Chemellier
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| Chemellier | |||||
L'ancien lavoir communal. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Pays de la Loire | ||||
| Département | Maine-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Saumur | ||||
| Commune | Brissac Loire Aubance | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Alice Leclerc 2026-2032 |
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| Code postal | 49320 | ||||
| Code commune | 49091 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Chemellois | ||||
| Population | 809 hab. (2014) | ||||
| Densité | 74 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 20′ 30″ nord, 0° 21′ 25″ ouest | ||||
| Altitude | 56 m Min. 31 m Max. 92 m |
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| Superficie | 10,99 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Doué-la-Fontaine | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Brissac Loire Aubance | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Maine-et-Loire
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Chemellier est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Brissac Loire Aubance[1].
Localisation
Commune angevine du Saumurois, Chemellier se situe sur les routes D 90, Les Alleuds, D 423, Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance, et D 161, Grézillé[2].
Aux alentours
Les communes aux alentours sont Grézillé (2 km), Coutures (2 km), Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance (4 km), Les Alleuds (5 km), Saulgé-l'Hôpital (5 km), Saint-Georges-des-Sept-Voies (5 km), Louerre (6 km), Blaison-Saint-Sulpice (6 km), Brissac-Quincé (6 km) et Saint-Rémy-la-Varenne (7 km)[3].
Topographie
L'altitude de la commune varie de 31 à 92 mètres[4], et son territoire s'étend sur près de 11 km2 (1 099 hectares)[4].
La commune se situe sur l'unité paysagère du Plateau du Saumurois[5].
Hydrographie
Le bourg se situe au nord de l'Aubance, qui traverse le territoire de la commune[6].
Toponymie
Histoire
Origines
La cartulaire de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers, vers l'an mil, rapporte un jugement du comte d’Anjou Foulques Nerra : « Les moines de Saint-Aubin et les Chanoines de Saint-Lezin tenaient de la bienfaisance des Comtes d’Anjou, non loin d’Angers, deux églises, mais restés communs entre eux ; (…dont) Chamilcheriacus ou Camellerianus.»
D’après une autre charte à laquelle se réfère M. Garnier, il est probable que cette donation du territoire de Saint-Rémy et Chemellier aux moines de Saint-Aubin et aux chanoines de Saint-Lezin, fut faite par Foulques le Roux, Comte d’Anjou, en l’an 930. L’origine de la paroisse de Chemellier remonterait donc ainsi à la première moitié du Xe siècle[8].
Chamilcheriacus ou Camellerianus a peut-être la même racine que Camulodunon, à savoir le nom du dieu celte Camulos. L'autre hypothèse, camellus = chameau, est douteuse.
Archéologie
Si les traces du nom de Chemellier apparaissent au cours du Xe siècle, le pays était habité depuis bien plus longtemps.
La présence de deux dolmens, dénommés la Pierre couverte du Moulin de Piau (toujours visible) et la Pierre couverte de la Pauvrière (ruiné), sur le territoire de la commune atteste d'une occupation du territoire dès le Néolithique.
Au milieu du siècle dernier, en creusant des fondations de maisons, on y a découvert un certain nombre de tombes de deux formes bien différentes : les unes ordinaires dont nous parleront plus tard, et d’autres, en forme ovoïde, beaucoup plus anciennes, dont certains ossements étaient brûlés, peut-être une trace de crémation romaine. L'abbé Garnier précise que, d'après ses recherches, ces tombes seraient gauloises, et « leur nom serait carnaïoux. »
Une voie romaine passerait par Chemellier ; peut-être celle suivie par Dumnacus, lieutenant de Vercingétorix, après sa défaite.
Pendant longtemps, jusqu'avant la Révolution, dans le "haut pays" et dans le bourg, les maisons bâties au-dessus du sol étaient rares : autour d'une sur cinq. Les gens logeaient pour la plupart dans des habitations creusées dans le tuf, ces caves qu’on voit encore en grand nombre dans tout le pays. C’est en 1805 que l’on commença à bâtir le bourg actuel. En 1870, il comprenait 56 maisons, et il n’y avait plus que 3 ou 4 personnes à habiter encore les caves[8].
Ancien Régime
Les documents où l’on voit figurer le nom de Chemellier présentent ce lieu comme dépendant des seigneurs de Blaison, et cela jusqu’à la Révolution de 1789. Il semble bien que cette dépendance n’ait pas toujours été acceptée de très bon cœur. Son origine remonte au XIe siècle ; les chanoines de Saint-Lezin d’Angers avaient comme abbé commendataire (laïque), un seigneur de Blaison nommé Thibault, dont les successeurs se sont institués en propriétaires de plein droit.
