François Legault
homme politique québécois, premier ministre du Québec (2018-2026)
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François Legault (/fʁã.swa lə.ɡo/[note 2]ⓘ), né le à Montréal (Québec)[note 1], est un comptable, homme d’affaires et homme politique québécois. Fondateur et chef de la Coalition avenir Québec, il est le 32e premier ministre du Québec du au .
Manon Jeannotte
| François Legault | ||
François Legault en 2025 | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Premier ministre du Québec | ||
| – (7 ans, 5 mois et 28 jours) |
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| Lieutenant-gouverneur | Michel Doyon Manon Jeannotte |
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| Vice-première ministre | Geneviève Guilbault | |
| Gouvernement | Legault | |
| Législature | 42e et 43e | |
| Prédécesseur | Philippe Couillard | |
| Successeur | Christine Fréchette | |
| Ministre responsable de la région de l'Abitibi-Témiscamingue | ||
| – (7 mois et 5 jours) |
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| Premier ministre | Lui-même | |
| Prédécesseur | Jean Boulet | |
| Successeur | Daniel Bernard | |
| Député à l'Assemblée nationale du Québec | ||
| En fonction depuis le (13 ans, 7 mois et 23 jours) |
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| Élection | 4 septembre 2012 | |
| Réélection | 7 avril 2014 1er octobre 2018 3 octobre 2022 |
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| Circonscription | L’Assomption | |
| Législature | 40e, 41e, 42e et 43e | |
| Groupe politique | Coalition avenir Québec | |
| Prédécesseur | Scott McKay | |
| – (10 ans, 6 mois et 25 jours) |
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| Élection | 30 novembre 1998 | |
| Réélection | 14 avril 2003 26 mars 2007 8 décembre 2008 |
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| Circonscription | Rousseau | |
| Législature | 36e, 37e, 38e et 39e | |
| Groupe politique | Parti québécois | |
| Prédécesseur | Lévis Brien | |
| Successeur | Nicolas Marceau | |
| Chef de la Coalition avenir Québec | ||
| – (14 ans, 4 mois et 29 jours) |
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| Prédécesseur | Parti créé | |
| Successeur | Christine Fréchette | |
| Ministre québécois de la Santé et des Services sociaux | ||
| – (1 an, 2 mois et 30 jours) |
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| Premier ministre | Bernard Landry | |
| Gouvernement | Landry | |
| Prédécesseur | Rémy Trudel | |
| Successeur | Philippe Couillard | |
| Ministre québécois de l'Éducation | ||
| – (3 ans, 1 mois et 15 jours) |
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| Premier ministre | Lucien Bouchard Bernard Landry |
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| Gouvernement | Bouchard Landry |
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| Prédécesseur | Pauline Marois | |
| Successeur | Sylvain Simard | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Montréal[note 1] (Québec, Canada) | |
| Nationalité | Canadienne | |
| Parti politique | Parti québécois (1998-2009) Coalition avenir Québec (depuis 2011) |
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| Conjoint | Isabelle Brais | |
| Diplômé de | HEC Montréal | |
| Profession | Homme d’affaires Comptable agréé |
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| Religion | Catholicisme | |
| Site web | Site officiel | |
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| Premiers ministres du Québec | ||
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Après un début de carrière comme vérificateur chez Ernst & Young, il se tourne vers l'aviation civile. Après un court passage chez Nationair et Québecair, il cofonde en 1987 Air Transat dont il devient le président-directeur général, poste qu'il occupe jusqu'à son départ en 1997.
Le , il se lance en politique en acceptant l'offre de Lucien Bouchard qui le nomme ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie avant même qu'il soit élu député. Deux mois plus tard, il obtient ce statut lorsqu’il est élu député de Rousseau, sous la bannière du Parti québécois lors des élections générales québécoises du . Il occupe ensuite les fonctions de ministre de l'Éducation (1998-2002) puis de ministre de la Santé et des Services sociaux (2002-2003). En 2009, après cinq ans dans l'opposition parlementaire, il démissionne comme député.
En , il publie avec l'homme d'affaires Charles Sirois le manifeste de la Coalition pour l'avenir du Québec qui, en suivant, se transforme en parti politique, la Coalition avenir Québec (CAQ), dont il devient le chef. Élu député de L’Assomption à l'élection de 2012 sous cette bannière, il est réélu à ce poste en 2014 et 2018. À cette dernière élection, son parti obtient une majorité de députés et il devient ainsi le nouveau premier ministre du Québec.
Son début de mandat est marqué par sa popularité qui dépasse rapidement celle de tous les autres premiers ministres provinciaux du Canada, par l'adoption de la Loi sur la laïcité de l'État et, plus tard, par la gestion de la pandémie de Covid-19 au Québec. En 2021, il dépose un projet de loi inscrivant unilatéralement dans la constitution canadienne le fait que le Québec forme une nation et que cette nation est francophone, au sein de plusieurs autres changements légaux visant à renforcer le français.
François Legault entame un nouveau mandat de premier ministre en après la victoire de la CAQ aux élections générales de 2022.
Le , il annonce sa démission comme premier ministre, effective à partir de l'élection d'un remplaçant. Christine Fréchette est choisie par les militants de la CAQ le comme cheffe du parti et assermentée comme première ministre le .
Biographie
Généalogie
L'ancêtre patronymique de François Legault, le Français Noël Legault dit Deslauriers (1674-1747), arrive en Nouvelle-France en 1695 et serait originaire du village de Lavadur, commune d'Irvillac, en Bretagne, dans l'actuel département du Finistère[1]. Il arrive en Nouvelle-France comme militaire dans le régiment de François Le Verrier de Rousson, mousquetaire du roi. À Montréal, Noël Legault épouse Marie Benard (Besnard) (1678-1760) le [2] et François Legault figure donc dans leur descendance directe.
