Christian Mégret de Devise
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Christian Mégret de Devise | |
| Naissance | Épinal (Vosges) |
|---|---|
| Décès | (à 77 ans) Talant (Côte-d'Or) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1928 – 1964 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre TOE Croix de la Valeur militaire |
| modifier |
|
Christian Mégret de Devise, né le à Épinal et mort le à Talant, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Saint-Cyrien stationné au Maroc, il est fait prisonnier au début de la Seconde Guerre mondiale mais parvient à s'évader. D'abord membre de l'armée d'armistice, il combat ensuite avec la France libre et participe aux combats en Italie puis à la Libération de la France. Après la guerre, il poursuit sa carrière militaire jusqu'au grade de général de brigade.
Jeunesse et engagement
Christian Mégret de Devise naît le 13 octobre 1908 à Épinal, d'un père commandant d'infanterie[1]. Suivant les traces paternelles, il entre en 1928 à Saint-Cyr au sein de la promotion Foch où il côtoie notamment Jacques Massu[1]. Affecté au Maroc où il participe à des opérations dans l'Atlas, il rejoint le 3e régiment de tirailleurs marocains où il est lieutenant[2].
Seconde Guerre mondiale
Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, Christian Mégret de Devise est promu capitaine et affecté au Groupe Aérien d'Observation 2/250 au sein duquel il devient observateur en avion[2]. En pleine bataille de France, lui et son pilote parviennent à abattre un chasseur allemand le 10 mai 1940, lors d'une opération de reconnaissance[2]. Mais deux semaines plus tard, le 24 mai, il est lui-même abattu dans le ciel de Sedan[2]. Sorti indemne du crash, il est cependant capturé par la Wehrmacht et est interné à l'Oflag IV-D en Allemagne[1]. Le 14 octobre 1941, il parvient à s'évader du camp et se rend au Maroc[2]. Intégrant l'armée d'armistice, il est affecté au 8e régiment de tirailleurs marocains et combat notamment lors de l'opération Torch[1].
Rallié à la France libre en même temps que son régiment qui est intégré à la 2e division d'infanterie marocaine (2e DIM), il suit la progression des armées alliées et est engagé dans la campagne d'Italie[1]. Il s'illustre sur les pentes des Monti delle Mainarde où, le 27 décembre 1943, il mène à l'assaut sa compagnie, détruisant plusieurs blockhaus et faisant de nombreux prisonniers[3]. Le 12 janvier 1944, il se distingue à nouveau en tenant fermement sa position sur la Costa San Pietro puis, huit jours plus tard, en conduisant un assaut provoquant de lourdes pertes à l'ennemi dans la région de Mass Geremia[3]. Dans le sillage de la 2e DIM, il participe ensuite au débarquement de Provence et à la Libération de la France[1]. Après la bataille des Vosges, il est engagé dans la bataille d'Alsace au cours de laquelle, le 25 janvier 1945, il remplace son commandant blessé et lance son bataillon à l'assaut de la position de Grassaegerste[1].
Après-Guerre
Poursuivant sa carrière militaire après la guerre, il est promu chef de bataillon en novembre 1945 et est affecté à Madagascar de 1947 à 1948[1]. Après un retour au Maroc de 1956 à 1958, il participe aux combats en Algérie de 1961 à 1963[1]. Promu colonel, il commande la subdivision militaire de Saône-et-Loire en 1963 puis prend sa retraite l'année suivante après avoir été promu général de brigade[2].
Christian Mégret de Devise meurt le 16 juin 1986 à Talant[4] et est inhumé à Tillenay, en Côte-d'Or[1].