Le nom de Chemeler est attesté en 1219, Chemelier en 1305.
Dans la première moitié du XIIIe siècle Charles d’Anjou, frère de Saint Louis, prétend que la baronnie de Blaison, avec Mirobeau, Chemellieret et le Port-Vallée, lui revenait par la suite de la mort de son vassal Thibault de Blaison, sans enfant. Mais en 1260, il la rendit à un neveu de Thibault, Robert de Boumois.
En 1320, en pleine guerre de Cent Ans, les Anglais prirent Blaison, pillèrent l’église et démolirent le château. C’est peut-être alors que fut détruit le château de Chemellier.
Au début du XVe siècle, Chemellier appartenait à Gilles de Laval, seigneur de Retz, le fameux Barbe-Bleue. Mais, endetté, il vendit la terre pour 5 000 écus d’or à Guillaume de la Jumellière, sieur de Martigné-Briant.
- 1470, sire Leparc de la Jumellière.
- 1519, René de la Jumellière.
- 1681, Guillaume de Marboeuf.
- 1718, Claude-Toussaint Marot, comte de la Garaye, baron de Blaison, vicomte de Chemellier.
- 1762, Louis de Bruce, comte de Bruce et de Broon, également baron de Blaison et vicomte de Chemellier. Il vendit en 1769 la baronnie de Blaison et la vicomté de Chemellier à Raoul-René Petit, chevalier, ancien capitaine au régiment de Béarn, époux de Jeanne Ribault de Lisle.
Après la Révolution, le fils de ce dernier conserva simplement le titre de vicomte de Chemellier. Les quatre grands tableaux qui se trouvent à l’église au-dessus des portes du transept sont signés vicomte de Chemellier. Il s’agit d’un membre de cette famille, peintre de mérite qui a donné ces tableaux en 1882 pour orner la nouvelle église.
Le 14 avril 1775 (Vendredi saint), le bourg du May est détruit par un incendie. Ce village était constitué de 8 ou 9 maisons, toutes couvertes, comme c’était l’usage, de brande, c’est-à-dire de fougères séchées. L'incendie éclate pendant l’office religieux, dans une maison où l’on chauffait le four du village. Le vent le propagea aux toitures de brande (fougères séchées).
Aux archives départementales de Maine-et-Loire, se trouve un registre en parchemin, contenant l’aveu (inventaire des droits féodaux) rendu en 1780 au comte de Provence, duc d’Anjou, frère de Louis XVI, futur Louis XVIII. Chemellier y compte une « grande dixmeresse (centre de collecte de la dîme), avec caves et cour, situées au bourg de Chemellier. » Ce droit de dîme qu’avaient les directeurs du séminaire d’Angers, remontait au 16 janvier 1613, date de l’accord où ce droit leur fut cédé par les seigneurs de Blaison. Ils devaient verser chaque année à ce même seigneur, les 2/3 de la paille qu’ils récoltaient ainsi.
Il est également noté par ailleurs qu’à la maison de la seigneurie, une dîme était aussi perçue, pour le comte du prieuré de Saint-Rémy-la-Varenne, peut-être depuis le jugement de Foulque Nerra.
Il est relaté, au profit du même seigneur de Blaison, « un droit de garenne, sur toute l’étendue de la baronnie de Blaison et de la vicomté de Chemellier, le droit pour le même, de fixer le jour des vendanges sur tout le territoire de Blaison et de Chemellier.»
Il est aussi question du moulin de Longueville. Autrefois, un moulin à eau existait à Longueville, ce qui indique que cours d’eau devaient avoir un débit plus abondant. Par contre, il y avait un moulin à vent, qui se trouvait à peu de distance du pont de Longueville, dans les champs qui sont sur la droite avant d’y arriver[8].
Archives et registres
Guillaume Poyet, né à Saint-Rémy-la-Varenne en 1474, mort en 1548, fut chancelier de France sous François Premier. Par l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539, il établit l’usage des registres de baptêmes et en confia la tenue aux curés.
Pour Chemellier, les registres d’avant la Révolution vont de 1606 à 1794. À partir de 1693 ils portent l’estampille de la sénéchaussée de Saumur, dont dépendait Chemellier, et la signature du président-sénéchal ou d’un de ses greffiers.
Soixante-sept années sont manquantes dans ces registres. Une partie, en effet, ont été déchirés et brûlés en 1793 par un groupe de soldats vendéens, passant à Chemellier. Leurs copies se trouvent cependant au greffe du tribunal de Saumur.