Jeunesse et études
Aîné d'une famille de trois enfants, François Legault est le fils de Lucien Legault, maître de poste, et de Pauline Schetagne, dont le mariage est célébré le par le chanoine Lionel Groulx, un parent de cette dernière[3]. Il naît à l'Hôpital de Lachine et grandit à Sainte-Anne-de-Bellevue. Il fait ses études primaires et secondaires à l'école Saint-Georges, puis collégiales au Collège Marguerite-Bourgeoys[4]. Ayant complété un baccalauréat en administration des affaires à l'École des hautes études commerciales de Montréal en 1978[5], il a reçu une maîtrise en administration des affaires en 1984[5] et est devenu comptable agréé[6]. Il lui est décerné en 2000 le titre de fellow de l'Ordre des comptables agréés (FCA)[5] pour son implication pour la profession et pour l’avancement de la société[7].
Carrière précédant la vie politique
Legault est au départ un administrateur de Provigo et un vérificateur chez Ernst & Young[5]. À 29 ans, après un bref passage chez Nationair[5], il entre chez Québecair[5]. Peu de temps après, le gouvernement du Québec annonce la privatisation de la compagnie. Avec trois associés et un groupe de pilotes de Québecair qui avaient mené la bataille des Gens de l’air pour protéger l’utilisation du français dans les conversations avec les tours de contrôle, il lance en 1986 Air Transat[5], qui deviendra en quelques années la plus grande compagnie aérienne de vols nolisés au Canada. Il est le vice-président des finances de cette entreprise jusqu'en 1997, avec un chiffre d'affaires de 1,3 milliard et 4 000 employés. En 1997, il quitte l'entreprise et vend ses actions, devenant financièrement indépendant[8].
Parcours politique
Ministre des gouvernements Bouchard et Landry

Il devient le ministre de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie avant même d'être élu député de la circonscription de Rousseau à l'élection générale québécoise de 1998[9]. Il remporte sa première élection avec 55,35 % du vote, une majorité de plus de 8 500 sur son adversaire du Parti libéral du Québec[10].
Lucien Bouchard le nomme alors au ministère de l'Éducation et comme vice-président du Conseil du Trésor[9].
Le , il devient le ministre de la Santé[9]. Ses mandats ministériels favorisent les plans de performance pour les institutions d'éducation et de santé et le lancement des premiers groupes de médecine familiale (GMF).
Réélu à l'élection québécoise de 2003, il devient le porte-parole de l'opposition officielle (Québec) pour les finances et le développement économique[9]. À ce titre, il est l'auteur d'un budget du Québec souverain qui tente de prouver que la souveraineté du Québec est économiquement rentable[11]. Il critique Ottawa dans le dossier du déséquilibre fiscal[12].
Opposition officielle
Il est pressenti comme un favori pour succéder à Bernard Landry lors de la course à la direction du Parti québécois de 2005, mais il ne se présente pas pour consacrer plus de temps à sa famille. L'organisation qu'il bâtit pendant un an avant le départ de Landry se divise surtout entre les candidats André Boisclair et Richard Legendre, que Legault appuie.
Le , Radio-Canada affirme que Legault annonce officiellement qu'il quitte la politique[13]. Lorsqu’il l'a annoncé à Pauline Marois , elle lui a demandé de rester[14]. Quelques députés ont également tenté de le convaincre de rester, car son départ est perçu comme une catastrophe politique pour le Parti québécois[14]. Jean Dussault, chef de bureau à l'Assemblée nationale, souligne son efficacité lors de la dernière session parlementaire[13]. Son efficacité a été démontrée face aux dirigeants de la Caisse en commission parlementaire et face au ministre des Finances Raymond Bachand, au sujet des fonds régionaux d’Investissement Québec.
Nouveau projet politique
Il refait parler de lui en 2010-2011 alors qu'il tâte l'opinion publique au sujet d'une Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ). Lui et l'homme d'affaires Charles Sirois publient le manifeste de la Coalition pour l'avenir du Québec[15]. Ce mouvement vise à amener des propositions aux partis politiques en place et à fonder, si nécessaire, un parti politique. Le manifeste est signé par dix autres personnalités québécoises : Bruno-Marie Béchard Marinier, Lionel Carmant, Jean Lamarre, Sylvie Lemaire, Michel Lemay, Chantal Longpré, Marie-Eve Proulx, Stéphanie Raymond-Bougie, Annie Samson et Jean-François Simard.
Chef de parti de la Coalition pour l'avenir du Québec
La Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) change de nom et devient officiellement un parti politique le . En raison du redécoupage des circonscriptions de la carte électorale, il annonce son intention de se présenter dans la circonscription de L'Assomption[16]. Le parti est officiellement enregistré sous le nom « Coalition Avenir Québec » et est renommé « Coalition avenir Québec – L'équipe François Legault » le [17]. Lors des élections générales du 4 septembre 2012, il remporte sa circonscription électorale avec 42,21 % des votes exprimés avec une majorité de plus de 1 000 votes sur la candidate du Parti québécois, Lizabel Nitoi[18],[9]. La Coalition avenir Québec obtient à l'échelle provinciale 1 180 235 voix, soit plus de 27 % des suffrages exprimés. Elle devient ainsi officiellement le troisième parti politique québécois, derrière le Parti québécois et le Parti libéral du Québec.
