Château-Renault

commune française du département d'Indre-et-Loire From Wikipedia, the free encyclopedia

Château-Renault est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Faits en bref Administration, Pays ...
Château-Renault
De gauche à droite et de haut en bas : le donjon du château de Château-Renault, une vue du bourg depuis les hauteurs, une ancienne tannerie, et la rue de la République.
Image illustrative de l’article Château-Renault
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Intercommunalité Communauté de communes du Castelrenaudais
(siège)
Maire
Mandat
Brigitte Vengeon
2026-2032
Code postal 37110
Code commune 37063
Démographie
Gentilé Castelrenaudins
Population
municipale
4 392 hab. (2023 en évolution de −12,18 % par rapport à 2017)
Densité 1 251 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 32″ nord, 0° 54′ 37″ est
Altitude Min. 83 m
Max. 129 m
Superficie 3,51 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Château-Renault
(ville-centre)
Aire d'attraction Tours
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Château-Renault
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Château-Renault
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Château-Renault
Liens
Site web ville-chateau-renault.fr/
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Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Brenne, le Gault et un autre petit cours d'eau.

Château-Renault est une commune urbaine qui compte 4 392 habitants en 2023. Elle est ville-centre de l'unité urbaine de Château-Renault et fait partie de l'aire d'attraction de Tours.

La commune fait partie du pays Loire Touraine, un territoire rural regroupant 55 communes, labellisé « Pays d’art et d’histoire » en 2008, le premier territoire dans la région à obtenir cette distinction. Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château, construit aux 12e et 14e siècles, puis reconstruit au XVIIe siècle, est inscrit en 1942, pour ce qui concerne le donjon du XIIe siècle, puis dans son ensemble, en 1949. Divers éléments ont ensuite été inscrits inscrit en 2024. L'église Saint-André, construite au XVIe siècle, est inscrite en 1949. La Tannerie Peltereau-Tenneson, dernière tannerie encore en place dans la ville, jadis cité du cuir renommée, est inscrite en 2004.

Géographie

Localisation et paysages

La ville est située à l'extrémité nord-est du plateau de la Gâtine, à la limite avec le département de Loir-et-Cher et au confluent de deux rivières, la Brenne et le Gault. Son altitude varie de 90 m à 140 m sur le plateau. La superficie de la commune est de 351 hectares.

Située au nord de l'autoroute A10, elle marque le carrefour entre la RN 10, à équidistance, 28 km, entre Tours au sud-ouest et Vendôme au nord-est et la départementale D 766, à 30 km à l'ouest de Blois.

Communes limitrophes de Château-Renault
Neuville-sur-Brenne
Le Boulay Château-Renault Saunay
Villedomer Auzouer-en-Touraine

Hydrographie

Réseau hydrographique de Château-Renault.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 6,26 km, comprend deux cours d'eau notables, la Brenne (1,75 km) et le Gault (2,241 km), et deux petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

La Brenne, d'une longueur totale de 54,2 km, prend sa source à 127 mètres d'altitude près du lieu-dit Le Moulin à Vent sur la commune de Pray[3] et se jette dans la Cisse à Vernou-sur-Brenne, à 50 mètres d'altitude, à l'est de Vouvray 15 communes[4]. La station hydrométrique de Villedômer [Bas Villaumay Amont] permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Brenne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 51 ans pour cette station) varie de 0,39 m3/s au mois d'août à 2,83 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 72,6 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 2,08 m ce même jour[5],[6]. Sur le plan piscicole, la Brenne est classée en première catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)[7].

Le Gault, d'une longueur totale de 16,8 km, prend sa source à Saint-Cyr-du-Gault (Loir-et-Cher), et se jette dans la Brenne sur le territoire communal, dans le bourg, après avoir traversé 4 communes[8]. Ce cours d'eau est classé dans la liste 1[Note 1] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s'ils constituent un obstacle à la continuité écologique et le renouvellement de la concession ou de l'autorisation des ouvrages existants est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux[9]. Sur le plan piscicole, le Gault est également classé en deuxième catégorie piscicole[7].

