Château de Jossigny
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| Château de Jossigny | ||
Le château de Jossigny. | ||
| Période ou style | style rocaille | |
|---|---|---|
| Type | XVIIIe siècle | |
| Architecte | Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne | |
| Début construction | 1753 | |
| Propriétaire initial | Claude-François Leconte des Graviers | |
| Propriétaire actuel | Ministère de la Culture | |
| Protection | ||
| Coordonnées | 48° 50′ 14″ nord, 2° 45′ 13″ est[1] | |
| Pays | ||
| Anciennes provinces de France | Île-de-France | |
| Région | Brie | |
| Département | Seine-et-Marne | |
| Commune | Jossigny | |
| Géolocalisation sur la carte : France
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| Site web | http://www.chateau-jossigny.fr/ | |
| modifier |
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Le château de Jossigny est un château de style rocaille du XVIIIe siècle, situé à Jossigny, dans le département français de Seine-et-Marne, réalisation emblématique de l'architecte du roi Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne.
Le château de Jossigny fut édifié en 1753 pour Claude-François Leconte des Graviers, conseiller à la Ve chambre des Enquêtes du Parlement de Paris, par Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (°1711 – †1778), dernier de l’illustre dynastie des Mansart. Situé à 32 kilomètres à l’est de Paris et à 6 kilomètres au sud de Lagny-sur-Marne, il constitue l’un des plus parfaits exemples d’application du traité de Charles-Étienne Briseux, L’art de bâtir des maisons de campagne, publié à Paris en 1743. Il constitue en même temps un précieux témoignage de l’architecture d’une maison rocaille du milieu du XVIIIe siècle dans tout ce qu’elle a de plus charmant et de pittoresque. Outre son architecte, Jossigny figure parmi les réalisations récemment identifiées du grand ornemaniste rocaille Nicolas Pineau (°1684 – †1754).
La terre de Jossigny appartînt au Moyen Âge à Cyprien de Freil, bourgeois de Lagny-sur-Marne. Le , il revendit la terre à Pierre d’Orgemont, conseiller du roi. La famille d’Orgemont conserva Jossigny jusqu’à sa cession, le , à Jacques Robert, bourgeois de Paris. Par le jeu des alliances, Jossigny demeurera désormais dans la même famille jusqu’au décès du baron Guy de Roig en 1975. Elle entra, à la fin du XVIe siècle, dans le giron d’une importante famille de la noblesse de robe parisienne, les Bragelongue, par le mariage de Barbe Robert, fille de Jacques, avec Jacques de Bragelongue, conseiller du roi et maître ordinaire de sa chambre des comptes. Jossigny passa au début du XVIIIe entre les mains d’une autre famille de robe parisienne, non moins honorable, mais plus modeste, les Leconte des Graviers, par le mariage d’Anne-Françoise de Bragelongue avec Augustin Leconte, seigneur des Graviers, conseiller du roi à la cour des aides, le . À la mort d’Anne-Françoise en 1734, le domaine de Jossigny revint à leur fils aîné, Claude-François, tandis qu’Augustin en conserva l’usufruit jusqu’à sa mort[réf. nécessaire] à Paris, en . C’est précisément à ce moment que fut envisagé la reconstruction du château du XVIIe siècle.
Il apparait en effet que c’est dans les années 1752-1753 et suivantes, et non en 1743, date à laquelle on situe généralement, par confusion, la reconstruction, que les opportunités financières se situent. Claude-François Leconte fit appel à l’architecte Mansart de Sagonne : depuis 1745, celui-ci était en relation avec la famille, ayant acquis d’Augustin, une maison sise à Paris, rue Comtesse-d’Artois (Montorgeuil), moyennant le versement d’une rente viagère. Par ailleurs, Claude-François se trouvait être à Paris, le voisin de l’hôtel de Sagonne, rue des Tournelles, demeure familiale des Mansart depuis Jules Hardouin, ainsi que celui de la comtesse d’Argenson, Anne Larcher, dont l’hôtel familial se trouvait être de l’autre côté de l’hôtel de Sagonne. Il se trouve également qu’en 1752, la comtesse faisait procéder à la reconstruction de sa petite maison de Montreuil à Versailles, dite Maison des musiciens italiens par le dernier Mansart et Nicolas Pineau. On retrouve en effet les agrafes identiques de celui-ci sur les deux maisons. Rappelons enfin que l’inventaire après décès de Claude-François en 1787 expose expressément que « (...)pendant sa communauté, il a fait reconstruire entièrement la Maison qui lui appartenait à Jossigny » et que le seul nom d’architecte figurant dans cet inventaire est celui de Mansart de Sagonne.
À la mort de Claude-François, le , le château revint à son fils aîné, Claude-Eléonor. Il échut au XIXe siècle par alliance à la famille De Roig. Le baron Guy-François en fit don à l’État en 1949, conservant l’usufruit jusqu’à sa mort en 1975. Depuis ce temps, le château relève du Centre des monuments nationaux et de la conservation du château de Champs-sur-Marne.
Le château, ainsi que les façades et toitures des dépendances, le parc et les allées, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].