À l'occasion des élections générales du 7 avril 2014, le Parti québécois dépêche Pierre Paquette, ancien député et chef parlementaire du Bloc québécois, pour l'affronter dans L'Assomption[19]. François Legault améliore son résultat de 2012 en remportant 49,38 % des votes exprimés avec une majorité très confortable de plus de 7 000 votes[20]. Néanmoins, la CAQ enregistre un recul net de son score par rapport à celui de 2012. Elle récolte seulement un total de 975 607 voix, soit environ 23 % des suffrages exprimés. François Legault choisit néanmoins de continuer son combat politique. Il se maintient à la tête de la CAQ et remplit le rôle de chef du deuxième groupe d'opposition officielle à l'Assemblée nationale[9]. Il constitue une voix forte de contestation du pouvoir libéral en place, conduit par le premier ministre Philippe Couillard.
Lors de la campagne pour les élections québécoises du , il adopte un discours nationaliste, axé sur la défense des valeurs québécoises, proposant notamment une réduction de 20 % de l'immigration au Québec et l'imposition d'un test de valeurs et de français aux immigrants afin d'attester leur bonne intégration à la société québécoise[21]. Il refuse toujours de défendre l'indépendance du Québec, mais rejette également le fédéralisme, proposant une « troisième voie »[22]. Sur les questions économiques, il revendique une approche « business »[23], promet des baisses d'impôts, le maintien de l'équilibre budgétaire, ou encore de réduire le nombre de fonctionnaires[24].
Certains voient dans son profil un caractère davantage pragmatique qu'idéologique[23]. Au soir de l'élection, la CAQ obtient la majorité absolue, passant de 21 sièges dans la législature précédente à 74 (sur un total de 125 députés)[25]. Dans sa circonscription de l'Assomption, François Legault rassemble plus de 57 % des voix[26].
Premier ministre du Québec

François Legault est ainsi en mesure de former et conduire un gouvernement majoritaire[25],[27]. Il succède au libéral Philippe Couillard, premier ministre depuis 2014, dont le parti perd 36 sièges[25]. Ce résultat déjoue la plupart des prévisions des commentateurs et des observateurs politiques[note 3]. Au lendemain de sa victoire, François Legault fixe comme priorité de son action gouvernementale la remise de « l'argent dans le portefeuille des Québécois »[28]. Il déclare également vouloir réformer l'éducation afin de repérer les difficultés d'apprentissage dès le plus jeune âge, faciliter l'accès aux médecins de famille et réduire le nombre d'immigrants afin de mieux les intégrer au Québec.
Il devient le 32e premier ministre du Québec[29],[30] le lors de son assermentation par le lieutenant-gouverneur Michel Doyon et présente son cabinet ministériel. En , la CAQ dépose son projet de loi pour hausser l'âge légal de consommation du cannabis[31].
Le , alors qu'il amorçait sa première visite officielle en France, le premier ministre du Québec a déclaré que, même s'il avait l'intention de réduire les quotas d'immigration, il souhaitait attirer encore plus d'immigrants français au Québec : « Actuellement, il y a beaucoup trop d'immigrants au Québec qui ne sont pas qualifiés ou qui ne parlent pas français, dit le premier ministre. Donc, des Français, on en prendrait plus. De même que des Européens. »[32]
Le , il présente son projet de loi 21 sur la laïcité de l'État[33], loi adoptée en [34]. Celle-ci confirme le caractère laïque de l’État du Québec et interdit le port de signes religieux aux employés de l'État en position d'autorité, alors que ceux déjà en poste bénéficient d'un droit acquis[35]. Les employés dont il est question incluent notamment les policiers et les enseignants. Malgré certaines contestations judiciaires, la Cour supérieure confirme la validité de la loi en 2021 et la Cour d'appel du Québec en 2024[36].
Son début de mandat est marqué par une haute popularité, allant même jusqu'à être le premier ministre provincial le plus populaire au pays[37],[38].
Pendant la campagne électorale, François Legault s'était engagé à réformer le mode de scrutin électoral, signant alors une entente transpartisane avec le Parti québécois et Québec solidaire qui prévoyait l'instauration d'un mode mixte avec compensation régionale[39]. En , le gouvernement dépose le projet de loi 39, qui prévoit la mise en place d'un mode de scrutin mixte combinant des députés élus selon le système majoritaire actuel et des députés régionaux attribués en fonction du vote populaire. Le projet de loi précise toutefois que ce changement devra être soumis à un référendum, prévu lors des élections générales de 2022[39],[40]. Dans son discours d'ouverture à l'Assemblée nationale, il réaffirme sa volonté d'abandonner le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour[39]. En , la ministre responsable de cette réforme, Sonia LeBel, annonce que le référendum ne pourra pas être organisé à temps pour l'élection de 2022, en raison du retard pris dans l'étude du projet de loi et des délais requis pour sa mise en œuvre. À ce moment-là, le gouvernement ne renonce pas à la réforme[40], mais en , François Legault annonce finalement qu'il met fin au projet, car la réforme ne constitue pas une priorité pour les Québécois et que le contexte pandémique impose d'autres préoccupations[39]. Cette volte-face suscite des critiques, notamment de la part de Jean-Pierre Charbonneau, ancien ministre péquiste et président du Mouvement démocratie nouvelle, qui l'accuse d'avoir renié un engagement fondamental et d'agir par intérêt partisan[41]. Lors d'un débat télévisé en , François Legault défend sa décision en affirmant que la réforme du mode de scrutin « n'intéresse pas la population, à part quelques intellectuels »[41]. Cependant, un sondage Léger réalisé après l'élection de 2022 indique que 53 % des Québécois souhaitent une réforme du mode de scrutin et qu'une partie des électeurs de la CAQ y sont favorables[42].