Deux zones humides[Note 2] ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le conseil départemental d'Indre-et-Loire : « la vallée de la Brenne en amont de Château-Renault » et « la vallée du Gault entre Saunay et Château-Renault »[10],[11].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[14] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[15]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 710 mm, avec 10,8 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saunay à 5 km à vol d'oiseau[18], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 657,3 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,2 °C, atteinte le [Note 3].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station SAUNAY (37) - alt : 109 m, lat : 47°35'25"N, lon : 0°55'52"E (à 1,6 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
15,5
16.01.20
23,2
27.02.19
25,8
31.03.21
28,4
15.04.15
32
30.05.25
39,2
18.06.22
41,4
25.07.19
40
09.08.03
35,2
14.09.20
31,1
02.10.23
21,9
07.11.15
16,4
19.12.19
41,4
2019
Maximale moyenne 7,6 8,9 12,8 16,8 19,7 23,9 26,3 25,9 22,4 17,3 11,5 8 16,8
Moyenne 4,8 5,3 8 11 14 18 20 19,6 16,4 12,9 8,3 5,1 12
Minimale moyenne 2,1 1,7 3,2 5,2 8,4 12,1 13,7 13,3 10,4 8,5 5 2,3 7,2
Record de froid
date du record
−13,1
07.01.09
−17,2
07.02.12
−11,5
01.03.05
−4,5
04.04.22
−1,4
06.05.19
0,7
01.06.06
5,1
22.07.08
4,3
26.08.18
1
20.09.12
−2,7
21.10.10
−8,7
30.11.10
−11,8
29.12.05
−17,2
2012
Précipitations
Hauteur (mm) 60,4 52,6 53,2 46,9 58,5 51,5 50,6 43,1 36,2 67,2 65,6 71,5 657,3
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
30,4
21.01.21
22,8
01.02.13
30,2
23.03.25
39,7
30.04.15
33,6
11.05.09
40,6
22.06.21
40,8
05.07.18
35,9
08.08.14
39,1
08.09.03
35
09.10.04
29,6
02.11.21
36
02.12.07
40,8
2018
Fermer
Source : « Fiche 37240001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
7,6
2,1
60,4
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
8,9
1,7
52,6
fév.
12,8
3,2
53,2
mars
16,8
5,2
46,9
avril
19,7
8,4
58,5
mai
23,9
12,1
51,5
juin
26,3
13,7
50,6
jui.
25,9
13,3
43,1
août
22,4
10,4
36,2
sep.
17,3
8,5
67,2
oct.
11,5
5
65,6
nov.
8
2,3
71,5
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Typologie

Au , Château-Renault est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Château-Renault[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[22],[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tours, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[23]. Cette aire, qui regroupe 162 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[24],[25].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (81,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (67,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (13,8 %), terres arables (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), forêts (1,5 %), prairies (0,1 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Château-Renault est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, et le risque industriel[27]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[28].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Château-Renault.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 799 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1799 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 91 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[29],[30].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1996, 2005, 2011 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2002[27].

Risques technologiques

La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO[31].

Transports publics

La gare SNCF de Château-Renault, ouverte en 1867[32], est desservie par les trains et cars TER de la ligne Tours-Châteaudun-Chartres.

La commune dispose également d'un service de transport urbain intra-muros, gratuit pour tous, circulant du lundi au vendredi[33].

Toponymie

Topographie et toponymie, Cassini, 1756.

Histoire

Le comte Thibaut IV de Blois érige vers 1140 un donjon cylindrique sur motte (après que le château antérieur a été incendié). Une enceinte maçonnée longue de 170 sur 9 m l'enserre. Dominant la ville qui s'est installée à son pied, la place était protégée sur trois de ses faces par un fossé, le côté sud bordant la falaise. L'accès au château se faisait à l'est.

