Christian Georgeault
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Christian Georgeault (aussi connu sous le nom de Kristian Georgeault), né en octobre 1955 à Fougères (Ille-et-Vilaine), est un militant breton. Il est connu pour son engagement de longue date au sein d’Emgann et de l'ARB en faveur de l’indépendance bretonne.
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Biographie
Engagement militant
Originaire de Fougères, Kristian Georgeault travaille comme monteur en charpentes métalliques[1],[2]. Il milite depuis les années 1970 dans la cause bretonne[3]. Il passe d’abord par l’UDB avant de rejoindre Emgann en 1985[1]. Il y occupe des responsabilités, notamment comme secrétaire aux affaires intérieures du mouvement et porte-parole du comité local de Fougères[1].
Candidat Emgann aux élections législatives de 1993 dans la circonscription de Fougères et aux cantonales de 1992 ainsi qu'en 1994[1]. Il transforme un bistrot local, Le Chanzy, en « An Distro », quartier général d’Emgann[4].
Il reconnaît son appartenance à l’ARB à partir d’octobre 1993, qu’il présente comme un choix personnel distinct d’Emgann qu’il décrit comme n’étant pas sa « vitrine légale »[3]. Il justifie les actions violentes par l’absence d’évolution sur la question bretonne : « Rien n’évoluait. L’existence même de notre peuple était niée. Notre langue était interdite d’école. ». Poser des bombes visait selon lui à réveiller les consciences[3].
Vol d’explosifs et attentats
En septembre 1999, il est mis en cause dans le vol d’explosifs à Plévin, réalisé en coopération avec des militants basques de l'ETA[5],[6]. Il fait appel de son renvoi devant les assises pour ce fait[5].
Attentat de Quévert et arrestation
Le 19 avril 2000, un attentat contre le McDonald’s de Quévert tue Laurence Turbec, 27 ans[7]. Kristian Georgeault et Gaël Roblin sont interpellés le 2 mai 2000 alors qu’ils remettaient un communiqué de l’ARB démentant toute implication du mouvement dans l’attentat tragique de Quévert tout en revendiquant un autre attentat à Pornic[8],[9]. Il a toujours nié fermement toute responsabilité dans cet attentat[1]. Il est placé en détention provisoire, 46 mois au total dans cette affaire[1]. En janvier 2001, il entame une grève de la faim pour obtenir un statut politique pour les prisonniers bretons[10].
Procès de 2004
Le 8 mars 2004, Kristian Georgeault reconnaît son appartenance à l’ARB et sa responsabilité dans trois attentats plus des instructions pour cinq autres, mais nie toute implication dans l’attentat de Quévert[3].
L’avocat général requiert 18 ans de réclusion contre lui[11]. Le 26 mars 2004, la cour le condamne à 11 ans de réclusion pour onze attentats ou tentatives et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Il est acquitté des faits de complicité dans l’attentat de Quévert[12].
Le parquet fait appel des acquittements, mais la cour d’appel déclare l’appel irrecevable en 2008[13].
Après la prison
Kristian Georgeault est libéré le 7 novembre 2006 après environ six ans et demi de détention[1]. Il reprend son activité militante au sein d’Emgann puis de Breizhistance[1]. En juin 2005, il est de nouveau condamné pour recel d’explosifs[1].
Vie personnelle
Il est père de Solenn Georgeault, également mise en cause puis acquittée dans le procès[14].