En début d'année 2020, il affirme que la consigne sera élargie à compter de l'automne 2022[43].
En , son gouvernement doit affronter la pandémie de Covid-19 qui touche le Québec. Une série de mesures sont mises en place pour diminuer la propagation de ce virus[44]. Il est entouré, notamment, du directeur national de la Santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda, ainsi que de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann. Un passeport vaccinal est mis en place en 2021 pour accéder notamment aux salles de spectacle, bars et restaurants, casinos, conférences, lieux de culte ou encore les installations sportives. Déclarant « comprendre la colère » envers les non-vaccinés, le premier ministre propose de durcir le dispositif pour 2022 notamment en l'imposant à l'entrée des établissements de la Société des alcools et de la Société du cannabis[45],[46]. Il souhaite également instaurer une taxe dont devront s'acquitter les personnes non vaccinées[47]. Le gouvernement essuie des critiques début 2022 en raison de retards dans la troisième dose de vaccin, de la pénurie de tests PCR, du manque de masques chirurgicaux et de personnels soignants et de décisions contradictoires dans la gestion de la pandémie[48].
Le , François Legault a refusé de reconnaître le caractère systémique du racisme au Québec, en dépit des demandes répétées de la gauche et de certaines parties de la société civile après le décès de Joyce Echaquan. Sa position, bien que controversée, est partagée par une majorité de la population, qui ne considère qu'à la hauteur de 32 % que l'affaire représente la preuve de l'existence du racisme systémique[49].
En 2021, il dépose le projet de loi 96, inscrivant unilatéralement dans la constitution canadienne le fait que le Québec forme une nation et que cette nation est francophone[50]. Entrée en vigueur en 2022, la loi 96 apporte notamment des modifications à la Charte de la langue française (communément appelée « loi 101 »). Au total, elle modifie une vingtaine de lois et règlements[51]. Elle mène notamment à la création d’un ministère de la Langue française et impose un plafond aux admissions dans les cégeps et universités anglophones. De plus, les entreprises de 25 à 49 employés doivent dorénavant obtenir un certificat de francisation (comme c’était déjà le cas des plus grandes entreprises)[51]. Le domaine du droit est également soumis à des règles plus strictes.
À l'approche des élections fédérales de 2021, François Legault appelle les Québécois à se détourner du Parti libéral, du Parti vert et du Nouveau Parti démocratique, qu'il accuse d’être centralisateurs, et incite à voter pour le Parti conservateur ou le Bloc québécois, qui entend être le défenseur des intérêts du Québec au niveau fédéral[52].
Politique d'immigration
En matière d’immigration, François Legault met de l’avant sa philosophie « en prendre moins, mais en prendre soin »[53]. Il souhaite ainsi privilégier l’immigration économique et investir dans la francisation. Pendant sa première année au pouvoir, il baisse les seuils d’immigration d’environ 20 %. Cette baisse est toutefois de courte durée et il n’y a pas moins d’immigrants au Québec que sous le gouvernement précédent: le nombre de personnes arrivées dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) a plutôt doublé entre 2017 et 2019[53]. Les avancées du gouvernement Legault sur l’immigration temporaire, grâce à l’assouplissement des formalités administratives et de recrutement, ont été saluées par les employeurs. Cet assouplissement a accéléré et simplifié l’embauche de travailleurs étrangers. En 2021, le Québec a accueilli 36 000 travailleurs étrangers temporaires, un record parmi les provinces canadiennes[53]. Du côté de la francisation, des dizaines de millions de dollars ont été investis chaque année dans le but de renforcer l’intégration en emploi des immigrants.
Durant la campagne électorale de 2022, le président du Conseil du patronat du Québec et François Legault proposent des chiffres différents quant au nombre d’immigrants à accueillir annuellement, la CAQ souhaitant limiter ce nombre à 50 000 afin de favoriser leur intégration, incluant l’apprentissage du français. François Legault a été critiqué pour avoir dit que les Québécois n’aimaient pas la violence et l’extrémisme, une des raisons pour lesquelles il choisirait de limiter le nombre d’immigrants[54]. Il a également exprimé son inquiétude quant à l'immigration des non-francophones pour la "cohésion nationale" de la province. Pierre Fortin, professeur émérite d'économie à l'UQAM, qualifie le chiffre plus élevé proposé par le Conseil du patronat "d'irraisonnable", avertissant qu'il pourrait conduire à un chaos administratif et encourager des attitudes xénophobes et racistes envers les immigrants[55]. Malgré les excuses de Legault pour ses commentaires, le débat sur l'immigration a été décrit comme superficiel, focalisé sur les chiffres et des concepts ambigus tels que la capacité d'intégration de la province[55]. Mireille Paquet, professeure de science politique à Université Concordia, précise que la recherche ne fournit pas de réponses définitives quant au bon nombre d’immigrants et que les réactions négatives contre les immigrants sont plutôt dues aux sentiments d'insécurité parmi la population[55].
Deuxième mandat de premier ministre

Lors des élections québécoises du , François Legault est réélu à la tête d'un deuxième gouvernement majoritaire composé de 90 députés de la Coalition avenir Québec[56]. Il est facilement réélu dans sa circonscription en obtenant 58,63 % des voix[57].