À partir de 1793, les registres d’état-civil sont tenus par les mairies. Pendant la période révolutionnaire, il n’y eut pas de registres paroissiaux. M. Nicolle, le premier curé après la Révolution essaya, autant qu’il put le faire de reconstituer la liste des enfants baptisés pendant cette période. Les registres paroissiaux reprennent en 1803, sans interruption jusqu’à nos jours[8].
Paroisse et curés
Selon les chartes de l’ancienne abbaye de Saint-Aubin d’Angers, il existait au début du XIe siècle, une église avec son territoire à Chemellier et qui fut donnée aux chanoines de Saint-Lézin d’Angers.
Au XVe et XVIe siècles (auparavant aussi, sans doute), les curés ne résidaient pas dans leur paroisse. Ils assumaient d’autres fonctions. C’est ainsi qu’en 1497, on trouve comme curé de Chemellier, Guillaume Moreau, vicaire général de l’évêque d’Angers.
Le curé Pierre Ribay, en poste du 7 mars 1757 au 24 décembre 1790, n’ayant pas voulu prêter le serment demandé par le gouvernement d’alors, dut quitter sa paroisse et devait être déporté, mais la bataille de Cholet lui permit de s'évader, peut-être pour être repris et fusillé.
Son successeur René Billard (déjà vicaire à plusieurs reprises de 1776 à 1780 et de 1789 à 1791) fut emprisonné et déporté en Espagne.
Pendant la période révolutionnaire, on trouve le nom de quatre curés constitutionnels nommés Gaudineau, Diard, Houssin et Joseph Duret. Ce dernier, au rétablissement du culte catholique, demeura sur Chemellier où il exerça la fonction de médecin. Il mourut en 1819.
Pendant la même période, des prêtres catholiques exerçaient en cachette leur ministère, en particulier M. Charles Mesnet qui fut par la suite, curé de Grézillé[8].
Administration civile et maires
Chemellier était, judiciairement, du ressort de la sénéchaussée de Saumur.
En 1790, à la création des départements, Saint-Georges-des-Sept-Voies devint chef-lieu de canton de Chemellier. Mais, par souci de laïcité, on le renomma canton de Georges-des-Sept-Voies. En 1802, ce canton fut rattaché à Gennes[8].
Chemellier sous la Révolution
Les « patriotes » révolutionnaires se trouvaient surtout dans les villages hauts de Montaigu et du Vau-Robert. Ils descendirent la grande croix de station de l’église et la brûlèrent en feu de joie sur la place. Ils mirent aussi au cachot ou aux fers des gens qui ne respectaient pas le jour de repos du décadi.
Plus bas, on était davantage royaliste, et certains se joignirent aux Vendéens.
Lors de la bataille de Saumur, en juin 1793, une petite troupe de soldats vendéens détruisit quelques-uns des registres. L’un d’eux qui avait dérobé quelques livres dans une maison, fut abattu par un habitant du village[8].
Époque contemporaine
Pendant la Première Guerre mondiale, 14 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, aucun habitant n'est tué[9].
Un projet de regroupement se dessine au milieu des années 2010. Il est entériné par les conseils municipaux en juin 2016 et intervient le , donnant naissance à Brissac Loire Aubance. Chemellier devient alors une commune déléguée[10],[1].
Politique et administration
Administration municipale
Administration actuelle
Depuis le Chemellier constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Brissac Loire Aubance et dispose d'un maire délégué[1].
Administration ancienne
Ancienne situation administrative
La commune est membre de la communauté de communes du Gennois jusqu'en 2016[16], elle-même membre du syndicat mixte Pays de Loire en Layon. La communauté de communes disparait le au profit de la nouvelle communauté d'agglomération Saumur Val de Loire[17]. À cette même date la commune de Brissac Loire Aubance devient membre de la nouvelle intercommunalité Loire Layon Aubance[18].
Jusqu'en 2014, la commune fait partie du canton de Doué-la-Fontaine et de l'arrondissement de Saumur. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune reste alors attachée à ce canton, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[19].
Jumelages
- Ibersheim - jumelage depuis 2006.
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[21],[Note 2].
En 2014, la commune comptait 809 habitants, en évolution de +12,83 % par rapport à 2009 (Maine-et-Loire : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est sensiblement égale à la population féminine.
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 49,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,8 %, 15 à 29 ans = 12,9 %, 30 à 44 ans = 26,4 %, 45 à 59 ans = 18,3 %, plus de 60 ans = 16,6 %) ;
- 50,3 % de femmes (0 à 14 ans = 24,1 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 17,8 %).
Vie locale
Économie
Sur 64 établissements présents sur la commune à fin 2010, 20 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 5 % du secteur de l'industrie, 23 % du secteur de la construction, 38 % de celui du commerce et des services et 14 % du secteur de l'administration et de la santé[25].
