Christella dentata
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Christella dentata
Christella dentata ou « Christelle dentée », est une espèce de fougères appartenant à la famille des Thelyptéridacées. Elle est largement répandue dans les régions tropicales et subtropicales, notamment en Asie, en Australie et dans les îles du Pacifique.
Étymologie
Le nom de genre Christella est dérivé du grec « Christos » signifiant « marqué » ou « signé », en référence à des caractéristiques distinctives de certaines fougères du genre. L'épithète spécifique dentata, signifie « denté » en latin, décrivant les bords des frondes, qui sont finement dentelés[1].
Synonymes
Ces noms désignent également la Christella dentata :
- Polypodium dentatum Forssk., 1775
- Polypodium nymphale G.Forst., 1786
- Polypodium molle Jacq., 1789
- Aspidium molle Sw., 1801
- Aspidium nymphale (G.Forst.) Schkuhr, 1809
- Nephrodium molle (Sw.) R.Br., 1810
- Dryopteris dentata (Forssk.) C.Chr., 1920
- Nephrodium nymphale (G.Forst.) Desv., 1827
- Nephrodium nymphale (G.Forst.) Hook. & Arn., 1832
- Thelypteris dentata (Forssk.) E.P.St.John, 1936
- Cyclosorus dentatus (Forssk.) Ching, 1938
Exception à la loi d’antériorité
Cette fougère a d'abord été décrite sous le nom de Polypodium dentatum par Forsskål en 1775, avant d’être reclassée plusieurs fois sous différents genres comme Dryopteris et Cyclosorus. En 1973, les botanistes Brownsey et Jermy ont officialisé le nom actuel de Christella dentata, ce qui a permis une certaine stabilité dans la nomenclature[2],[3].
L'exception à la loi d'antériorité pour Christella dentata est liée aux nombreux reclassements taxonomiques et aux efforts visant à assurer la stabilité dans sa classification. Cette espèce a été reclassée à plusieurs reprises dans divers genres, y compris Thelypteris, et le maintien du nom Christella dentata permet de réduire la confusion et de faciliter les références modernes en biologie et en conservation. Ce choix a été renforcé par des comités de nomenclature et des chercheurs pour s'adapter aux découvertes récentes en phylogénie et en biologie moléculaire, ce qui aide à standardiser la littérature scientifique[4],[5].
En outre, en Nouvelle-Zélande, Christella dentata est répertoriée dans les habitats spécifiques, ce qui complique davantage son classement, nécessitant parfois des exceptions pour conserver la cohérence au sein de la taxonomie locale et mondiale. Des institutions comme l’Atlas of Living Australia et le Rare Species Conservation Program de Nouvelle-Zélande mettent en évidence ces problématiques taxonomiques, en documentant notamment les cas d’homonymie ou de variabilité génétique au sein des populations[4],[5].
Déscription

C.dentata possède des frondes en touffes, de 30 à 70 cm de longueur, avec un pétiole assez court. Le limbe est fortement pubescent (sur les 2 faces ainsi que sur les axes), nettement réduit à la base, à la texture rêche. Les pennes sont incisées jusqu’à la moitié de la longueur des pinnules, celles-ci sont entières et à son sommet arrondi. Nervation très particulière, la nervure basale de chaque pinnule s’unissant à celle de la pinnule voisine et formant une nervure verticale qui rejoint le sinus. On observe un très léger dimorphisme entre les frondes stériles et fertiles, ces dernières étant plus longues et dressées, à pennes plus étroite. Les sores sont ronds, à indusie réniforme (en forme de rein) et pubescente, les pédicelles des sporanges portant des glandes microscopique de couleur orange[6].
Risques de confusion
Elle peut être confondue avec Oreopteris limbosperma et avec certains Dryopteris comme D.filix-mas, mais la pilosité du limbe et la nervation de C.dentata permettent de trancher[6].
Écologie
Il s’agit d’une fougère de climats océaniques chauds, où l’humidité atmosphérique est, à la fois, élevée et régulière et où les écarts de température sont faibles. Elle demande également une forte humidité du sol. Fougère volontiers héliophile en Macaronésie où elle trouve des conditions optimales de développement[6].