En , le projet de loi 24 est déposé afin d'augmenter de 30 000 $ le salaire de base des députés de l'Assemblée nationale du Québec, portant leur rémunération annuelle de 101 561 $ à 131 766 $. Cette décision est défendue par le premier ministre comme une nécessité pour assurer un « rattrapage salarial » et attirer des candidats compétents en politique[58],[59],[60]. François Legault justifie cette hausse en affirmant qu'il était normal que les élus puissent maximiser leurs revenus, notamment pour assurer l'avenir de leur famille. Il insiste également sur le fait que la proposition s'appuie sur les recommandations d'un comité indépendant mandaté par le Bureau de l'Assemblée nationale. Cependant, cette explication ne convainc pas le Parti québécois et Québec solidaire, qui dénoncent un conflit d'intérêts, soulignant que les députés votent eux-mêmes leur propre augmentation de salaire. Québec solidaire et le Parti québécois plaident plutôt pour la création d'un comité indépendant ayant un pouvoir décisionnel sur la rémunération des élus, une proposition qui n'est pas retenue par le gouvernement[60],[61],[62].
Face à la contestation grandissante, un sondage Léger révèle que 74 % des Québécois s'opposent à cette augmentation. Malgré cette opposition populaire, François Legault maintient le cap, affirmant que les décisions gouvernementales ne doivent pas être influencées par des sondages et que le rapport indépendant justifie la hausse. Il rejette également l'idée de reporter l'entrée en vigueur de la mesure après les élections de 2026, comme le demandent certains partis d'opposition[63].
Le projet de loi est finalement adopté en grâce aux votes de la CAQ et du Parti libéral du Québec, tandis que Québec solidaire et le Parti québécois s'y opposent. Cette réforme bénéficie particulièrement à François Legault lui-même, dont le salaire est porté de 208 200 $ à 270 120 $ par an, une augmentation significative justifiée par les responsabilités supplémentaires liées à sa fonction[58],[59].
Le Québec connait à partir de son plus fort conflit social en cinquante ans. Près de 600 000 employés du secteur public, soit près de 15 % de la population active, sont en grève pour revendiquer de meilleurs salaires et conditions de travail, alors que les écoles et hôpitaux de la province subissent un manque de personnel chronique[64]. Ce sont 66 000 professeurs étant membre de la FAE qui sont en grève illimitée sous le mandat du premier ministre. Après quelques mois, de nouvelles conditions salariales négociées à la table centrale du Front commun sont jugées satisfaisantes par les deux parties, avec une hausse négociée d’au moins 17,4 % sur cinq ans[65]. Les deux premières années sont marquées par un bond de 8,8 %, qui se situe entre les 11,3 % demandés par les syndicats et l’offre du gouvernement de 6,6 %. Les employés bénéficient aussi d’une protection contre l’inflation pour les trois dernières années de l’entente, et d’améliorations de leurs avantages sociaux[65].
Il fait passer en , grâce à la procédure dite « sous bâillon », un projet de réforme la santé, ce qui a été dénoncé par la majorité du secteur[64].
En 2023, durant les mois d', et , le gouvernement de François Legault prend deux mesures suscitant des réactions négatives ; la relance du projet du troisième lien et la subvention de 5,7 millions de dollars aux Kings de Los Angeles pour jouer à Québec[66]. François Legault déclare que le peuple est « fâché contre lui » et se dit « triste » de voir les appuis diminuer[67]. En 2024, cinq experts en transport consultés par La Presse s'accordent pour dire qu'un troisième lien n'est pas nécessaire, la professeure Catherine Morency de Polytechnique Montréal allant jusqu'à qualifier la décision d'«odieuse»[68]. En , la ministre Geneviève Guilbault demande 275 M$ pour la continuité du projet de troisième lien, maintenant avec un cout total estimé entre 5,3 et 9,3 milliards de dollars[69]. En date de , le gouvernement Legault avait dépensé 127,6 M$ pour des contrats liés au troisième lien[70].
En 2024, François Legault fait face à des critiques au sujet de l'usine de batteries Northvolt[71],[72],[73]. De plus, ses propositions sur l'immigration, incluant la mise en place de « zones d'attente » pour les demandeurs d'asile, ont été largement critiquées pour leur caractère populiste[74],[75].
Dans le but d’assurer l’approvisionnement du Québec en électricité à long terme et de mettre fin aux frictions avec Terre-Neuve-et-Labrador, François Legault a conclu un nouvel accord provisoire avec la province atlantique[76]. Ainsi, Québec a accepté de payer plus cher le kWh dès 2025, bien avant la fin du contrat initial. Québec financerait aussi une partie de l’augmentation de la puissance de Churchill Falls, avec de nouvelles centrales. En 2035, le Québec se retrouverait donc avec une puissance augmentée à 7200 MW, à un prix moyen de 4 à 6 cents le kWh[76]. Cependant, à la suite du changement de gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, l’entente finale n’est pas encore signée.
Le , la CAQ dépose le projet de loi 5 visant à accélérer la réalisation de projets « prioritaires et d'envergure nationale »[77]. Le gouvernement présente cette législation comme une mesure visant à réduire les délais d’autorisation pour des projets stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des ressources naturelles, dans un contexte de concurrence accrue pour attirer les investissements et renforcer l’autonomie économique du Québec. Le projet de loi prévoit un processus d’autorisation simplifié et coordonné entre les ministères, les municipalités et les communautés autochtones. La proposition suscite toutefois une contestation des groupes environnementaux et certains intervenants expriment des inquiétudes quant aux pouvoirs accordés au gouvernement et aux impacts possibles sur l’évaluation environnementale des projets[78]. Des organisations telles qu'Équiterre et Nature Québec ont dénoncé leur exclusion des consultations parlementaires et avertissant que la loi risque de mener à des projets « mal ficelés, sans acceptabilité sociale »[78].
