire moderne et contemporaine jusqu'à sa retraite en 2000.

Historien du livre, de la lecture et du monde rural des XVIIIe et XIXe siècles, il étudie la pénétration de la culture écrite en milieu rural. À travers les objets, la vie quotidienne, les biographies, les groupes sociaux, il s’intéresse à l’évolution des idées, aux représentations que construisent les hommes au cours de leurs trajectoires individuelles et collectives.

Il publie une soixantaine d'ouvrages et près de deux cents articles consacrés en majorité à la Franche-Comté dans diverses revues locales, nationales ou internationales.

Monde associatif

Conférences

À partir de 1983, il donne des conférences à l’Université Ouverte de Franche-Comté et à l’invitation de nombreuses associations.

Peinture et dessin

Outre l'écriture, Michel Vernus peint, dessine à l'encre de Chine et expose une quarantaine de ses œuvres entre autres à Arbois en 2012 et 2013.

Derniers ouvrages

L’aventure du livre dans une société paysanne, le cas de la Franche-Comté, XVIIe-XIXe siècles.

L’ouvrage présente à la fois les propagateurs de la chose écrite, ce qui était lu, les manières de lire, les pionniers de la lecture paysanne, les relais et les médiateurs… Alphabétisée précocement, la Franche-Comté, dans le domaine de la lecture villageoise, mérite une attention particulière. Elle offre à l'historien de la diffusion sociale du livre chez les humbles un observatoire original.

Le livre présente trois niveaux de description et d'analyse :

  • L’ objectif a été de saisir d’abord les grands rythmes de la progression de la culture écrite dans cette société, donc d’établir les grandes étapes chronologiques. La diffusion de l’écrit s’est effectuée en un long processus fait de maturations lentes  suivies par des à coups d'accélération, du milieu du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, cœur chronologique de ce travail.
  • L'intégration progressive du monde paysan comtois dans la culture écrite a mis en jeu de grandes volontés et de grandes stratégies de diffusion: stratégie religieuse, stratégie politique, stratégie commerciale... Chacune de ces forces « propagandistes » a agi pour son propre compte, avec sa propre vision et ses propres buts. Chacune s'est efforcée de propager dans la masse du peuple paysan à travers l'imprimé son propre message, tout en cherchant à contrôler et à maîtriser la diffusion de l'écrit, de l'information.
  • En dessous des grandes volontés parties à la conquête du monde des campagnes, cette recherche tente d’approcher au plus près les « micro-médiations », de suivre les divers chemins de la transmission de l’écrit. Sans oublier les multiples formes de résistances, et surtout, les effets de la véritable rupture que constitue la pénétration de la culture écrite dans le monde rural.

Une herbe si précieuse

Aujourd’hui, la civilisation urbaine a tout envahi, elle suscite  une envie généralisée de campagne, d’air pur, de fraîcheur et de verdure. Le désir d’herbe et de plantes s’enracine dans ce mouvement général.

Quelle a donc été la place de l’herbe dans l’esprit et les sensibilités des hommes de la Franche-Comté, une région réputée si verte ? Dans quelle mesure cet environnement herbacé a pesé sur les paysans éleveurs, mais aussi sur les poètes, les  romanciers, les botanistes, les techniciens ou encore les peintres… Quelle est la place des prairies face à la couverture dense et sombre des forêts à travers le temps ?  Ces questions conduisent à revisiter non seulement les paysages, l’économie fromagère comtoise, mais aussi à passer en revue les formes de la littérature et de la création artistique régionale (de Gustave Courbet à Pergaud entre autres...), mais aussi la science botanique qui a connu ici un développement précoce, ainsi que celle des jardiniers. Avec en prime, la place de l’herbe et des plantes guérisseuses dans la pharmacopée.

Sans en avoir l’air, le livre entraîne dans une histoire originale de la Franche-Comté, où souffle l’air frais des prairies.

Max Buchon (1810-1869), La littérature en sabots

La vie et l’œuvre de Buchon permettent d’approcher les grands courants d’idées et de sensibilités, qui marquent si fortement le XIXe siècle.  Sur le plan de la littérature, comme sur celui de l’art et de la politique.

Autour de Max Buchon, les lecteurs rencontrent le peintre d’Ornans Gustave Courbet, son cousin et son ami, Victor Considérant, l’innovateur social fouriériste, Jules Champfleury, homme de Lettres et faïencier, Max Claudet, sculpteur, céramiste renommé ... et beaucoup d’autres personnalités nationales et comtoises.

Les amitiés et ses œuvres font de Buchon un élément clé du courant réaliste, dont il a été un théoricien. Son engagement fouriériste explique qu’il a été un adversaire du Second Empire, un des leaders du mouvement démocratique jurassien de 1848, qui a fui en exil suite au coup d’État, militant d’une République qui se cherche. Pour lui, le changement politique coïncide avec sa vision esthétique de « l’art des pauvres ».

La personnalité de Max Buchon révèle un homme aux multiples facettes: poète et romancier, traducteur de poètes allemands, qu’il fait connaître en France, folkloriste, pionnier dans l’attention portée à la culture populaire, journaliste, expert de la fromagerie comtoise, sur laquelle il écrit un traité. Véritable guide de son cher pays de Salins, qu’il ne cesse de décrire… Au bout du compte, un humaniste curieux et généreux.

Bibliographie

Références

Annexes

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