Le , le chef protestant Jean du Barry est assassiné dans la forêt de Château-Renault, à la suite de la conjuration d’Amboise, prélude aux guerres de religion.

Château-Renault fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Mont-Braine[34].

« Cité du cuir »

Ancienne « Cité du cuir », mémoire ouvrière de l'industrie de la tannerie, Château-Renault est réputée pour son Musée du cuir. Le musée propose des visites thématiques qui présentent les différentes étapes de ce savoir-faire (ébourrage, écharnage...).

"Château-Renault est pour les cuirs ce que Lyon est pour la soie, Lille pour le lin et Bordeaux pour le vin : une capitale. La marque vaut de l'or ; tout cuir portant cette estampille fait prime" pouvait-on lire au XIXe siècle, d'après Victor-Eugène Ardouin-Dumazet[35]. En effet, les cuirs de Château-Renault étaient mondialement connus. Pourquoi ? Parce que la façon de tanner, appelée "tannage extra lent " permet d'obtenir un cuir tanné d'excellence, entre 24 et 30 mois (pour passer d'une peau brute à un cuir tanné)[36].

À l'origine des premières tanneries

Les premières tanneries de France ont vu le jour en 1480, et les premières tanneries de Château-Renault ont vu le jour en 1543[37]. Elles se sont installées à Château-Renault parce qu'il y avait une source d'eau appelée Moulin. L'eau permettait de nettoyer les peaux des vaches. La ville est située au carrefour de deux rivières la Brenne et le Gault. Des forêts de chênes et de gâtines sont à proximité, idéales pour les écorces.

Intérieur de Tannerie à Château-Renault.

La conception du cuir

À Château-Renault, le cuir était fabriqué en quatre étapes[38] :

  • L'étape du reverdissage consiste à saler puis rincer soigneusement les peaux pour éviter leur putréfaction.
  • Ensuite vient l'étape du pelanage, qui consiste à baigner les peaux qui viennent juste d'être nettoyées dans des bacs contenant de la chaux (produit très corrosif).
  • Enfin, l'ébourrage et l'écharnage consistent à épiler et à écharner la peau, afin d'éviter que la pourriture gagne le cuir.

Le tanneur en 1870

Les conditions de vie d’un tanneur en 1870 sont précaires. Ils n’ont pas de sécurité, il y a un manque d’hygiène dans les tanneries. Les tanneurs sont payés 3 francs (ancien franc). Ce qui représente une belle somme pour cette époque. Ils font travailler les enfants jusqu’à 14 heures par jour. Les enfants représentent 1/10ième de la main-d’œuvre et sont surtout des garçons. Ce sont des emplois de petites forces comme faire le serveur lors du couchage en fosse, le transport de corbeilles de poudre... Le tanneur était vêtu d'un habit brun à larges boutons, d'une veste de soie blanche, et d'un jabot ou de vieilles frusques recouvert d’un tablier. En fonction de leur statut, les tanneurs ont des rôles d'artisans et sont des gens du petit monde. Après la chute de l'empire en 1872, une grande enquête sur les conditions de travail en France. La mairie de Château- Renault indique que les seules usines à l'époque sont les tanneries et les fabriques de colles fortes. Elles emploient, 557 hommes, 17 femmes (dont 15 pour la colle) et 35 enfants[39].

L'étape du reverdissage

Les travaux de sauvegarde

À partir de 1985, lorsque toutes les usines ont été fermées, il s'agissait de détruire tous les bâtiments de la ville. Heureusement, un plan de sauvegarde et de restauration est arrivé afin de sauvegarder la tannerie Peltereau. Ces travaux ont été faits en 2006 et 2007 en ne modifiant aucun bâtiment d'origine. La ville a été récompensée des Rubans du Patrimoine 2008 : elle a été lauréate du prix du jury national.