Popularité et sondages
En , un sondage Angus Reid établit que seulement 31 % des Québécois approuvent son travail, faisant de lui le premier ministre provincial le moins populaire au Canada ; 61 % se disent insatisfaits de sa performance[79].
Le , il est nommé personnalité la plus influente du Québec par le magazine L'Actualité[80].
En , un sondage Léger–TVA indique que seulement 32 % des répondants sont satisfaits du gouvernement Legault, tandis que 61 % se disent insatisfaits[81].
En , selon un sondage Léger réalisé du au , 67 % des Québécois se disent insatisfaits du gouvernement, un niveau d’insatisfaction record depuis son élection en 2018. Dans les intentions de vote, la Coalition avenir Québec obtient 17 %, derrière le Parti québécois (35 %) et le Parti libéral du Québec (26 %)[82].
Investissements publics dans les entreprises
La productivité du Québec s’est démarquée durant les mandats de François Legault, en comparaison à l’Ontario et au reste du Canada en général[83]. Le Québec est également mieux positionné pour attirer les investissements étrangers depuis la création d’Investissement Québec International. En 2023-2034, il y a eu un total de 13,1 milliards de dollars d’investis sur le territoire québécois, comparativement à 2,3 milliards de dollars en 2018-2019[84]. Quant aux exportations sur la même période, le soutien apporté aux exportateurs québécois a entraîné des ventes de 5,1 milliards de dollars sur les marchés étrangers, une multiplication par cinq[84].
Le gouvernement Legault a investi massivement dans le secteur des batteries et véhicules électriques. Ces secteurs ont connu un important ralentissement partout dans le monde, mais l’industrie québécoise poursuit son développement[85].
Investissements, subventions, et financement publics controversés du gouvernement Legault
Le gouvernement Legault a fait l’objet de critiques concernant certains investissements publics qui auraient entraîné des pertes importantes pour les contribuables québécois.
| Projet | Secteur | Description | $ du gouvernement Legault |
|---|---|---|---|
| Coupe des Présidents (golf) | Sport / Événementiel | Subvention pour accueillir la Coupe des Présidents de golf au Québec[86]. | 6 500 000 $ |
| Kings de Los Angeles | Sport / Événementiel | Financement de deux matchs préparatoires de la LNH à Québec[87]. | 5 700 000 $ |
| Le Panier Bleu | Commerce en ligne | Plateforme d'achat local lancée en pleine pandémie de COVID-19 et fermée en 2024, sans avoir atteint ses objectifs[88]. | 22 000 000 $ |
| Lion Électrique | Transport / Électrification | Constructeur d'autobus électriques placé sous protection des créanciers en décembre 2024[89]. | 143 000 000 $ |
| Medicago | Biopharmaceutique | Entreprise biopharmaceutique fermée en 2023 sans avoir produit un seul vaccin commercialisé, après avoir bénéficié d'un prêt provincial de 60 M$[90]. | 60 000 000 $ |
| Northvolt | Batteries / Énergie | Méga-usine de batteries promise à 7 milliards de dollars, jamais construite. La maison mère suédoise fait faillite en 2024. Les 270 M$ investis dans la société mère sont irrécupérables. La Caisse de dépôt et placement du Québec pour sa part perd 200 M$. En cour, le gouvernement du Québec récupère 199 M$[91]. | 270 000 000 $ |
| Taiga Motors | Transport / Électrification | Constructeur québécois de motoneiges et motomarines électriques ayant fait faillite, dans lequel Investissement Québec avait investi[92]. L’entreprise a été rachetée par un investisseur britannique, Stewart Wilkinson[93],[94]. | 18 300 000 $ |
Démission
Le , François Legault annonce sa démission lors d'une conférence de presse dans le hall d'entrée de l'édifice Honoré-Mercier[95]. À cette occasion, il annonce rester en fonction comme premier ministre jusqu'à l'élection du nouveau chef de la Coalition avenir Québec[96].
Vie personnelle
François Legault rencontre sa femme, Isabelle Brais, en 1990 pour ensuite se marier en 1992. Ils ont deux garçons, Victor et Xavier[5],[97],[98],[99].
