Christine Fréchette
33e Première ministre du Québec et femme politique québécoise
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Christine Fréchette, née en 1970 à Trois-Rivières, est une analyste politique, administratrice et femme politique québécoise. Élue cheffe de la Coalition avenir Québec le , succédant ainsi au fondateur du parti François Legault, elle est depuis le première ministre du Québec. Elle est la deuxième femme à occuper ce poste, après la péquiste Pauline Marois. Christine Fréchette est députée de la circonscription de Sanguinet à l'Assemblée nationale du Québec depuis l'élection du .
| Christine Fréchette | |
Christine Fréchette en entrevue à TVA. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Première ministre du Québec | |
| En fonction depuis le (14 jours) |
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| Lieutenant-gouverneur | Manon Jeannotte |
| Vice-premier ministre | Ian Lafrenière |
| Gouvernement | Fréchette |
| Législature | 43e |
| Groupe politique | Coalition avenir Québec |
| Prédécesseur | François Legault |
| Cheffe de la Coalition avenir Québec | |
| En fonction depuis le (17 jours) |
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| Élection | |
| Prédécesseur | François Legault |
| Députée à l'Assemblée nationale du Québec | |
| En fonction depuis le (3 ans, 6 mois et 26 jours) |
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| Élection | 3 octobre 2022 |
| Circonscription | Sanguinet |
| Législature | 43e |
| Groupe politique | Coalition avenir Québec |
| Prédécesseur | Danielle McCann |
| Ministre responsable de la région de la Montérégie | |
| – (2 mois et 21 jours) |
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| Premier ministre | François Legault |
| Gouvernement | Legault |
| Prédécesseur | Lionel Carmant |
| Ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie | |
| – (1 an, 4 mois et 21 jours) |
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| Premier ministre | François Legault |
| Gouvernement | Legault |
| Prédécesseur | Pierre Fitzgibbon |
| Successeur | Jean Boulet |
| Ministre responsable du Développement économique régional | |
| – (1 an et 5 jours) |
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| Premier ministre | François Legault |
| Gouvernement | Legault |
| Prédécesseur | Pierre Fitzgibbon |
| Successeur | Éric Girard |
| Ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal | |
| – (1 an et 5 jours) |
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| Premier ministre | François Legault |
| Gouvernement | Legault |
| Prédécesseur | Pierre Fitzgibbon |
| Successeur | Chantal Rouleau |
| Ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration | |
| – (1 an, 10 mois et 16 jours) |
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| Premier ministre | François Legault |
| Gouvernement | Legault |
| Législature | 43e |
| Prédécesseur | Jean Boulet |
| Successeur | Jean-François Roberge |
| Biographie | |
| Date de naissance | (56 ans cette année) |
| Lieu de naissance | Trois-Rivières (Québec, Canada) |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Coalition avenir Québec |
| Diplômée de | Université Laval HEC Montréal |
| Profession | Analyste politique Administratrice |
| Résidence | Édifice Price, Québec |
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| Premiers ministres du Québec | |
| modifier |
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Dans le gouvernement Legault, elle est ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration de 2022 à 2024, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal de 2024 à 2025, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie de 2024 à 2026 et ministre responsable de la région de la Montérégie de 2025 à 2026. En , elle renonce à ses fonctions ministérielles pour se lancer dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ), qu'elle remporte face à Bernard Drainville.
Biographie
Famille et études
Née en 1970 à Trois-Rivières[2], sa famille maternelle est originaire de La Baie. Elle passe sa jeunesse en Mauricie, où elle fait ses études secondaires à l'école Chavigny et ses études collégiales au Cégep de Trois-Rivières. Elle obtient ensuite en 1992 un baccalauréat en administration des affaires (économie et commerce international) de HEC Montréal puis, en 1994, une maîtrise en relations internationales de l'Université Laval à Québec. Elle est mère d'un garçon[3],[4]. Elle est mariée au financier Guy Nadeau[5].
Carrière professionnelle
De 1995 à 1996, Christine Fréchette est coordonnatrice de la recherche et de l'information à la Fédération étudiante universitaire du Québec[4]. En 1996, elle représente les étudiants universitaires au sein du chantier sur l'entreprise et l'emploi lors du Sommet sur le devenir social et économique du Québec. La même année, elle commence à travailler pour l'Assemblée nationale du Québec en tant que conseillère en affaires internationales à la Conférence parlementaire des Amériques et secrétaire administrative à la Commission interparlementaire franco-québécoise.
Après quatre ans, elle devient de 2000 à 2002 consultante au Conseil supérieur de la langue française. Elle continue son travail comme consultante en affaires publiques en pratique privée de 2002 à 2008. En 2002, elle fonde le Forum sur l'intégration nord-américaine (FINA) dont elle devient la présidente-directrice générale de sa fondation jusqu'en 2011. De 2007 à 2012, elle travaille pour le Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM)[4] à titre de coordonnatrice des centres d'études sur les États-Unis et sur le Mexique contemporain.
Entretemps, de 2008 à 2012, elle est analyste de politique américaine dans les médias (Groupe TVA, Société Radio-Canada, RDI, Radio 98,5 FM et Radio 93,3 FM)[6].
