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Charlotte Caubel

magistrate et femme politique française From Wikipedia, the free encyclopedia

Charlotte Caubel, née le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est une magistrate et femme politique française, membre du parti Horizons.

PrésidentEmmanuel Macron
Premier ministreÉlisabeth Borne
GouvernementBorne
PrédécesseurAdrien Taquet (Enfance et Familles)
Faits en bref Fonctions, Secrétaire d'État chargée de l'Enfance ...
Charlotte Caubel
Illustration.
Charlotte Caubel en 2022
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de l'Enfance
–
(1 an, 7 mois et 22 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Élisabeth Borne
Gouvernement Borne
Prédécesseur Adrien Taquet (Enfance et Familles)
Successeur Sarah El Haïry
Directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse
–
(1 an, 8 mois et 11 jours)
Prédécesseur Madeleine Mathieu
Successeur Caroline Nisand
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Nancy (France)
Nationalité Française
Parti politique Horizons (depuis 2023)
Conjoint Alexandre Bompard
Diplômée de IEP de Paris
Université Panthéon-Assas
ENM
Profession Magistrate
Fermer

Directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse entre 2020 et 2022, elle est secrétaire d'État chargée de l'Enfance dans le gouvernement Borne, du au .

Biographie

Origines, formation et vie privée

Charlotte Caubel est née le à Nancy, en Meurthe-et-Moselle.

Après des études à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et à la faculté de droit de l'université Panthéon-Assas, où elle rédige un mémoire sur le statut constitutionnel du juge judiciaire[1], elle intègre l'École nationale de la magistrature comme auditrice de justice avec la promotion 1996[2].

Elle est mariée à Alexandre Bompard, président-directeur général du groupe Carrefour, avec qui elle a trois enfants[3],[4].

Carrière professionnelle

Sa carrière débute en comme substitut du procureur de la République au tribunal de grande instance de Meaux[5], chargée de la section des mineurs et de la famille. Après un passage à la Chancellerie comme substitute à l'administration centrale à partir de 2001[6], elle est nommée, le , juge au tribunal de grande instance de Bobigny[7], puis vice-présidente au même tribunal[8].

En 2010, elle est détachée comme conseillère juridique auprès du ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi et du ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État[9]. En 2013, elle est nommée sous-directrice pour exercer les fonctions de conseillère juridique de Tracfin[10]. En 2014, elle retourne en juridiction comme première vice-procureure près le tribunal de grande instance de Paris[11], pour diriger la section JIRS financière, économique et commerciale du parquet de Paris. En , elle est nommée conseillère justice au cabinet du Premier ministre Édouard Philippe[12]. Devenue inspectrice de la Justice[13], elle est nommée, en , directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse[14] au ministère de la Justice[15].

Le , lors d'une audition à l'Assemblée nationale, elle explique que « le ministère de l'Intérieur a raison d'être vigilant sur l'appel d'air que constitue notre dispositif de protection de l'enfance, à la fois dans une logique de flux, mais surtout parce qu'il faut mesurer le parcours migratoire de ces enfants, qui sont envoyés parce qu'on sait que l'Europe protège les enfants ». Face aux protestations des parlementaires l'auditionnant, elle précise la problématique de la prise en charge des mineurs non accompagnés. Selon elle, l'enjeu est « que des majeurs ne bénéficient pas de cette protection, sauf à noyer nos dispositifs ». Elle ajoute que faire cohabiter majeurs et mineurs dans des lieux d'hébergement « est problématique »[16].

Le , le Conseil supérieur de la magistrature, en raison de son manque d'expérience en juridiction locale, émet un avis défavorable sur sa nomination par le ministère de la Justice au poste de procureure de Créteil[17],[18].

Elle est nommée en août procureure adjointe à Paris[19].

Parcours politique

Le , elle est nommée secrétaire d'État auprès de la Première ministre, chargée de l'Enfance au sein du gouvernement Borne[20],[21], succédant à Adrien Taquet. Sa nomination est saluée par le GIP Enfance en danger, qui se félicite du rattachement du portefeuille à la Première ministre[22].

Le , elle plaide à l’Assemblée nationale pour filtrer l’accès aux sites pornographiques aux mineurs en imposant l’utilisation de la carte bancaire pour accéder à ces sites[23].

En , elle annonce vouloir instaurer dans une future loi la suspension et le retrait de l'autorité parentale au conjoint accusé ou condamné pour inceste ou violences familiales[24].

Elle quitte le gouvernement en avec la démission d'Élisabeth Borne et n'est pas reconduite dans le gouvernement de Gabriel Attal, où elle est remplacée par Sarah El Haïry.

Notes et références

Voir aussi

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