Résultats électoraux
Résultats électoraux de François Legault
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault (sortant) | Coalition avenir | 18 637 | 58,6 % | 14 084 | |
| Martin Lefebvre | Québec solidaire | 4 553 | 14,3 % | - | |
| Catherine Provost | Parti québécois | 4 370 | 13,7 % | - | |
| Ernesto Almeida | Conservateur | 2 424 | 7,6 % | - | |
| Thomas Ano-Dumas | Libéral | 1 806 | 5,7 % | - | |
| Total | 31 790 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 70,7 % et 462 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault (sortant) | Coalition avenir | 18 237 | 57 % | 12 812 | |
| Marie-Claude Brière | Québec solidaire | 5 425 | 17 % | - | |
| Sylvie Langlois Brouillette | Parti québécois | 4 625 | 14,5 % | - | |
| Virginie Bouchard | Libéral | 2 558 | 8 % | - | |
| Eve Bellavance | Vert | 596 | 1,9 % | - | |
| Sylvie Tougas | Citoyens au pouvoir | 363 | 1,1 % | - | |
| Charles-Etienne Everitt-Raynault | Conservateur | 175 | 0,5 % | - | |
| Total | 31 979 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 71,9 % et 575 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault (sortant) | Coalition avenir | 18 719 | 49,4 % | 7 178 | |
| Pierre Paquette | Parti québécois | 11 541 | 30,4 % | - | |
| Jean-Marc Bergevin | Libéral | 5 057 | 13,3 % | - | |
| Sylvain Fournier | Québec solidaire | 2 198 | 5,8 % | - | |
| Gabriel Gauthier | Option nationale | 226 | 0,6 % | - | |
| Charles-Étienne Raynault | Conservateur | 169 | 0,4 % | - | |
| Total | 37 910 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 73,4 % et 666 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault | Coalition avenir | 17 166 | 42,2 % | 1 078 | |
| Lizabel Nitoi | Parti québécois | 16 088 | 39,6 % | - | |
| Lise Hébert | Libéral | 4 694 | 11,5 % | - | |
| Sylvain Fournier | Québec solidaire | 1 465 | 3,6 % | - | |
| Evelyne Marcil | Option nationale | 667 | 1,6 % | - | |
| Christine Lebel | Vert | 588 | 1,4 % | - | |
| Total | 40 668 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 80,4 % et 519 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault (sortant) | Parti québécois | 16 513 | 56,8 % | 10 019 | |
| Michel Fafard | Libéral | 6 494 | 22,3 % | - | |
| Jean-Pierre Parrot | Action démocratique | 4 774 | 16,4 % | - | |
| François Lépine | Québec solidaire | 709 | 2,4 % | - | |
| J. Michel Popik | Vert | 595 | 2 % | - | |
| Total | 29 085 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 54 % et 461 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault (sortant) | Parti québécois | 14 670 | 41,8 % | 1 410 | |
| Jean-Pierre Parrot | Action démocratique | 13 260 | 37,8 % | - | |
| Yves Prud'Homme | Libéral | 5 402 | 15,4 % | - | |
| Richard Chatagneau | Vert | 992 | 2,8 % | - | |
| Alex Boisdequin-Lefort | Québec solidaire | 789 | 2,2 % | - | |
| Total | 35 113 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 69 % et 435 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault (sortant) | Parti québécois | 14 079 | 47,8 % | 4 952 | |
| Michel F. Brunet | Libéral | 9 127 | 31 % | - | |
| François Girouard | Action démocratique | 5 645 | 19,2 % | - | |
| Alex Boisdequin-Lefort | UFP | 324 | 1,1 % | - | |
| Gérard Gauthier | Démocratie chrétienne | 249 | 0,8 % | - | |
| Total | 29 424 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 65 % et 539 bulletins ont été rejetés. | |||||
| Nom | Parti | Nombre de voix |
% | Maj. | |
|---|---|---|---|---|---|
| François Legault | Parti québécois | 18 076 | 55,4 % | 8 543 | |
| John A. Redmond | Libéral | 9 533 | 29,2 % | - | |
| Clément Lévesque | Action démocratique | 4 805 | 14,7 % | - | |
| Francis Martin | Démocratie socialiste | 243 | 0,7 % | - | |
| Total | 32 657 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 75,9 % et 457 bulletins ont été rejetés. | |||||
Résultats électoraux de la Coalition avenir Québec sous Legault
| Partis | Chef | Candidats | Sièges | Voix | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2008 | Élus | Nb | % | +/- | ||||
| Parti québécois | Pauline Marois | 125 | 51 | 54 | 1 393 703 | 31,9 % | -3,2 | |
| Libéral | Jean Charest | 125 | 66 | 50 | 1 360 968 | 31,2 % | -10,9 | |
| Coalition avenir | François Legault | 125 | 0 | 19 | 1 180 235 | 27,1 % | - | |
| Québec solidaire | Françoise David et Amir Khadir[note 4] | 124 | 1 | 2 | 263 111 | 6 % | +2,3 | |
| Option nationale | Jean-Martin Aussant | 120 | 0 | - |
82 539 | 1,9 % | - | |
| Vert | Claude Sabourin | 66 | - |
- |
43 394 | 1 % | -1,1 | |
| Conservateur | Luc Harvey | 27 | - |
- |
7 654 | 0,2 % | - | |
| Coalition constituante | Marc Fafard | 29 | - |
- |
5 197 | 0,1 % | - | |
| Parti nul | Renaud Blais | 10 | - |
- |
2 743 | 0,1 % | - | |
| Équipe autonomiste | Guy Boivin | 17 | - |