En 2012, elle joint le cabinet du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, Jean-François Lisée, comme attachée de presse, chargée de mission et directrice adjointe de cabinet[4].
Après la défaite électorale du Parti québécois en 2014, elle se retrouve à Montréal International comme directrice des relations externes et institutionnelles jusqu'en 2016. Par la suite, du au , elle est présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal[7],[8],[9].
Carrière politique
D'abord pressentie pour briguer la mairie de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles avec l'équipe de Denis Coderre, Ensemble Montréal, lors des élections municipales de 2021 à Montréal[10], elle qui avait déjà tenté de se faire élire conseillère municipale en 2009, c'est finalement au niveau provincial qu'elle se lance de nouveau en politique. Le , le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, annonce Christine Fréchette comme candidate de son parti dans la circonscription de Sanguinet aux élections du [11],[12]. Le jour du vote, elle est élue avec 48,78 % des voix, une majorité de 9 725 voix sur la candidate péquiste et devient députée à l'Assemblée nationale du Québec.
Elle est nommée ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration dans le gouvernement Legault le lors du dévoilement du nouveau conseil des ministres[13].
Le , elle succède à Pierre Fitzgibbon comme ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal. Son poste de ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration est donné à Jean-François Roberge[14]. Le , lors d'un remaniement ministériel, elle est délesté de son poste de ministre responsable du Développement économique régional cédé à Éric Girard et de celui de ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal cédé à Chantal Rouleau.
Le , six jours après la démission de Lionel Carmant, elle lui succède comme ministre responsable de la région de la Montérégie, poste ajouté à ses responsabilités ministérielles[15].
Le , au lendemain de l'annonce par François Legault de sa démission de son poste de chef de la CAQ et de premier ministre, Christine Fréchette déclare envisager de briguer sa succession, après avoir obtenu l'appui du ministre de la Cybersécurité Gilles Bélanger[16]. Dix jours plus tard, le , elle se lance officiellement dans la course à la direction de la Coalition avenir Québec lors d'une conférence de presse à Trois-Rivières, sa ville natale. Elle détient alors l'appui des 15 députés nécessaires pour sa candidature dont plus d'une dizaine sont présents lors de l'annonce[17]. Du fait de sa candidature, elle doit renoncer à ses fonctions ministérielles, qui sont confiées le à Jean Boulet[18].
Le , elle est choisie cheffe de la Coalition avenir Québec[19] et trois jours plus tard, elle devient la deuxième femme première ministre du Québec[20]. Elle met en place son premier cabinet ministériel le [1].
Mise en demeure sur les quotas du regroupement familial
Le , Christine Fréchette ainsi que le ministre fédéral de l'immigration Marc Miller sont mis en demeure à la suite de la mise en place par la ministre Fréchette de quotas sur le regroupement familial[21]. Ces quotas entraînent des temps d’attente de traitement de dossiers de 42 mois au Québec comparativement à 10 à 12 mois dans le reste du Canada et provoquent un inventaire record dans la catégorie du regroupement familial s'élevant à plus de 38 000 dossiers majoritairement des conjoints et enfants[22]. La mise en demeure soutient que d’une part, le gouvernement provincial n’a pas le droit de mettre en place de quotas sur le regroupement familial et que d’autre part, le gouvernement fédéral ne doit pas respecter ces quotas qui contreviennent à l'accord Canada-Québec relatif à l'immigration. Pour Marc Miller, les délais sont directement reliés aux quotas imposés par le Québec[23].
Le , une requête de pourvoi en contrôle judiciaire est déposée à la Cour supérieure contre la ministre Fréchette, celle-ci n'ayant pas trouvé de solution 60 jours après la mise en demeure[24].
Résultats électoraux
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| Christine Fréchette | Coalition avenir | 14 607 | 48,8 % | 9 725 | |
| Daphnée Paquin-Auger | Parti québécois | 4 882 | 16,3 % | - | |
| Virginie Bernier | Québec solidaire | 3 925 | 13,1 % | - | |
| François Gibeault | Conservateur | 3 164 | 10,6 % | - | |
| Rodrigue Asatsop | Libéral | 2 952 | 9,9 % | - | |
| Halimatou Bah | Vert | 325 | 1,1 % | - | |
| Martine Lajoie | Climat Québec | 58 | 0,2 % | - | |
| Hélène Héroux | Marxiste-léniniste | 31 | 0,1 % | - | |
| Total | 29 944 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 69,8 % et 417 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Candidat | Parti politique | Nombre de votes | Pourcentage | Majorité | |
|---|---|---|---|---|---|
| Carl Boileau | Projet Montréal | 5 242 | 48,12 % | 1 074 | |
| Christine Fréchette | Vision Montréal | 4 168 | 38,26 % | ||
| Marc-Nicolas Kobrynsky | Union Montréal | 1 484 | 13,62 % | ||
| Nombre de bulletins de vote rejetés | 343 | ||||
| Nombre total de votes exprimés | 11 237 | 47,61 % | |||
| Nombre total d'électeurs inscrits | 23 602 | ||||