Ancienne pancarte : "Château-Renault, Porte de la Touraine la cité du cuir", située sur la route de la N 10. Elle a été remplacée.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Davantage d’informations Scrutin, 1er tour ...
Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e %
Présidentielle 2017[40] FN 27,55 LFI 21,03 EM 18,53 LR 16,50 EM 57,67 FN 42,33
Présidentielle 2022[41] RN 31,16 LREM 23,28 LFI 20,86 REC 5,81 RN 50,82 LREM 49,18
Législatives 2022 2e[42] LFI-Nupes 27,88 RN 27,55 RE-Ens 24,37 LR 8,87 RE 55,02 LFI 44,98
Législatives 2024 2e[43] RN 40,38 RE-Ens 26,96 LFI-NFP 25,14 LR 4,67 RE 51,94 RN 48,06
Fermer

Liste des maires

Politique environnementale

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[44].

Population et Société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[46].

En 2023, la commune comptait 4 392 habitants[Note 7], en évolution de −12,18 % par rapport à 2017 (Indre-et-Loire : +2,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0302 5182 0522 2082 4682 4342 8773 1083 270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2583 5623 9783 8703 8314 2564 2034 3974 492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 2614 2994 1354 0634 0974 1063 8774 1804 035
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4 2385 1256 0436 1215 7875 5385 2455 2095 060
Davantage d’informations - ...
2017 2022 2023 - - - - - -
5 0014 5604 392------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Château-Renault est rattaché à l'académie d'Orléans-Tours (zone B) et dans la circonscription d'Amboise. La commune compte plusieurs établissements scolaires :

  • L'école maternelle André-Malraux
  • L'école maternelle Jules-Verne
  • L'école élémentaire Gilbert-Combettes
  • L'école élémentaire Nelson-Mandela
  • Le collège André-Bauchant
  • Le lycée professionnel Beauregard

Économie et industrie

La ville possède un certain nombre de sites industriels, dont :

  • Radiall, connectique aéronautique, 350 p. en 2020[49].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le Musée du cuir ;
  • Le château des comtes de Blois ; donjon du XIIe siècle[50].
  • L'église Saint-André, bâtie au XVIe siècle sur une église priorale détruite peu auparavant. L'édifice est protégé au titre des Monuments Historiques depuis 1949, et comprend plusieurs mobiliers protégés eux aussi, dont un orgue[51].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Château-Renault

Les armes de Château-Renault se blasonnent ainsi :

De gueules au château de trois tours d'argent en perspective, la tour du milieu en avant, les deux tours des flancs en arrière, le tout maçonné de sable[52].

Voir aussi

Bibliographie

  • Jacques-Xavier Carré de Busserole, Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, t. II, Tours, imprimerie Rouillé-Ladevèze, (lire en ligne), p. 169-178
  • J. Manivit, N. Desprez, C. Monciardini et A. Ferdière, Chateau-Renault : Carte géologique de la France XIX-21, BRGM, 36 p. (lire en ligne).
  • L. Huteau, R. Changeux, Il était une fois.. Château-Renault..., imprimerie lithographique Jean Lemercier, 1978
  • C. Perrin, « Le district en échec. L’exemple des tanneries de Château-Renault (v. 1860-1985) », dans Natacha Coquery, Matthieu de Oliveira (dir.), L’échec a-t-il des vertus économiques ?, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, Paris, 2015.
  • C. Perrin, « La construction de territoires industriels. Les industries animales dans l’Ouest de la France : Château-Renault et Surgères», Marché et organisations, no 23, 2015.
  • Robert Changeux, Château-Renault et le Castelrenaudais, Mémoire en Images, Alan Sutton, 1998 (ISBN 2-84253-237-6)
  • Daniel Schweitz, - « Regard sur le château de Château-Renault », commentaire de la visite de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, 24 juin 2023, Société archéologique de Touraine, Lectures-découverte, 54, 2023 [https://www.societearcheotouraine.eu/7894/accueil/lectures-decouverte].

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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