- |
2 182 | 0,1 % | - | |
| Union citoyenne | Alexis St-Gelais | 20 | - |
- |
2 089 | 0 % | - | |
| Classe moyenne | Jean Lavoie | 7 | - |
- |
2 053 | 0 % | - | |
| Marxiste-léniniste | Pierre Chénier | 25 | - |
- |
1 969 | 0 % | -0 | |
| Parti indépendantiste (2008) | Michel Lepage | 10 | - |
- |
1 244 | 0 % | -0,1 | |
| Unité nationale | Paul Biron | 12 | - |
- |
1 227 | 0 % | - | |
| Bloc pot | Hugô St-Onge | 2 | - |
- |
420 | 0 % | - | |
| Révolution démocratique | Robert Genesse | 1 | - |
- |
256 | 0 % | - | |
| Parti équitable | Yvan Rodrigue | 1 | - |
- |
126 | 0 % | - | |
| Indépendant | 46 | - |
- |
11 578 | 0,3 % | +0,1 | ||
| Action démocratique | 0 | 7 | - |
0 | 0 % | - | ||
| Total | 892 | 125 | 125 | 4 362 688 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 74,6 % et 53 749 bulletins ont été rejetés. Il y avait 5 919 778 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection. | ||||||||
| Partis | Chef | Candidats | Sièges | Voix | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2012 | Élus | Nb | % | +/- | ||||
| Libéral | Philippe Couillard | 125 | 50 | 70 | 1 757 071 | 41,5 % | +10,3 % | |
| Parti québécois | Pauline Marois | 124 | 54 | 30 | 1 074 120 | 25,4 % | -6,6 % | |
| Coalition avenir | François Legault | 122 | 19 | 22 | 975 607 | 23,1 % | -4,0 % | |
| Québec solidaire | Françoise David et Andrés Fontecilla[note 5] | 124 | 2 | 3 | 323 124 | 7,6 % | +1,6 % | |
| Option nationale | Sol Zanetti | 116 | - |
- |
30 697 | 0,7 % | -1,2 % | |
| Vert | Alex Tyrrell | 44 | - |
- |
23 163 | 0,5 % | -0,4 % | |
| Conservateur | Adrien Pouliot | 59 | - |
- |
16 429 | 0,4 % | +0,2 % | |
| Parti nul | Renaud Blais | 24 | - |
- |
7 539 | 0,2 % | +0,1 % | |
| Bloc pot | Hugô St-Onge | 14 | - |
- |
2 690 | 0,1 % | +0,1% | |
| Marxiste-léniniste | Pierre Chénier | 24 | - |
- |
2 016 | 0 % | +0,0 % | |
| Parti équitable | Patricia Domingos | 5 | - |
- |
1 645 | 0 % | +0,04 % | |
| Parti des sans parti | Frank Malenfant | 5 | - |
- |
1 291 | 0 % | -0,1 % | |
| Mon pays le Québec | Claude Dupré | 6 | - |
- |
521 | 0 % | - | |
| Équipe autonomiste | Guy Boivin | 5 | - |
- |
400 | 0 % | -0,04 % | |
| Unité nationale | Paul Biron | 3 | - |
- |
241 | 0 % | -0,02 % | |
| Révolution démocratique | Robert Genesse | 1 | - |
- |
163 | 0 % | +0,0 % | |
| Parti indépendantiste (2008) | Michel Lepage | 1 | - |
- |
126 | 0 % | -0,03 % | |
| Union citoyenne | Marc-André Lacroix | 1 | - |
- |
58 | 0 % | -0,05 % | |
| Indépendant | 10 | - |
- |
15 361 | 0,4 % | +0,1 % | ||
| Total | 813 | 125 | 125 | 4 232 262 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 71,4 % et 62 793 bulletins ont été rejetés. Il y avait 6 012 440 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection. | ||||||||
| Partis | Chef | Candidats | Sièges | Voix | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2014 | Élus | Nb | % | +/- | ||||
| Coalition avenir | François Legault | 125 | 22 | 74 | 1 509 455 | 37,4 % | +14,3 | |
| Libéral | Philippe Couillard | 125 | 70 | 31 | 1 001 037 | 24,8 % | -16,7 | |
| Parti québécois | Jean-François Lisée | 125 | 30 | 10 | 687 995 | 17,1 % | -8,3 | |
| Québec solidaire | Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois | 125 | 3 | 10 | 649 503 | 16,1 % | +8,5 | |
| Vert | Alex Tyrrell | 97 | - |
- |
67 870 | 1,7 % | +1,2 | |
| Conservateur | Adrien D. Pouliot | 101 | - |
- |
59 055 | 1,5 % | +1,1 | |
| NPD Québec | Raphaël Fortin | 59 | - |
- |
22 863 | 0,6 % | +0,6 | |
| Citoyens au pouvoir | Stéphane Blais | 56 | - |
- |
13 768 | 0,3 % | +0,3 | |
| Bloc pot | Jean-Patrick Berthiaume | 29 | - |
- |
4 657 | 0,1 % | +0,06 | |
| Parti nul | Renaud Blais | 16 | - |
- |
3 659 | 0,1 % | -0,09 | |
| Marxiste-léniniste | Pierre Chénier | 25 | - |
- |
1 708 | 0 % | -0,01 | |
| Parti libre | Michel Leclerc | 8 | - |
- |
1 678 | 0 % | +0,04 | |
| Équipe autonomiste | Stéphane Pouleur | 12 | - |
- |
1 138 | 0 % | +0,02 | |
| Parti 51 | Hans Mercier | 5 | - |
- |
1 117 | 0 % | +0,03 | |
| Changement Intégrité | Eric Emond | 7 | - |
- |
693 | 0 % | +0,02 | |
| Alliance provinciale | Sébastien Roy | 2 | - |
- |
521 | 0 % | +0,01 | |
| Voie du peuple | Marc Alarie | 1 | - |
- |
190 | 0 % | - | |
| Parti culinaire | Jean-Louis Thémistocle | 1 | - |
- |
169 | 0 % | - | |
| Indépendant | 21 | - |
- |
6 462 | 0,2 % | -0,2 | ||
| Total | 940 | 125 | 125 | 4 033 538 | 100 % | |||
| Le taux de participation lors de l'élection était de 66,4 % et 66 085 bulletins ont été rejetés. Il y avait 6 169 772 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection. | ||||||||
Bibliographie
- François Legault, Cap sur un Québec gagnant. Le Projet Saint-Laurent, Montréal, Éditions du Boréal, , 304 p. (ISBN 978-2-7646-2284-1)[105]