La ligne de chemin de fer Lomé-Blitta est la troisième ligne de chemin de fer construite dans l'actuel Togo. On l'appelle aussi Hinterlandbahn (chemin de fer de l'arrière-pays ) ou Baumwoll-Bahn (chemin de fer du coton).
La ligne de chemin de fer est construite à partir de 1908 pendant la période coloniale allemande, afin de développer les zones de culture du coton[1]. Plusieurs rivières doivent être traversées, ce qui entraîne une série de montées et de descentes sur le parcours[2] et la construction de ponts. Le tronçon de Modèle:º~î†ë jusqu'à Agbonou est achevé au mois d'avril 1911[3]. La section restante vers Atakpamé est mise en service le 2 [3].
Comme terminus, la ligne utilise la gare de Lomé, initialement construite pour le chemin de fer Lomé–Aného. La ligne bifurque de la voie ferrée Lomé–Kpalimé au km 2,7[2]. La construction et l'exploitation sont confiées à la Deutsche Kolonial-Eisenbahn Bau- und Betriebsgesellschaft (Société coloniale allemande de construction et d'exploitation des chemins de fer; DKEBBG), qui exploite alors le Chemin de fer au Togo sous le nom légal(en) de Togo-Eisenbahn (Chemin de fer du Togo; TE). Elle doit payer un loyer annuel de 523 000 marks à l'administration fiscale coloniale. La gare de Kamina(en), à 12 km au sud-est de la ville, dispose de sa propre liaison ferroviaire de campagne à voie de 600 mm avec la gare d'Agbonou. Il est alors prévu de prolonger la voie ferrée, si possible jusqu'à Banjeli, afin d'exploiter les gisements de minerai d'hématite qui s'y trouvent, mais cela n'a pas eu lieu en raison du début de la Première Guerre mondiale[réf.nécessaire].
Durant la période d'occupation militaire, jusqu'en 1922, le chemin de fer est exploité sous le nom de Togoland Military Railway (TMR), les opérations étant gérées par Gold Coast Government Railways, le chemin de fer de la Gold Coast voisine[4]. Le Togo est divisé entre le Royaume-Uni et la France après la Première Guerre mondiale, l'ensemble du réseau ferroviaire étant situé dans la partie du pays désormais administrée par la France sous mandat de la Société des Nations. Ce n'est qu'en 1922 que le chemin de fer reçoit son nom françaisChemins de fer de Togo (CFT)[réf.nécessaire].
La puissance coloniale française a continué à étendre la ligne de chemin de fer à partir des années 1930. Depuis Agbonou, sur la ligne ferroviaire Lomé–Atakpamé, une ligne longue de 113 km vers Blitta est ouverte en 1934. D'autres travaux de construction à Sokodé sont commencés, mais il sont arrêtés en raison d'un manque de fonds. Une connexion aux lignes ferroviaires de l'Afrique occidentale française, envisagée dans les années 1950, n'a pas non plus donné lieu à une réalisation[réf.nécessaire].
La section d'Agbonou à Atakpamé a depuis été fermée[5]. Une ligne secondaire de 58 km de long est ouverte en 1979, reliant Togblekovhe et Tabligbo. La ligne secondaire, fermée de 1984 à 1990, assure le transport de clinker[5]. Après le retrait des services de transport de passagers entre Lomé et Blitta à la mi-1998, et leur rétablissement en novembre 1998, un train mixte(en) circule vers Blitta le samedi, le service de retour circulant le dimanche[5].
12Röll, Freiherr von, Enzyklopädie des Eisenbahnwesens, Band 9., Berlin; Vienna, (lire en ligne), p.333.
12Deutsches Kolonial-Lexikon, Band 1, Leipzig, Quelle & Meyer, (lire en ligne), p.91f
↑(de) Helmut Schroeter et Roel Ramaer, Die Eisenbahnen in den einst deutschen Schutzgebieten. Damals und heute., Krefeld, Röhr-Verlag, (ISBN3-88490-184-2), p.109.
123(en) Jane's World Railways 2005-2006, Jane's Information Group, (ISBN0-7106-2710-6), p.464