Ce château fut édifié dans la première moitié du XIIesiècle par Frédéric Ier de Rodank (Rodeneck)[1] et ne comportait à l'origine qu'un donjon et un corps de logis. Les seigneurs de Rodank étaient une puissante famille de ministériels qui jusqu'à son extinction vers 1300 conserva la propriété de ce château. Ensuite pendant 200 ans, il fut administré par les comtes de Tyrol avant d'échoir en 1491 aux barons (puis comtes) de Wolkenstein-Rodenegg, lesquels agrandirent le château au XVIesiècle et en firent une résidence somptueuse[1]. Cette famille possède encore aujourd'hui le château.
Le château de Rodenegg est toujours en bon état, avec son pont-levis, ses tours crénelées et sa cour[2], et une aile est même toujours habitée[1]. Le mobilier des pièces à visiter date de la Renaissance tardive[2]. La principale curiosité de l'édifice est la fresque inspirée de l’épopéeIwein(en) écrite par Hartmann von Aue d'après le roman Yvain ou le Chevalier au lion de Chrétien de Troyes; découverte en 1972, elle constitue la plus ancienne peinture murale profane du monde germanophone (création entre 1200 et 1220)[1]. Un musée sur place peut-être visité[2].
Les autres particularités du domaine sont la chapelleSaint-Michel, la salle d'armes, les jardins et le cul de basse-fosse, oubliettes où fut jeté le sorcier Matthias Perger «Lauterfresser» (ainsi surnommé pour sa dilection pour les breuvages = Lauteres en haut-allemand). Le château de Rodenegg fut en 1645 le théâtre d'un procès en sorcellerie spectaculaire, où l'on condamna plusieurs marginaux au bûcher.
Galerie
Le château vu du jardin.
La cour intérieure.
Détails de la cour intérieure.
La chapelle Saint-Michel.
L'entrée dans la cour.
Vue extérieure.
Un détail de l'extérieur.
Voir aussi
Bibliographie
Helmut Stampfer, Schloss Rodenegg. Geschichte und Kunst, Pluristamp, Bolzano, 1998 (ISBN88-87301-01-8)